Le patrimoine au fil des journées



 

 

Passion-région vous propose cette page qui a pour but de vous faire découvrir et apprécier quelques-uns des nombreux éléments du patrimoine que nous rencontrons à l'occasion de nos sorties. Bien entendu, vous trouverez des éléments majeurs tels que églises et châteaux, mais surtout tout ce qui fait partie de ce "petit patrimoine" qui accompagnait jadis, et même parfois encore, la vie des gens au quotidien.
                                                                                                       Textes et photos de Daniel ARAZO


Villefranche-de-Conflent dans les Pyrénées-Orientales
 

Cette petite cité, dont la création remonte à 1090, est enserrée entre montagnes au confluent de la vallée de la Têt et de celle la Cady. Elle fut prospère du fait de sa position de carrefour obligé entre Cerdagne et Roussillon, puis entre Espagne et France jusqu'au traité des Pyrénées en 1659. Des travaux de fortification sous l'autorité de l'ingénieur Saint-Hillaire furent fortement critiqués par Vauban qui proposa alors un dispositif défensif totalement différent. C'est ainsi que la Place forte représente le premier système efficace adapté à la montagne.

 

Il faut impérativement s'y arrêter et pénétrer dans les puissants remparts pour circuler dans les deux rues parallèles où des maisons anciennes datant des 12, 13 et 14e siècles sont encore visibles.


Près de Limoux (Aude), deux anciennes abbayes à découvrir
 

L'abbaye de Saint-Hilaire

 

En arrivant ici, on constate que l'abbaye bénédic-tine domine tout. Les bâtiments monastiques sont imposants et encadrent un cloître bien conservé datant du XIVe siècle. Il faut visiter cet ensemble, notamment l'intérieur de l'église où l'on découvre un magnifique sarcophage daté du XIIe siècle. C'est celui de Saint-Saturnin, et la sculpture est l'œuvre du Maître de Cabestany. Il s'agit en fait d'un reliquaire qui a joué le rôle de maître-autel de l'ancienne église abbatiale. Il évoque le martyre de Saint Saturnin.

 
   L'abbaye de Saint-Polycarpe


 

Un monastère fondé ici en 780 fut élevé au rang d'abbaye un siècle plus tard et placé sur la règle de St Benoît. Malgré les fortifications érigées, le site fut prit par les protestants en 1581. Les bâtiments monastiques entourant un cloître du XIVe siècle sont aujourd'hui en ruine et le cloître a été largement dispersé.

Seule l'église abbatiale datant de la seconde moitié  du XIe siècle (premier art roman méridional) est encore sur pied.

Elle est dotée d'un chevet fortifié. On y voit aussi l'ancien bel aqueduc amenant l'eau aux moines jusqu'à  un  grand bassin.  A n oter  aussi  le  superbe  escalier  permettant d'accéder à la tour-clocher plusieurs fois restaurée.

A noter aussi le superbe escalier permettant d'accéder à
la tour-clocher plusieurs fois restaurée.

A découvrir absolument. 


 

 L'éolienne Bollée au domaine de Roueïre
à Quarante (Hérault)

Dans le Biterrois, près du village de Quarante, cette éolienne parfaitement conservée et entretenue est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1987. Pour alimenter en eau le domaine, elle fut érigée ici en 1898 et fonctionna jusqu'en 1972. D'une incroyable ingéniosité pour l'époque, on doit cette invention à Ernest Sylvain Bollée, mais le brevet n'est déposé qu'en 1885 sous le nom de son fils, Auguste. Après sa présentation à l'exposition universelle de 1900, la machine est produite en série tout en étant adaptée spécifiquement à chaque client.

Le centre historique de Narbonne

 

La cathédrale Saint Just et Saint Pasteur

 

Cette basilique a été édifiée sur l'emplacement de trois églises successives. Les travaux débutèrent en 1272. Le cœur rayonnant est achevant en 1354. Toutefois, malgré un début de transept et de nef, rien d'autre ne fut construit. Si la cathédrale avait été terminée, cela aurait impliqué la destruction des remparts de la cité, à une époque où il fallait la protéger des assauts du Prince Noir.

 

Malgré des projets ultérieurs, tout resta en l'état. Mais le cœur est à lui seul très impressionnant de par ses dimensions et son style. Il est la réplique des grandes cathédrales du nord de la France. Le cloître, quant à lui, fut bâtit au XIVe siècle.

 

 
   

Le palais des Évêques

 

C'est le principal bâtiment de l'ensemble monumental admirable face à la grande place de l'hôtel de ville. Ce palais épiscopal est composé du palais vieux de style roman et daté du XIIe siècle, du donjon de la Madeleine et de celui de Gilles Aycelin ainsi que du palais neuf et de la tour St Martial. Il faut prendre le temps pour visiter ce Narbonne historique qui possède par ailleurs bien d'autres richesses patrimoniales.

La cité de Montagnac
et la chapelle ND de la Peyrrière

 

Parcourir le vieux Montagnac s'avère particulièrement intéressant. L'Office municipal du tourisme pourra vous fournir un plan de la cité avec un parcours patrimoine. Vous y trouverez d'anciennes fontaines, des maisons du XVIe et XVIIe siècle, notamment rue Cassan et rue Lafayette, mais c'est surtout l'église saint André qui va attirer, de loin comme de près, les regards du fait de sa majestuosité. C'est l'une des rares églises gothiques du Midi conçues suivant le plan à trois vaisseaux et trois absides. Elle date de la fin XIIIe - début XIVe et fut rattachée en 1320 au monastère cistercien de Valmagne, ceci jusqu'en 1628. La tour-clocher, coiffée d'un lanternon octogonal qui se voit de très loin, date de 1688. L'église fut fortifiée dans la seconde moitié du XIVe siècle pour se protéger des bandes armées du Prince noir, d'où l'existence de mâchicoulis dont seuls subsistent les encorbellements.

 
   

La chapelle ND de la Peyrrière n'a rien d'exceptionnel sur le plan architectural mais le site sur lequel elle se dresse est non seulement agréable pour une pause du fait de la pinède mais représente en plus un superbe promontoire permettant une vue panoramique.

   L'église romane de Saussines

Selon Pierre Clément, auteur de l'ouvrage Eglises romanes oubliées du bas Languedoc, l'église St Etienne de Saussines est mentionnée pour la première fois en 844 comme étant une possession  de l'abbaye de Psalmodi, ceci jusqu'en 1409.

 

A l'extérieur, si l'abside surélevée au XIVe siècle ne possède aucune ornementation, c'est surtout la façade qu'il faut apprécier malgré l'absence regrettable de recul. Cette partie occidentale offre un aspect monumental avec notamment un portail à double ressaut encadré de deux portails aveugles qui se caractérise au niveau de l'arc par un dessin lombard. Si possible, il faut visiter l'intérieur dont la décoration est particulièrement riche.

 

 

Église romane
St Etienne de Gabriac

Le Rouet est une commune étalée constituée de divers hameaux (Les Camps, Gabriac, etc.) et domaines (domaine de Lamalou, etc.). Il y avait au 12e siècle la nécessité d'y implanter une église paroissiale pouvant être aisément atteinte par tous les fidèles. St Etienne de Gabriac dépendant du chapitre de Maguelone fut élevée sur une butte sacrée avec le cimetière. 

 

Le bâtiment a subi de multiples vicissitudes qui ont dénaturé la pureté des lignes, notamment au niveau de la façade. Par contre, l'absidiole ajoutée au 19e siècle sur le mur sud s'intègre parfaitement bien à l'édifice, tant sur le plan des matériaux que du volume. A noter que sur cette même butte, une école a été construite au début du 20e siècle.

   

Dolmen de Ferrières sur l'Hortus

 

Sur le plateau de l'Hortus, de nombreux vestiges de l'occupation humaine attestent de la présence de diverses civilisation depuis le Néolithique final. Les champs ont été épierrés durant de nombreux siècles et des mégalithes y ont été érigés, dont certains particulièrement impression-nants,  même  encore  de  nos  jours : dolmen  et

menhir de Juoilles, dolmen du Capucin, dolmen de Feuilles, dolmen du Lamalou et celui de Ferrières (photo ci-dessus), qui a été étudié par Jean Arnal, devenant le site éponyme de la culture dite de "Ferrières".Ce magnifique monument, non couvert, possède une chambre sépulcrale de 10 m² entièrement ceinturée. Son long couloir de 9 m est constitué de pierres sèches. Une curiosité réside dans une dérivation du couloir construite comme lieu d'inhumation bien plus tard, à l'âge de bronze.


 

Le fort de Buoux

En Vaucluse, sur la montagne de Buoux du Grand Luberon, il ne faut pas manquer d'aller visiter la forteresse du même nom. Sur un plateau de 500 m de long et large de 50 à 100 m, on découvre les solides vestiges de ce qui fut un ensemble exceptionnel de constructions moyenâgeuses : les ruines d'un village médiéval avec son église du 12e siècle, un double bastion, des silos creusés dans la roche pour emmagasiner les réserves alimentaires, des citernes avec système de récupération des eaux de pluie.

Et puis, sur la partie la plus élevée, l'ancien donjon défendu par une triple ligne de remparts. Pour accéder à cet ensemble (payant), un incroyable escalier aux marches creusées dans la roche. Plus en arrière dans le temps, on pense que les premiers occupants de ce site furent les Celto-ligures. Les Romains l'occupèrent ensuite au 2e siècle avant J.C. C'est au Moyen Âge que l'ensemble se développa réellement et fut fortifié.

Ce plateau a servi aussi de refuge aux Vaudois puis aux Protestants après la révocation de l'Edit de Nantes. Enfin, Louis XIV en ordonna la destruction en 1660.

 

  Le site historique
de Saint-Bonnet-du-Gard

Non loin de Remoulins, l'ancien castrum de Saint-Bonnet, qui dépendait de l'abbaye de Psalmodi, est devenu une véritable place forte à la fin du 10e siècle – début 11e, du fait de sa position sur la route commerciale du sel en particulier, production dont Psalmodi avait la quasi-hégémonie.

L'église fortifiée était le réduit défensif du site positionné sur un éperon rocheux. Dans ce but, l'abside et un transept particulièrement saillant servait de base à des tours de défense. D'ailleurs, l'abside fut surélevée, et les murs de la nef rehaussés, avec des corbeaux permettant la mise en place d'un chemin de ronde.

En visitant cet ensemble, on vérifie que toute la construction participait au système défensif.

Chapelle St Jean d'Orgerolles
à Labastide-d'Engras

 

Il y avait, à la fin du haut Moyen Age, et sur le secteur de l'actuel village de La Bastide d'Engras, deux petites agglomérations proches dotées chacune d'une chapelle : St-Clément de Cadens et Orgerolles. La chapelle St Blaise concernant St Clément a disparu mais la seconde, consacrée à St Jean Baptiste, a connu une autre destinée. Datée des la fin du XIe siècle - début XIIe siècle, elle fut agrandie par la suite du fait de l'expansion démographique. C'est au XVIe siècle que fut ajouté, dans un but défensif, le clocher de 21 mètres, ainsi que deux chapelles latérales. A cette époque, l'édifice servait aux offices religieux des villages de La Bastide-d'Engras et de Pougnadoresse. C'est au début du XXe siècle que les premiers effondrements de voûte et toiture survinrent. Aujourd'hui, l'association des Amis de St Jean d'Orgerolles effectuent un travail conséquent de recherches, de fouilles et de préservation.

   

Chapelle St-Xist en Aveyron
au pied du Larzac

Inventoriée en 940 dans le cartulaire de l'abbaye Vabre, la chapelle Saint Xist (ou Saint Cist) de Larbussel faisait partie d'une petite paroisse qui a été supprimée en 1913. Le village conserva toutefois son église et son cimetière mais, à travers les décennies, les murs et les toitures s'écroulèrent peu à peu.

En 1980, il y eut une première prise de conscience de ce patrimoine et, en 1995,  ce  fut la création de l'association de sauvegarde qui, avec l'aide de nombreux partenaires, dont la  commune  du  Clapier,   développa   un travail   conséquent  de  nettoiement  et   de restauration.  Aujourd'hui,  l'église  est  superbe,  avec  son clocher-tour  unique  en son genre, pour lequel on a conservé le principe d'une couverture de lauzes.  L'ancien  jardin du curé a été transformé en jardin botanique de plantes médicinales et aromatiques qui, par ailleurs, a été parrainé par le jardin des plantes de Montpellier.

Le tout est à découvrir absolument.

Charbonnières et charbonniers

 

Un peu partout à travers nos garrigues, on découvre des emplacements plus ou moins circulaires sur une plate-forme contrastant avec le relief souvent chaotique de l'environnement. La terre mélangée à des résidus de charbon de bois y est noirâtre. Seule une végétation basse et parsemée y pousse. Il s'agit en fait d'anciennes charbonnières dont certaines fonctionnaient encore durant la seconde guerre mondiale, faute d'autres sources d'énergie.

 

À côté de ces emplacements, on y verra le plus souvent des murs grossiers de pierre de ce qui était la maison temporaire du charbonnier. Celui-ci coupait les arbres en bûches de dimensions précises, de manière à les monter en "meule" autour d'un conduit central. La photo présente la reconstitution d'une meule avant le placage d'une chape de terre argileuse permettant l'étanchéité de l'ensemble pour assurer la carbonisation, mais surtout pas l'incinération.

   

Capitelle remarquable
à St-Quentin-la-Poterie

Non loin de St-Quentin-la-Poterie, en arrivant du village de Labeaume, on découvre à gauche dans un champ cette remarquable capitelle qui dénote de la plupart des autres. Tout d'abord, sa taille et sa coiffe ogivale. 

On remarquera que pour mieux gérer la poussée de la voûte,  un triangle de décharge,  situé au-dessus  du  linteau,

va permettre à cette poussée de s'exercer en partie sur les piédroits constitués ici d'assises de bonnes pierres, ceci évitant le bris du linteau. On notera, de part et d'autre de cet édifice de pierre sèche, deux autres constructions, dont surtout le puits couvert situé à gauche de l'entrée.

 

 Le vieux Cabrerolles

Le village de Cabrerolles serait issu de la villae du même nom mentionnée à la fin du 10ème siècle dans le cartulaire de Lodève. Ce nom viendrait du latin capra signifiant chèvre (cabra en occitan). Il y aurait eu ici au début des élevages de cet animal. Pour d'autres, ce nom serait en rapport avec l'accès difficile des lieux du fait du relief escarpé.

L'origine du château se situerait au 12ème siècle. Il contrôlait un axe majeur de communication reliant la vallée d'Orb à la plaine biterroise. Cette voie permettait entre autres le transfert du sel vers le nord. Ce château était doté d'une enceinte fortifiée qui suivait la ligne rocheuse et reliait chapelle et castrum médiéval. Ce dernier n'était en fait constitué que d'un donjon.

La chapelle quant à elle, dédiée à Notre Dame, était connue au 18ème siècle sous le nom de ND de la Roque puis de ND des Roches. D'après certains aspects architecturaux, la nef et l'abside dateraient du 12ème siècle et le clocher du 13ème. Ce dernier devait être, comme le donjon, une tour d'observation efficace du fait se sa position sur la ligne rocheuse.

Aujourd'hui, bien des pierres taillées ont disparu. L'édifice était constitué de schistes locaux ainsi que de blocs calcaires. Malgré des voûtes absentes, l'architecture romane s'avère ici totalement évidente.


 

Notre-Dame du Bourg à Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence)

 

Comme son nom l'indique, c'est à l'écart du centre-ville que se dresse ce merveilleux bâtiment roman doté d'un vaisseau unique à quatre travées sur le site de ce que fut la cité antique. L'église actuelle a succédé à divers autres bâtiments. Elle fut construite au XIIe siècle, avec une grande voûte en berceau brisé. À voir à l'intérieur les fresques murales datées des XIV et XVe siècles, malheureusement fort détériorées, ainsi que les statues du portail.

 
 

Le moulin concasseur sur l'Hérault
à St-Thibéry

 

Cet ensemble imposant est en fait composé de trois moulins. Seul celui du centre est réellement médiéval. Les deux autres furent modifiés aux XIII et XIXe  siècles. Aujourd'hui, le tout a été converti en centrale hydroélectrique et les meules ont été remplacées par des turbines.

A 30 mètres vers l'aval du moulin, on appréciera aussi les vestiges du pont médiéval construit en basalte  provenant  des  carrières  proches.

Il  a  sans  doute  remplacé  un pont romain sur lequel  passait  la  Voie  Domitienne.  Le  pont médiéval est cité en 1271 ; il a fortement souffert de la crue exceptionnelle de 1683.

 

Canaux et roues à aube
d'Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse)

 

 

 

Cette ancienne cité était au départ un petit village de pêcheurs. Elle est ceinturée de canaux dans lesquels circulent les eaux de la Sorgue. On les nomme d'ailleurs ici les sorgues.

 

L'industrie textile et le moulin à papier établis sur les rives justifiaient l'existence de 77 roues à aube dont un grand nombre a été conservé.

 
   

 

Barjols dans le Var, ville d'eau

 

 

 

Barjols est un village situé à flanc de falaise. Il mérite une visite pour cet environnement impressionnant, mais aussi pour son histoire. C'est aussi une ville d'eau qui compte 22 fontaines et 16 lavoirs.

 

Un circuit découverte y a été fléché. Il permet d'accéder à la maison régionale des eaux où des expositions sur ce thème sont organisées.

La glacière Pivaut,
massif de la Sainte-Baume (Var)

 

Sur le versant nord de ce massif, existent de nombreuses glacières de forme cylindrique et de taille particulièrement conséquente : 25 m de hauteur, 20 m de diamètre, 2,50 m d'épaisseur des murs. L'isolation pour les parties non enterrées est assurée grâce à un mur-écran. Le vide entre le mur extérieur et le mur intérieur est rempli de terre argileuse. Au temps de leur fonctionnement, ces glacières étaient remplies entre décembre et mars en quatre fois. La glace provenait d'un bassin de congélation proche. Il s'agissait d'une cuvette humide au sol argileux. On attendait que l'épaisseur de la glace atteigne 15 cm pour la débiter. Cela permettait de charger un quart de la glacière. Au fond, des ouvriers rangeaient la glace et la compactaient.

 

 Vestiges du château d'Allègre (Gard)

 

Ce château était une ancienne place forte des évêques d'Uzès, et il surveillait le défilé de l'Argenson. Largement ruiné aujourd'hui, le site est toutefois très intéressant du fait de son importante étendue. On peut remarquer le style des portes et des fenêtres ainsi que du système défensif permettant de dater l'ouvrage du XIIe siècle. On observera, non loin sur le versant, les fondations d'un ancien village.

 

 
 L'étang de Montady (34)

Dans ce secteur doté de nombreux étangs, tel celui de Capestang, le village de Montady possédait le sien jusqu'à la moitié du XIIIe siècle. À la demande des propriétaires de ces lieux, cet étang a été asséché par le biais d'un système de drainage avec évacuation des eaux à partir d'un rond central. Le canal évacuant les eaux va passer à l'aval sous l'actuel tunnel de Malpas qui fut creusé pour le canal du Midi. Pour apprécier au mieux la forme circulaire de cette  zone  asséchée, l 'idéal  est  de  prendre
la route  montant à  l'oppidum  de  Nissan-lès-Ensérune. On sera alors surpris par le drainage en étoile déterminant des parcelles cunéifor-mes inscrites dans une structure générale quasiment circulaire.

Pont de Boisseron (Hérault)

 

Le pont de Boisseron, qui permettait le passage d'un itinéraire antique, est, comme celui de Sommières (beaucoup plus grand), particulièrement bien conservé. Il possède cinq arches en plein cintre construites en grand appareil. Il présentait à l'époque un profil en dos-d'âne très marqué.

 

Il est daté du haut empire romain, probablement de l'époque d'Auguste. Il est quasiment certain qu'il a été conçu par le même architecte que celui du pont de Sommières, les mêmes équipes ayant dû y œuvrer. Enfin, il a été doublé dans le respect du style en 1836 afin que la chaussée permette une meilleure circulation.

 
   

Saint-Laurent-les-Arbres (Gard)

 

L'église abbatiale date du milieu du 12e siècle. Elle a été surélevée et fortifiée au 14e siècle. Du château, il ne subsiste que le donjon, particulièrement bien conservé. Lui aussi fut surélevé à la même époque que l'église. Ces bâtiments ainsi que le village furent pendant longtemps sous l'autorité de la famille des Sabran qui, à cette époque, rendait hommage à l'évêque d'Avignon.


 

Le château de Fressac (Gard)

 

Au début du 13e siècle, il y avait sur cette colline un castrum qui appartenait à Bernard d'Anduze. Il le vendit à l'hôpital du Puy qui dépendait de l'évêché. On sait que vers la fin du 16e siècle, sa garnison n'était composée que de deux soldats. On peut voir aujourd'hui le donjon datant du 13e siècle entouré d'une enceinte qui était dotée de hourds et à l'intérieur de laquelle se trouvaient le logis seigneurial, divers autres bâtiments et une importante citerne. Même ruiné, cet ensemble reste remarquable.

 
   

Le château de Margon

 

Il y eut un château primitif à la fin du 13e siècle qui appartenait aux familles de Margon et d'Antignac. L'actuel château est l'œuvre plus tardive de la famille de Plantavit.

 

Son style gothique caractéristique des années 1500 se retrouve surtout dans le val de Loire. À noter que les toits des tours du logis ne sont que de 1910.

 

L'église Saint-Jean-Baptiste
de Vénéjan (30)

 

Sa position au sommet du village, face au château, attire forcément le regard et l'intérêt. Elle fut église paroissiale pour être ensuite attribuée aux pénitents. Elle appartient quant au style à l'art roman classique du 12e siècle. Elle a été largement épargnée durant les guerres de religion, ce qui a préservé le décor peint intérieur du 14e siècle, notamment dans l'abside, sur la voûte et les arcades.

 
  Le village de Saint-Privat (34)


Dans le secteur du Lodévois, ce village est en soi un superbe patrimoine. Construit en terrasses, il est constitué d'un ensemble de maisons anciennes édifiées en pierres de grès. Ce matériau a été extrait sur place où on en trouve d'importants bancs. Cette richesse géologique a permis le développement d'une activité économique traditionnelle basée sur la production de meules et pierres à affûter.

Il faut parcourir les ruelles de cette agglomération, de préférence tranquillement pour en apprécier les détails  qui vous parlent de son histoire.

 

Une borie provençale

 

La photo présente une des nombreuses bories que l'on peut découvrir non loin de Forcalquier. Le nom de borie se retrouve aussi bien en Provence qu'en Périgord. Toutefois, dans cette région du Sud-Ouest, elles sont de taille bien plus conséquente. Le nom de borie est vernaculaire. Il s'agit de ce que l'on appelle  chez nous, et plus particulièrement dans le Gard, capitelle. Ce sont des petites constructions de pierre sèche avec voûte en encorbellement dont les formes peuvent

 
être très variées ainsi que les dimensions. C'était généralement des abris pour bergers ou paysans utilisés par  forte  chaleur  ou par temps d'orage.  On y mettait  aussi  des outils. Cette borie du Vaucluse est caractéristique par son corps cylindrique  ou légère-ment tronconique.

   

L'ancien oppidum de Jouffre
près de Montmirat (Gard)

 

Sur une colline dominant ce village, outre les superbes ruines du Castellas de Montmirat, on peut apercevoir un peu plus en hauteur les vestiges d'une chapelle médiévale. S'il y eut en ces lieux effectivement une occupation au Moyen Âge, la colline accueillit dès le 6ème siècle avant JC une peuplade celte qui s'y réfugia  et construisit un oppidum.

Plus tard,  les  Romains  occupèrent  ce  site.  En  témoignent  un  mobilier spécifique et surtout  un réservoir dont  l'étanchéité  était  assurée  par  un  mortier  à  tuileau carac-téristique de cette époque.


 

L'ancien prieuré de Salagon
à Mane, Alpes de Haute-Provence

 

C'est sans doute après Ganagobie, l'un des plus remarquables complexes monumentaux du Moyen Âge. Il en reste de très belles structures : l'église du 12e siècle, le logis des 13 au 15e siècles, et les dépendances agricoles construites entre les 16e et 19e siècles. Cet ensemble a été acquis par le Conseil Général entre 1981. Il a été restauré pour devenir le musée départemental d'ethnologie. A visiter absolument. 

 

La dalle aux ammonites, réserve géologique de Haute-Provence

 

 

Aux portes de Digne-les-Bains, en bordure de route, une dalle de 200 m², fortement inclinée, présente le spectacle de très nombreux fossiles, dont 1 500 ammonites, parfois de taille impressionnante.

 

Ces mollusques furent piégés ici par une boue calcaire au fond d'une mer d'il y a plus de deux cents millions d'années. C'est un courant sous-marin qui aurait en ces lieux accumulé les coquilles.

 

 

 

Les rochers du Sidobre

 

Ce gigantesque plateau de granit qu'est le Sidobre présente des aspects parfois étonnants. En effet, l'érosion de cette roche provoque la formation de formes arrondies. Certains empilements de ces blocs deviennent alors des sites à visiter. Ainsi, il existe : le chapeau du curé, le roc de l'oie, les trois fromages, le fauteuil du diable, les rochers décalés, le rocher tremblant, mais aussi des chaos de rochers gigantesques comme ceux de la Balme et de la Rouquette. Sur la photo présentée ici, c'est le fameux rocher nommé Peyro clabado qui, avec ses 800 tonnes, défit les lois de l'équilibre.

 

Le château de Saint-Victor-des-Oules

 

Cette étonnante bâtisse, caractéristique par son mélange de styles, fait partie des constructions de la fin du 19e siècle. Le plan global du château est à peu près quadratique. Sa façade principale est encadrée par deux tours rondes crénelées. Derrière la grille, on peut apercevoir, au niveau du rez-de-chaussée, une galerie dotée de colonnes à section carrée (style toscan).

 
Celles-ci supportent un balcon avec balustres qui parcourt tout le long de l'édifice.  Ce  château a connu de nombreux propriétaires. En 1993, l'un d'eux y créa un hôtel-restaurant  qui  fut fermé trois ans plus tard. Le propriétaire actuel est de nationalité suisse.

   

Le moulin hydraulique
de Saint-Laurent-d'Aigouze
en rive gauche du Vidourle

 

Il existe ici un premier moulin rive droite qui n'a plus rien à voir avec le bâtiment initial du fait de nombreuses transformations et destructions. Pour ce qui est de ce moulin rive gauche, qui n'a pas de nom précis, il s'agit en fait d'un moulin double ou "à deux corps".

Sa construction est tardive ; elle démarrage en 1850 avec ses dépendances après une longue attente d'autorisation. Il y eut un barrage à son niveau qui connut maints avatars. La construction ultérieure du pont en pierre provoqua la mise en chômage du moulin à plusieurs reprises. L'extraction de graviers à sa base contribua à le mettre à mal. On sait qu'il fonctionna jusqu'à la fin du 19ème siècle.

 

La chapelle St Martin de Jussan
à Tresques

 

Cette chapelle à l'écart du village, non loin de Bagnols-sur-Cèze, aurait été construite sur l'emplacement d'une villa gallo-romaine. Elle aurait été fondée par Pépin-le-Bref en souvenir de sa victoire sur les Sarrasins. Il s'agit d'une chapelle votive située parmi les oliviers. Elle occupe l'emplacement de l'ancien cimetière d'un village disparu. Elle connu des restaurations aux 16e et 19e siècles. Un curieux pèlerinage s'y développait : les mères des enfants menacés par la teigne venaient accrocher leurs vêtements sur les grilles.

 

 

Les remparts de Cournonterral

 

Les imposants remparts : au niveau du viaduc, et en remontant le chemin du pont, on est saisi par la vaste surface des anciens remparts. Ils sont aujourd'hui percés de fenêtres et servent de murs aux habitations. Ils sont datés de 1238 mais furent remaniés au 16e siècle. Le chevet roman de l'église s'intègre dans ce dispositif défensif. A son pied, coule la source dite d'Hannibal. Quant aux deux tours carrées du 12e siècle, elles jouaient le rôle de tours de guet.

 
   

Ancienne abbaye troglodytique St-Roman à Beaucaire

 

Sur ces collines calcaires dominant le Rhône, à deux pas de Beaucaire, un sommet rocheux abrite l'ancien monastère troglodytique St-Roman de l'Aiguille. Fondé selon la tradition au 5ème siècle, sa mention la plus ancienne date du début du 11ème. Il appartenait alors à la puissante abbaye bénédictine de Psalmody (au Nord de l'actuelle Aigues-Mortes).

Toutefois, St-Roman perd en 1102 son titre d'abbaye pour devenir un simple prieuré de Psalmody. Cet ensemble unique va prospérer jusqu'au 14ème siècle, et le Pape Urbain V y créera un collège pour adolescents (un studium).

 

En 1538, disparition de la vie monastique et vente du monastère à un laïc qui y fait construire un château sur la terrasse et renforcer les fortifications que les moines avaient déjà établies par souci de protection. Tout est abandonné au 17ème siècle. Récupérés à la Révolution comme bien national, les bâtiments sont largement détériorés du fait de la vente d'une partie des pierres les composant. C'est en 1966 que la commune de Beaucaire acquiert le site, classé monument historique en 1991.

Visiter St-Roman réserve de multiples surprises. C'est ainsi qu'on y verra le fameux siège de l'Abbé taillé directement dans la paroi rocheuse. Datée du 12ème siècle, c'est une œuvre unique en France. Mais ce qui laisse pantois,  c'est la nécropole rupestre du Moyen Âge. Restée longtemps inviolée, elle est composée de 150 tombes directement creusées dans la terrasse rocheuse supérieure.

 

Le Viala du Pas de Jaux

 

Cet ancien mas devint propriété des Templiers au milieu du 12ème siècle. Il dépendait de la commanderie de Ste-Eulalie-de-Cernon. Ce sont les Hospitaliers ensuite qui dressèrent la tour carrée au 15ème siècle. L'ensemble a été parfaitement restauré en 1978 par les soins de l'association locale de sauvegarde. On peut visiter les bâtiments à partir de l'office de tourisme qui est au rez-de-chaussée.

 
   

La cathédrale Saint-Nazaire
de Béziers

 

Elle a connu une histoire particulièrement mouvementée au niveau de sa construction qui a duré plusieurs siècles. En 760, le siège épiscopal de Béziers passe de St-Aphrodise à St-Nazaire. Puis à la fin du 10ème siècle, c'est un autre bâtiment qui est construit et qui fit place, au 12ème siècle, à une cathédrale romane.

Et 1209, l'édifice s'effondra suite à un incendie dans le cadre du siège de Béziers (croisade des Albigeois). Elle fut reconstruite en partie et achevée progressivement.
En 1354, le clocher s'effondra. Avec sa reconstruction, il atteint la taille de 48 mètres
de haut. Les siècles qui suivirent lui consacrèrent de nombreux aménagements supplémentaires. Enfin, une première restauration eut lieu au 19ème siècle et une autre en 1932.

 

La tour de Bellegarde,
site de la Madone

 

Le site de la Madone ne fut pas toujours appelé ainsi car la Vierge installée sur le sommet de la tour dominant la cité ne date que de 1875. Cette tour, visible de très loin, permettait la surveillance de la cité et de la plaine. Elle faisait partie d'un important complexe fortifié datant du début du 13e siècle. Il s'agissait du castrum Bellae Gardae qui a donné son nom au village.

 
   

Tours de Salles à Valflaunès

 

Ces deux anciennes tours, construites en calcaire gris local, faisaient probablement partie des systèmes avancés du château de Montferrand, comme c'est aussi le cas pour les deux tours de Tourrières situées au-dessus de Cazevieille. Ces tours seraient donc contemporaines du château, c'est-à-dire du 12eme siècle. Outre le rôle de tours de guet, avec petite garnison, elles devaient aussi servir de poste de péage.

 

Lac de Villefort
et château de Castanet

 

A l'extrémité Ouest du lac de Villefort et au niveau du petit village de Castanet, se tient en contrebas un charmant château privé qui a subi, il y a peu, un incendie, mais qui a été restauré depuis. Bien entendu, il n'a pas toujours été situé en bordure de lac, celui-ci ne datant que de 1957. Il faut s'approcher de Villefort pour admirer l'imposant barrage en voûte béton de 75 mètres de haut. Les eaux de ce lac alimentent la centrale hydroélectrique du village de Pied-de-Borne à l'aval.

 
La mise en eau a noyé le village de Bayard. Par contre, le château de Castanet n'a pas été englouti.

 Les mégalithes
du causse de Blandas

 
 

Sur le causse de Blandas, situé entre les gorges de la Vis et la vallée de l'Arre, on peut, en le traversant, découvrir grand nombre de mégalithes, que ce soit entre Montdardier et Blandas ou sur la route menant au petit village de Navas. Des panneaux vous permettent de vous arrêter sur les sites archéologiques. C'est ainsi que, sur ce petit causse, il est possible d'y voir trois cromlechs, divers menhirs ainsi que plusieurs dolmens dont la plupart sont visibles du bord de la route.

 Ruches traditionnelles des Cévennes
en bois de châtaignier

 

Durant plusieurs siècles, le châtaignier était l'arbre à tout faire des Cévenols. La châtaigne était la base de leur nourriture et permettait aussi d'engraisser le cochon. L'arbre était d'ailleurs nommé "arbre à pain" tant il était essentiel dans la survie des hommes. Son bois imputrescible servait à tout : charpentes, lambris, meubles, manches d'outils, mais aussi ruches. Il s'agissait en fait d'une section de tronc qui était évidée et à l'intérieur de laquelle était aménagée une structure permettant aux abeilles d'y développer leur production. La partie supérieure était recouverte d'une plaque de schiste. Un trou était aménagé pour le passage des insectes.

 
 

Ancienne plâtrière au-dessus d'Arboras

 

Sur la D9, 2,5 km après Arboras, une ruine attire le regard. C'est une ancienne plâtrière avec four extérieur et moulin à vent (la tour ronde) qui actionnait une meule broyant le gypse (sulfate de calcium). Le broyat de ce minéral, extrait dans une carrière proche et ensuite porté à forte température, donnait le plâtre. Le site fut abandonné à la moitié du 19ème siècle pour cause de vent capricieux. Son propriétaire transféra alors sa production dans le val du Lagamas en y construisant un moulin hydraulique détruit fin 19ème par une crue.

 

 

L'église romane St-Geniès
de Litenis à St-Jean-de-Fos

 

A gauche de la DE2 à partir de Saint-Jean-de-Fos, un bâtiment superbe de style roman attire le regard, surtout par son étonnant clocher-peigne (il n'y a plus qu'une cloche) Ce lieu est le point de départ de ce qui sera plus tard Saint-Jean-de-Fos. L'agglomération s'appelait alors Litenis. L'église St-Jean-et-St-Geniès que vous découvrez a très peu changé depuis. Plus tard, la population se déplaça sur le site de l'actuel village où une nouvelle église fut construite. Elle est dédiée à St-Jean-Baptiste.

 
   

Saint-Côme-d'Olt en Aveyron.
Le clocher torsadé de l'église

 

Ce beau village en bordure du Lot (que l'on nomme Olt au pied de l'Aubrac) est à visiter du fait de son histoire et de son patrimoine. C'est surtout une curiosité architecturale qui attire rapidement l'attention. Il s'agit du clocher flammé en vrille qui surmonte l'église St Pierre. Cette église, romane au départ, fut reconstruite en gothique flamboyant entre  1522 et 1532. A cette occasion, le maître d'ouvrage chargé du clocher eut l'idée de cette forme originale. Bien que ce type de clocher soit rare en France, il en existe malgré tout quelques autres.

 

 

Église Saint-Félix de Pallières dans le Gard

 

Ce village est situé entre Anduze et Monoblet. On peut aisément s'y arrêter en se garant sur la place de la mairie. Il suffit de faire quelques pas vers l'arrière de l'hôtel de ville pour apprécier l'édifice religieux dont le plan architectural se rapproche de celui de St-Pierre-de-Rhèdes à Lamalou-les-Bains. Cette église date des environs de 1100.

 

 

L'église St-Pierre-des-Tripiers
sur le causse Méjean

 

Ce curieux nom de "Tripiers" n'a rien à voir avec une quelconque corporation de tripiers. C'est tout simplement la mauvaise traduction de Sanctus Petrus de Stirpa, ce dernier mot latin signifiant "essarts", c'est-à-dire un lieu défriché. Ce sont les moines bénédictins du monastère du Rozier qui fondèrent cette église à la fin du 11eme siècle. Les travaux s'étalèrent jusqu'au début du 13ème siècle. C'est ainsi qu'à partir du chevet, qui fut dressé en premier, on peut suivre l'évolution architecturale. Le prieuré adossé à l'église est aussi de belle facture et propose aujourd'hui des gîtes ruraux. Il faut visiter absolument le village, qui est de toute beauté.

 
   

Les remparts de Vénasque
dans le Vaucluse

 

Ce village classé, situé sur un éperon rocheux, servit au Moyen Âge de refuge aux évêques de Carpentras. Il faut parcourir les ruelles pour découvrir d'abord l'église Notre-Dame, datée de la fin du 12ème - début 13ème siècle. On découvrira aussi l'édifice roman cruciforme qui est relié à l'église par un couloir. Dans le village, ce sont de superbes bâtisses construites entre le 14ème et le 18ème siècle. Mais ce sont surtout, sur la partie haute, les tours "dites sarrasines" de forme semi-circulaire qui attirent l'attention. Elles barraient l'éperon rocheux et, avec les remparts, seraient d'origine gallo-romaine. Elles furent par la suite entretenues et renforcées à partir du Moyen Âge.

 

Le vieux pont d'Espalion
en Aveyron

 

Construit de part et d'autre du Lot que l'on nomme l'Olt dans son passage au pied de l'Aubrac, le village d'Espalion, outre divers autres ouvrages, possède un superbe Pont Vieux. On sait qu'il fut reconstruit au 13ème siècle en même temps que les fortifications de la cité. Comportant trois arches, il permettait de relier le cœur de la ville aux faubourgs. Il possédait une tour de protection qui fut détruite en 1700 dont les pierres servirent à construire la chapelle des Pénitents. Aujourd'hui, c'est un pont piétonnier. La circulation motorisée se fait sur le Pont Nouveau du 19ème siècle.

 


 

Nant  et son église abbatiale

 

 

 

 

L'ancienne église abbatiale St Pierre, construite au 12e siècle, possède un clocher-donjon, ce qui lui donne l'aspect d'une forteresse.

 

A l'intérieur, on découvrira des chapiteaux en grès blanc qui sont historiés, des stalles sculptées du 17e siècle ainsi qu'un Christ et qu'une Vierge en bois.

 
   Causse du Sauveterre :
source et lavogne

 

Sur les causses, lorsque la pluie tombe, elle ne reste pas en surface du fait de la perméabilité des sols. On la récupère soit dans des citernes à partir des toitures de maisons, soit dans des lavognes qui sont des réserves d'eau ruisselante au fond de dépressions naturelles où l'argile imperméable s'est concentrée. On les appelle des sotchs ou des sots. On va aussi capter l'eau des sources que l'homme, dans l'histoire, a recensées sur ces sols arides. Ici, c'est une source captée par l'homme avec lavogne en contrebas et abreuvoirs à moutons.

 

 

Castelbouc dans les gorges du Tarn

 

 

Exemple type d'habitat troglodytique, profitant du bas de falaises dans ces gorges, Castelbouc est aussi un superbe site localisé non loin d'une source qui alimente parfois le Tarn.

Quelques superbes maisons protégées par l'éperon rocheux sont dominées par les vestiges de l'ancien château.

 

 

L'ancienne abbaye
de Sylvanès

 

Cette abbaye située en Aveyron fut l'une des premières fondations cisterciennes de la région. Elle regroupa au temps de sa splendeur jusqu'à une centaine de personnes. Elle fut démantelée en 1791 pour devenir exploitation agricole. C'est le dominicain André Gouzes qui, avec l'aide de nombreux bénévoles d'une association et du Conseil Général de l'Aveyron, redonna vie à partir de 1978 à cet ensemble religieux, avec de multiples animations, notamment culturelles.

 
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La curieuse tour du château de Calmels à Lacaune

 

Cette tour, située à proximité du château reconstruit au 19ème siècle et de son grand parc, était autrefois utilisée  pour stocker le fourrage, mais aussi comme manège pour le dressage des chevaux. A travers ses fenêtres, on peut observer une charpente exceptionnelle qui fut restaurée en 1850.

 

Le pont de Brassac
dans le Tarn

 

Non loin du Sidobre, le superbe pont de Brassac, daté de la fin du 12ème siècle, possède deux grandes arches et une petite. Ce pont reliait deux châteaux situés sur chacune des rives de l'Agout : celui de Castelnau en rive droite et celui de Belfortès en rive gauche, dont il reste une tour du 13ème siècle. Le premier est devenu depuis l'actuelle mairie.

 
   

Les statues-menhirs du Haut Languedoc

 

Cette forme de représentation humaine, masculine, féminine ou androgyne, se retrouve dans toute l'Europe. Elle concerne une période pouvant s'étaler de 4000 à 1600 ans avant J.C. Ce sont diverses civilisations de cette période du Néolithique final qui, comme dans la région de Saint-Pons-de-Thomières, représentaient ainsi leur chef décédé muni d'une pendeloque-poignard tenue par un baudrier qui était l'apanage de l'autorité. Ces statues étaient dressées non pas près de leur tombe mais sur l'un des lieux de chasse ou de pâturage fréquentés par celui qui était représenté. Ceci explique la dispersion de ces statues-menhirs en pleine nature. Bien entendu, les statues présentées sur le terrain ne sont que des fac-similés, les originales étant réunies dans divers musées (St-Pons-de-Thomières, St-Sernin-sur-Rance, etc.).

Près de Rabieux, ancien pont ferroviaire

Rabieux était un lieu de jonction ferroviaire. Une ligne d'intérêt local provenant de Montpellier via Aniane et Gignac avait ici son terminus. Les voyageurs pouvaient se rendre à Lodève par le biais de la ligne SNCF qui venait d'Agde en passant par Pézenas et Clermont-l'Hérault. On retrouve d'ailleurs encore les rails en place de cette ligne. Le pont sur la Garelle, construit avec de superbes pierres gréseuses taillées et polychromes, est particulièrement esthétique, notamment du fait que le site possède un mini-canyon creusé par le cours d'eau, dans la roche nommée "ruffe" dont la couleur tend vers le rouge lie-de-vin.

 

 Usclas-du-Bosc :
croix discoïdales

 

 

Depuis le Moyen Âge, le chemin de St-Jacques-de-Compostelle en provenance d'Arles traverse le petit village d'Usclas-du-Bosc. Ici, les habitants ont eu comme principale ressource la confection de meules en grès du fait de l'existence d'importants bancs gréseux. Pendant de longs siècles, les pèlerins passant par là s'arrêtaient, parfois épuisés, et étaient particulièrement bien accueillis par les habitants. Lorsque certains pèlerins mourraient non loin de là, ils étaient enterrés dans le cimetière d'origine. Les familles de carriers taillaient alors dans le grès des croix discoïdales qu'ils gravaient de multiples motifs, afin de les placer au chevet de la tombe de ces défunts. Un grand nombre de ces croix a été retrouvé. Si les originaux sont visibles au musée Fleury de Lodève, le cimetière actuel d'Usclas en expose les fac-similés.

 

Saint-Jean-de-la-Blaquière :
portail de l'église romane

 

 

Comme pour bien d'autres églises romanes construites au 12ème siècle, le portail est particulièrement caractéristique de cette époque.

 

C'est ainsi qu'il est surélevé d'une archivolte plein cintre composée notamment de deux tores reposant sur des chapiteaux sculptés, eux-mêmes situés au sommet de colonnettes.

 

Habitations caussenardes

La maison caussenarde, construite essentielle-ment en pierre calcaire, est basée sur la technique de la voûte. Elle se divise généralement en plusieurs niveaux ; le rez-de-chaussée est la bergerie, le premier étage correspond à l'habitation proprement dite et, au-dessus, sous le toit, se tient le grenier. Dans les zones exposées aux conditions climatiques les plus dures, le bâtiment est situé à mi-pente d'une colline avec toutes ses ouvertures orientées vers le midi. La toiture est recouverte de lauzes. La voûte est omniprésente du fait de la rareté du bois sur les grands causses et, de plus, elle supprime les charpentes de bois trop dangereuses en cas d'incendie dans un pays où l'eau est rare.

L'accès à l'étage et à la pièce principale d'habitation se fait par l'extérieur par le biais d'un escalier menant à un perron, couvert ou non, que l'on nomme le balet.

 

Sur les murs extérieurs, on peut souvent découvrir des pierres saillantes nommées corbeaux qui permettaient de récupérer l'eau de pluie des toitures par le biais de chenaux canalisant cette eau jusqu'à une citerne, extérieure ou intérieure.

Dans le vaucluse

La borie de St-Véran 

Cette gigantesque borie, située en pleine végétation, entre Bonnieux et Lacoste dans le Vaucluse, est admirable du fait ses diverses salles dotées de voûtes en encorbellement, de ses étonnants couloirs étroits et de ses passages où il faut se baisser. Était-ce une habitation sommaire ? pour des bergers peut-être compte tenu de l'existence à l'extérieur d'un enclos à moutons ? Difficile de l'affirmer. Cet ouvrage est remarquablement bâti.

 
 

Le pont Julien 

 

Il enjambe le Calavon à l'intersection de l'ancienne voie domitienne et d'une autre voie romaine qui reliait Aix à Lourmarin.

 

Il a été construit il y a 2000 ans sous le règne d'Auguste. Son nom vient de la cité proche Apta julia, aujourd'hui Apt. Les piles sont ajourées afin d'éviter le choc des crues. Il s'agit du pont antique le mieux conservé en Provence.

Moulin à huile troglodytique

Dans la vallée de la Sénancole, au pied de Gordes, le moulin de la Beaume est exceptionnel. Il se développpe sur 53 m de façade, entre deux terrasses au-dessus de la combe. Il s'agissait d'un moulin à huile d'olive, doté à l'intérieur de silos maçonnés. Par contre, à part  les éléments en bois aujourd'hui disparus, et la meule tournante à traction animale, tous les autres dispositifs sont creusés dans la roche : réservoirs, cuves, éléments de pressoir, etc.

 
 

Le château de Lauris

 

Cet impressionnant château du sud Luberon a été reconstruit au 18e siècle à l'emplacement d'une fortification d'origine médiévale démolie en 1733.

 

L'enceinte moyenâgeuse existe toujours et soutient la terrasse du château qui est d'architecture classique. Le bâtiment est aujourd'hui une maison de retraite.

 

La tour-clocher romane de Puissalicon

 

 

Située dans le cimetière du village, c'est tout ce qu'il reste de l'église Saint-Etienne de Pedan qui exista ici dès le onzième siècle.

 

C'était alors un prieuré dépendant de l'abbaye de Villemagne. 

 

Cette tour est une des plus remarquables de cette époque, avec celles d'Uzès et de Villeneuve-lès-Béziers.

Villeneuve-lès-Avignon : le Châtelet appelé aussi tour de Philippe-le-Bel

 

 

 

 

Construite entre 1293 et 1307, à l'extrémité du pont Saint Bénezet sur la rive droite du Rhône, son but était de défendre l'entrée de la ville neuve édifiée de 1292 par Philippe le Bel.

 

Cette tour a été rehaussée en 1360, et une tour de guet y fut ajoutée au quatorzième siècle.

Chapelle Saint-Martin-de-Jussan
à Tresques (Gard)

 

Cette chapelle est construite monument historique depuis 1982. Elle aurait été fondée par Pépin-le-Bref pour fêter sa victoire sur les Sarrasins et serait située à l'emplacement d'un village disparu.

Plusieurs fois restaurée dans l'histoire, elle faisait jadis d'objet d'un pèlerinage curieux. En effet, pour lutter contre la teigne, on accrochait tout autour des vêtements d'enfants menacés pour les en protéger.

Ce bâtiment du douzième siècle est superbe, avec notamment un portail unique dans la région. Sur la toiture, on observera un étonnant petit clocheton carré.

Le site de Saint-Étienne-d'Issensac

 

Le superbe pont médiéval en dos-d'âne, doté de trois arches et situé au pied du versant sur lequel s'élève l'église de St-Étienne-d'Issensac, a fait l'objet d'une restauration récente de haute qualité. Ses piles présentent des avant-becs et des arrière-becs. Ces éperons de pierre ont été réalisés afin de protéger l'ouvrage contre les "coups de boutoir" des crues. Les arrière-becs contribuent à amoindrir les dégâts des phénomènes agressifs de cavitation.

Ici, la hauteur et la puissance de la crue sont d'autant plus conséquentes que le lit du fleuve se resserre. Ce pont n'a d'ailleurs pas été construit là par hasard. Outre la roche compacte permettant une bonne assise pour les piles, ce lieu très étroit a été le plus judicieux pour enjamber l'Hérault. Nous ne sommes pas ici en présence du lit originel puisque, avant de saper la roche en cet endroit et de couler ainsi de manière plus rectiligne, les eaux effectuaient il y a fort longtemps un méandre sur le nord-ouest qui contournait une hauteur. Cet ancien lit se vérifie très bien sur le terrain.

En ce qui concerne l'église, qui a fait l'objet d'une restauration récente ainsi que ses bâtiments annexes, elle dépendait du Chapitre de Gellone. Lorsque les pèlerins de St-Jacques-de-Compostelle, les marchands et autres voyageurs se devaient de franchir le fleuve, c'était St-Etienne-d'Issensac qui contrôlait l'accès du pont et qui prélevait le droit de passage pour le compte des abbés.

Comme quoi les péages ne sont pas si récents.

La tour médiévale de Vias

 

La tour de Vias, sans doute construite au 12e siècle, s'intégrait à un modeste château dont il ne reste quasiment rien aujourd'hui. Superbes ouvrages romans, les vestiges actuels de cette tour impressionnent encore par leur puissance, notamment l'épaisseur des murs. La fonction de telles tours, bien que mystérieuse encore, semble toutefois liée à la surveillance de points stratégiques, ainsi qu'à la transmission de divers types de signaux. 

 

Beaucoup d'entre elles ont disparu, devenant de véritables carrières de pierres pour les habitants des villages proches, en particulier pour les blocs taillés. Certaines d'entre elles laissent encore voir leur silhouette souvent éventrée, et même dépecées. C'est le cas de la tour du mont Redon près de Grabels, ou de la tour Cayrol à l'Ouest des Matelles, toutes deux bien situées sur des hauteurs dominant d'importants axes de communication.

Il ne faut toutefois pas les confondre avec les anciennes tours ayant servi au télégraphe Chappe vers la fin du 18e siècle. Pour ce qui est de la région de Montpellier, ces tours sont clairement identifiées. Elles étaient, pour la plupart, de forme cylindrique comme :

-      la tour du  Pioch Pourquier à Murviel-lès-Montpellier, dont il ne reste que les fondations,

-      la tour du Mas de Vedel près de St-Pargoire,

-      la tour du Puech Crochu sur le plateau du Télégraphe, au-dessus de St-Bauzille-de-la-Sylve,

-      la tour située au-dessus du mas de Bonniol à La Boissière,

-      et, pour la proximité de Montpellier, la tour localisée au Nord du domaine de Grammont, non loin du mas Valdau.

La redoute du Grand Travers

 

Cette redoute fait partie d'un ensemble de bâtiments identiques qui étaient fortifiés et situés le long du littoral. Ces redoutes furent construites du fait de nombreux piratages de navires marchands, mais aussi de barques riches en cargaisons. Ce sont les évêques de Maguelone qui sollicitèrent les États du Languedoc, mais aussi la ville de Montpellier, particulièrement concernée, pour développer cette ligne de défense des graus et des étangs. On connaît aussi la redoute de Balestras à Palavas et diverses autres.

D'une façon générale, ces bâtiments militaires disposaient d'une plate-forme avec des mâts articulés dotés de fanions blancs et rouges que les soldats actionnaient pour communiquer avec les tours voisines. Il y avait une petite garnison dotée d'un canon. On accédait au premier étage par une échelle rétractable. A l'intérieur, un escalier permettait l'accès aux réserves de poudre du rez-de-chaussée et à la plate-forme.

La grotte de Marie-Madeleine,
massif de la Ste Baume dans le Var

 

L'entrée de cette grotte se situe au milieu d'une falaise de plus de 200 m d'à-pic. Cette cavité abrite la statue de Sainte Marie Madeleine ainsi que diverses reliques. On y monte par le bois sacré, à partir de l'hôtellerie de la Sainte Beaume. Ce site est sublime, et la gigantesque grotte peut aisément accueillir 1000 personnes. Il est préférable de s'y rendre lorsque les arbres sont en feuilles, généralement à partir de la fin avril.

Le pont des Cammaous
à Vacquières

 

L'observation du pont des Cammaous sur le Brestalou nous rappelle que passer d'une rive à l'autre n'a pas toujours été facile. Après le simple gué en période d'étiage, le tronc d'arbre jeté en travers du lit, puis des ponts en bois souvent éphémères car vite emportés par les crues, l'homme élabora de nouvelles techniques telles que les alignements de bateaux permettant le passage, toutefois trop fragiles.

L'utilisation de la pierre permit une avancée conséquente. On sait qu'il y a 2600 ans, à Babylone, existait un pont constitué de piles en pierre soutenant un tablier en bois. Ce sont surtout les Romains qui développèrent  les ponts en pierre sur arcades, indispensables à l'expansion de leur réseau routier. Souvent en pierres de taille de grand appareil, posées à sec, les voûtes étaient en plein cintre et les piles massives étaient dotées d'avant-bec en éperon afin de fendre les courants et protéger ainsi la structure.

Après les périodes troubles post-romaines, c'est au 11e siècle, avec l'expansion des Ordres religieux et des courants commerciaux que renaquirent les ponts de pierres ou que furent restaurés, voire reconstruits, des ponts d'origine romaine. Ce fut la grande époque de la maîtrise de la pierre dans tous les domaines.

A Vacquières, le pont des Cammaous du 11ème siècle est particulièrement intéressant pour cette époque du fait de ses trois arches dissymétriques d'une portée totale de 30 m. Il permettait le passage d'une voie de communication majeure venant de Quissac pour rejoindre l'axe Montpellier – Bruges. Ce pont a été restauré en 1995.

Le village abandonné
de Montcalmès

 

Bien avant la création du village de Puechabon, existait, sur le plateau, un territoire nommé Montcalmès. Il est cité dans un texte écrit par Charlemagne en 777. Celui-ci en fit don ensuite à Saint-Benoît, fondateur du Monastère d'Aniane. Les terres en question comprenaient un château, désigné par le terme de castrum, ce qui indique qu'il était fortifié, l'église Saint-Hilaire qui était située au bord de l'Hérault sur la rive gauche, juste en face de la grotte de la Clamouse, et deux points d'habitation : le hameau de Montcalmès ainsi que le Mas de la Vène (aujourd'hui, Lavène).

Ce territoire était vaste puisqu'il s'étendait des terres d'Aniane aux bords de l'Hérault jusqu'aux limites actuelles de la commune de Puechabon. Toutefois, du fait de la position retirée de ces agglomérations, de leur accès pénible, de l'ingratitude des sols et du développement important du monastère d'Aniane, les habitants quittèrent progressivement ces lieux pour rejoindre le village de Puechabon qui prit surtout de l'importance à partir du 12e siècle.

On sait, par exemple, qu'en 1791, la Vène comptait 28 habitants et Montcalmès 23. Aujourd'hui, ce dernier, totalement déserté, nous présente toujours de majestueuses ruines, et il reste à Lavène une seule maison habitée au milieu d'autres bâtiments partiellement effondrés.

 

La gare de Ners près d'Alès

 

La gare de Ners ressemble à un cottage anglais. Située près d'Alès sur la ligne de chemin de fer allant de Nîmes à Clermont-Ferrand, ce bâtiment de briques rouges couvert d'ardoise rappelle les voyages d'étude de l'ingénieur ferroviaire Paulin Talabot en Grande-Bretagne. A cette époque, en effet, l'influence britannique préside largement à l'étude de cette ligne qui fut ouverte au début de la seconde moitié du 19e siècle. Cette gare, unique et originale, aujourd'hui désaffectée, a été classée monument historique.

Les remparts de La Cavalerie

 

Le village de La Cavalerie sur le Larzac possède une enceinte récemment restaurée. Toutefois, ces remparts sont bien moins conservés que ceux de La Couvertoirade. Ces cités, d'origine templière, ont été fortifiées au 15e siècle par l'ordre des Hospitaliers. On pourra y découvrir des tours rondes s'intégrant à la courtine du nord-ouest, longue de 90 mètres. La tour carrée de la porte présentée sur la photo est ornée de machicoulis.

En visitant l'intérieur, on pourra apprécier la belle architecture caussenarde de quelques maisons anciennes datées du 15  siècle et  dotées de superbes baies, de portes sculptées du 16e siècle et d'escaliers à vis.

 

La tour de Gignac

 

Sur la motte dominant la cité de Gignac, se dresse un donjon de 18 m de hauteur avec, à sa base, des murs de 2,60 m d'épaisseur. L'architecture carrée classique est caractérisée par des pierres à bossage. Cette tour-donjon du 13ème siècle était probablement isolée par rapport au château des Seigneurs de Gignac qui la jouxtait. Le tout était entouré d'une enceinte composée de neuf tours. Cette tour joua différents rôles dans l'histoire. Dans un premier temps, tour de guet, elle devint prison puis château d'eau pour la ville de Gignac vers 1860. Une large vasque y fut ajoutée. Ce n'est qu'en 1969 que cette fonction cessa.

 
   

Le pigeonnier du château d'Aujargues

 

Bien que moins nombreux et aux architectures moins variées qu'en Provence ou dans les zones céréalières du Sud-Ouest, notre région permet de découvrir un certain nombre de pigeonniers. La plupart sont intégrés aux bâtiments des domaines. Par contre, celui du château d'Aujargues est isolé. Il fait partie des pigeonniers à arcades. On en trouve de similaires dans d'autres régions, mais aussi sur pilotis ou de type toulousain en "pied de mulet". Ces derniers sont en fait des modèles rustiques avec toiture d'une seule orientation présentant un décrochement ou ressaut servant de passage aux volatiles. Jadis, outre la chair très appréciée des pigeons, on récupérait leurs fientes, nommées colombines, qui est un riche engrais.

 

La glacière de St-Laurent-le-Minier

 

Jusqu'à l'avènement de la glace industrielle au milieu du 19ème siècle permettant un approvision-nement permanent, on récoltait, notamment dans nos régions, la glace ou la neige soit en montagne, soit un peu partout les jours de grand froid, près des sources, dans divers lieux humides, mais aussi dans des bassins de congélation spécialement construits dans ce but.

 

La glace récupérée était stockée dans des glacières généralement de forme cylindrique, dotée de murs de pierre très épais, d'une voûte en pierre et d'une ouverture relativement étroite permettant de la remplir, mais aussi de récupérer la glace durant les périodes chaudes.

Ces bâtiments étaient souvent en partie enterrés et naturellement plutôt orientés au nord. A partir de ces lieux de conservation, la glace était répartie au niveau de nombreuses communes. C'est ainsi que chacun pourra vérifier l'existence fréquente de "rue de la Glacière" ou de lieux-dits "La Glacière".

La fontaine en fonte de Fontès

Comme de nombreux patronymes et toponymes, le nom de Fontès est doté d'une racine évoquant l'eau, plus précisément son jaillissement sous forme de source, résurgence ou fontaine : font, fons, fous, foux… l'eau est d'ailleurs omniprésente dans cette zone où le sol, relativement imperméable, fait couler les eaux de pluie en surface, et parfois les absorbe pour mieux les voir jaillir au contact de couches argileuses. Des marnes, des grès, du calcaire et, plus haut, des schistes entre Cabrières, Vaillant, Neffiès, Caux et Nizas, mais aussi des couches volcaniques jouant ce même rôle.

  Bien des sources sont captées de longue date et, à l'entrée de Fontès, la superbe   fontaine en fonte voit couler depuis toujours une eau réputée de qualité. On dit d'ailleurs   qu'elle serait en rapport avec le réseau souterrain alimentant la source de Fontbonne près   de Cabrières.

ND de Falgaret près de Villecun

Le long d'un chemin traversant la superbe forêt située entre Villecun et Lavalette, non loin de Lodève, et dans un univers de châtaigniers, un énorme bloc de grès échappé de la falaise proche, a été creusé par l'homme, qui l'a façonné pour en faire un petit lieu de culte dédié à la Vierge. Une végétation riche en fougères a suggéré le nom de ND de Falgaret.

Le moulin hydraulique à réservoir
de Neffiès

 

Le village de Neffiès a possédé, sur son territoire, un moulin à eau pour la mouture des céréales. Sa particularité est liée à l'existence d'un bassin supérieur, important réservoir d'eau alimenté par un ruisseau au débit intermittent. L'eau ainsi stockée permettait le fonctionnement des meules en période sèche. La commune a procédé dernièrement à des travaux de restauration.

C'est d'autant plus intéressant que le site de ce moulin est particulièrement beau et permet une pause bucolique. A noter que ce type de moulin à réservoir est rare dans notre région. Il en existe un autre, particulièrement surprenant aussi, celui de Junas dont nous parlerons ultérieurement.

Moulins de Faugères :
à propos des moulins

Si les moulins hydrauliques sont connus chez nous depuis plus de 2000 ans, les moulins à vent, quant à eux, apparaissent progressivement à partir du 9ème siècle seulement. Dans le midi de la France, c'est au 12ème siècle qu'ils se  développent plus particulièrement sur les secteurs où les eaux de surface sont peu importantes, tels que causses et autres hauteurs calcaires.

Par contre, les moulins hydrauliques monopolisent plutôt les Cévennes, mieux adaptées. 

En zone méditerranéenne, le climat spécifique, engendrant une période de forte sécheresse estivale, a amené l'homme à construire moulins à eau et moulins à vent qui deviennent alors complémentaires. C'est ainsi que, selon un inventaire des moulins de l'Hérault effectué en 1662 et 1667, il existait 28 moulins à vent pour 177 moulins à eau.

À la Révolution, avec l'abolition des droits seigneuriaux, les moulins à vent et à eau se sont démocratisés. C'est ainsi qu'ils se multiplièrent rapidement. Par la suite, avec la concurrence de la minoterie moderne et l'instauration d'une taxe sur les moulins, un grand nombre d'entre eux disparurent. Par obligation, les petits propriétaires durent couper les ailes des moulins ainsi que l'arbre central d'entraînement. Les toits tombant ensuite, il ne resta plus alors que des tours ruinées. Puis, avec le remembrement agricole, la plupart trépassèrent. Seuls les moulins situés au plus près des habitations (ceux qui ne gênaient pas le travail des champs) furent préservés.

Jadis, la totalité des structures fondamentales du moulin à vent était en bois (en dehors de la tour maçonnée) et celui-ci, selon la saison et l'humidité, gonflait ou se desséchait. Il fallait utiliser des bois appropriés pour chaque fonction. C'est ainsi que le cormier ou le buis, dont le bois était très dur et dense, servait à fabriquer les dents d'engrenage. On utilisait aussi l'ormeau qui, du fait de sa texture en fibres mêlées, était idéal pour la découpe en cercles, notamment pour la roue d'engrenage. Le rail sur lequel la toiture pivotait était aussi en bois, qu'il fallait graisser régulièrement.

Les curieuses pyramides
de La Boissière

 

Construites en pierres ramassées localement et liées avec du  mortier,  elles sont au nombre de deux, situées au Nord-Ouest du village et distantes de 250 m environ (on ne peut en voir qu'une, la seconde étant inaccessible). Elles étaient dotées d'une cheminée centrale qui, reliée à une canalisation souterraine en terre cuite, permettait d'accélérer la vitesse de l'eau captée à la source nommée Aigues-Vives située en amont, à une altitude de 225 m.

 

Dans la partie la plus basse du parcours de cette canalisation (200 m), cet ensemble jouait ainsi le rôle d'un siphon renversé, technique utilisée jadis par les Romains.

L'évacuation de l'air par ces conduits aériens permettait à l'eau d'accéder sans problème à la fontaine du centre du village située quant à elle à la cote 210.

Cet ensemble fut construit par les villageois au milieu du 19ème siècle et le système fut laissé à l'abandon dès l'apparition des pompes électriques.


 

La tour du télégraphe à Grammont

 

Le télégraphe Chappe est né dans un contexte de conflits : guerres de la Révolution puis de l'Empire qui firent naître la nécessité de transmissions rapides. Claude Chappe eut le premier l'idée de tours à signaux, rondes ou carrées, placées sur des hauteurs (collines ou monuments tels qu'églises ou châteaux). D'abord en bois, elles furent ensuite en pierre. Outre le bâtiment à 2 étages, la partie fondamentale était le mécanisme situé en terrasse : structure de pièces de bois mobiles avec commandes par cordages et ressorts, et axes en cuivre. L'efficacité du système fut démontrée lors de la première commande que Chappe reçut : la ligne Paris – Lille, opérationnelle en 1794. Ainsi, avec un réseau de tours placées tous les 10 km, un message, selon son contenu, parcourait  Paris – Lille en 10 minutes à 1 heure !

 

Claude Chappe décédé, sa famille continua à améliorer le système pendant 50 ans, jusqu'à sous Napoléon III. Finalement 5 000 km de lignes et 553 stations rayonnaient à partir de Paris vers  Strasbourg, Brest, Lyon et l'Italie, Toulon, Bordeaux et Hendaye puis ce furent des axes transversaux comme celui Avignon - Montpellier - Perpignan.

 

Les messages étaient transmis selon un code que seuls quelques responsables déchiffraient. La  position des diverses pièces de bois permettait d'en définir le contenu. A chaque poste, un agent doté de lunette longue portée s'assurait de la bonne reproduction du message. L'inconvénient du système résidait dans le fait qu'il n'était efficace que de jour et par temps clair.

 

Les dernières transmissions du télégraphe Chappe eurent lieu en France en 1854.

  La grange cistercienne
de Fontcalvy dans l'Aude

 

Après avoir appartenu à l'évêché de Narbonne dès le 12e siècle, la Seigneurie de Fontcalvy passa entre les mains des Chevaliers Hospitaliers de St Jean de Jérusalem pour, en 1203, devenir dans sa totalité propriété des Cisterciens de l'Abbaye de Fontfroide, ceci jusqu'à la Révolution.

 

De grandes surfaces de terres appartenaient aux Moines, mais leur éloignement du monastère exigeait la construction d'importantes granges qui furent fortifiées afin de protéger ce qu'elles abritaient. Pour Fontcalvy, c'était surtout les céréales, mais aussi le sel.

L'architecture de cette ancienne grange fut grandiose. Il en reste encore bien des structures : croisées d'ogives au rez-de-chaussée qui reposent sur un pilier central et, au-dessus, de superbes arches sans toiture. Pour l'extérieur, 8 tours carrées et des contreforts jouant le rôle de contrebutées de la poussée des arcs intérieurs. Le bâtiment actuel est de la fin du 13e siècle – début 14e.

La grange faisait partie d'un ensemble avec une cour rectangulaire et des bâtiments aujourd'hui disparus. Une enceinte protégeait le tout, qui est encore largement présente.

L'ouvrage du  Libron sur le canal du Midi

 

 

Le Libron fait partie des nombreux fleuves côtiers qui, bien que généralement calmes, peuvent après de fortes pluies se transformer en véritables torrents au crues conséquentes. Ici, du fait du terrain environnant situé entre 1 et 3 m au-dessus niveau de la mer, aucun pont canal n'est pu être réalisé, ce qui fait que le fleuve et le canal se croisent au même niveau.

Il a donc fallu éviter qu'en cas de crue, le Libron ne vienne trop charger le canal en sédiments.

Un premier dispositif avait été inventé par Pierre Paul Riquet, simple et ingénieux permettait la continuité du parcours des eaux. En cas de crue, c'est une barge pontée qui était coulée dans le lit du canal. Les pentes de la barge permettaient alors aux crues du Libron de s'écouler au-dessus du canal en empêchant les infiltrations. On renflouait cette barge après la crue. Naturellement, la navigation était alors totalement interrompue.

Toutefois, c'est en 1855 que furent réalisés les actuels ouvrages du Libron de conception fort différente. Il s'agit en fait d'un véritable passage à niveau avec, comme point de départ,  la division en 2 branches du fleuve non loin du canal. Chaque branche arrive sur le canal par une arche dotée de couloirs perpendiculaire au canal avec des vannes empêchant le mélange des eaux et des jeux de bâches sur charriot mobile circulant sur rails qui permettent au Libron de s'écouler au-dessus du canal.

En cas de nécessité de faire passer une embarcation du durant la crue, il était possible d'isoler l'un des 2 corps de l'ouvrage en déviant le Libron sur l'autre et de pratiquer en suite la même opération pour le passage du second ouvrage, le bateau étant alors placé en attente entre les deux ouvrages.

C'est complexe mais efficace. A voir absolument

Les étonnants habitats troglodytiques de Calès

C'est à partir de l'actuelle cité de Lamanon qu'il faut emprunter une vieille calade dotée de profondes ornières pour accéder au très curieux site troglodytique dit des Grottes de Calès. Cette ancienne voie que nous empruntons, et qui enjambe la colline, avait jadis comme but d'éviter la zone marécageuse existant alors entre Roquemartine et Sénas.

Ici, les hommes ont exploité des carrières, ne serait-ce que pour la construction du château féodal daté de 1150. Il fut le fief de la famille des d'Allamon dont le personnage le plus célèbre fut sans nul doute Bertrand, chevalier mais aussi troubadour.

Depuis bien plus longtemps, ce site était déjà un lieu d'habitat mais sous la protection du Seigneur au Moyen Âge, la population du secteur, qui vint se réfugier ici, creusa jusqu'à 116 grottes, dont 58 sont situées à l'intérieur d'un cirque naturel qui a été fermé par des remparts et portes d'accès. Ces cavités, généralement sur deux étages, peut atteindre jusqu'à 6 étages. D'après les estimations, il y aurait eu intra muros jusqu'à 200 habitants et sans doute bien plus tout autour car la roche tendre du socle de cette colline permettait le creusement aisé.

Le château fut en partie démoli par Raymond de Turenne en 1390 et le village se vida alors. Ce fut ensuite le repaire de brigands et pillards et le château fut totalement détruit en 1586. Il y eu par la suite des occupations sporadiques ainsi que la présence d'un ermite attestée à la fin du 19e siècle.

Ce site est absolument à découvrir car évoquant passé riche en histoire et énigmes. Il n'a pas d'équivalent en France et peut être comparé aux grottes d'Ispica en Italie et au village maure d'Albacete en Espagne.

 

Le lavoir de Goudargues

Ce superbe lavoir, situé dans un village jouissant de nombreux autres éléments patrimoniaux, est l'exemple type du lavoir de village qui, bien avant l'eau courante dans les habitations, regroupait généralement une fois par semaine les femmes pour la lessive. Dans certains village, les lavandières étaient professionnelles, et elles étaient parfois appelées bugadières, les bugades correspondant aux journées de lessive. Le lavoir devenait de ce fait un lieu social où s'échangeaient informations, et parfois ragots. On construisait les lavoirs soit sur les rives d'un cours d'eau, soit à l'aval d'une source.

   Château de Dio

Les derniers seigneurs du château de Dio furent les descendants de la famille de l'illustre Cardinal de Fleury. Il y eut, en 1620, Pierre de Fleury, en 1661 Jean de Fleury qui était le père du Cardinal, puis Henri de Fleury qui fut seigneur de Dio mais aussi de Valquières, Vernazobres et Prades.
Ce lieu possède une très ancienne histoire. En effet, on sait qu'en 532, Théodebert, Roi d'Austrasie, en fit le siège. Bien entendu, le château d'origine a été remplacé par la forteresse féodale actuelle.

De nos jours, il est classé monument historique, et diverses restaurations dont les toitures y furent entreprises. Les murailles élevées du château sur son piton rocheux impressionnent encore, et on peut voir sa grandiose silhouette aux alentours, y compris jusque sur le plateau de l'Escandorgue.

Le pont de Lecques

En empruntant la route de Fontanès au pied du rocher, on franchit le Vidourle par un pont submersible construit sur le modèle de celui de Sardan. Inauguré en 1866, il a une configuration particulière avec 5 arches en ellipse aux hauteurs décroissantes suivant la ligne de pente vers Fontanès. Ce pont permettait alors aux habitants de rejoindre une gare sur la ligne Sommières – Le Vigan située en rive opposée.

 

 

Puechabon : l'ancienne usine
à gaz

Puechabon fut sans doute le premier village du département, et de France, à se doter d'un éclairage public à gaz de charbon.  C'est en 1883 que le maire d'alors, Louis Ballestier, décida de s'équiper d'une usine à gaz. En effet, jusqu'à présent, le vieux système de réverbère à lampe à huile s'avérait décevant. Une commande fut passée à une société spécialisée suisse.

Il fut donc possible aux particuliers de s'abonner. En 1885, les équipements fonctionnaient à plein rendement, et ceci jusqu'en 1896.

Toutefois, peu à peu, les coûts d'entretien et de personnel  ne pouvaient plus être supportés  par la municipalité. De plus, lors de l'arrivée des canalisations d'eau, on perça de nombreux tuyaux de gaz et on se rendit compte alors que la société installatrice n'avait laissé aucun plan, ni prévu de regards pour l'entretien et la vidange des canalisations. Peu à peu, les tuyaux finirent par se boucher. Et ce fut la fin de cet éclairage.

Il reste encore quelques vestiges de l'installation qui comprenait une chaudière  transformant le charbon en gaz et une cloche métallique (gazomètre).


Capitelles du plateau d'Auverne

Il existe, sur le plateau d'Auverne dominant le Salagou et la vallée de la Lergue, une quarantaine de capitelles disséminées, dont une grande partie est enfouie dans la végétation, souvent largement détruites, notamment au niveau des voûtes effondrées.  Par contre, certaines d'entre elles ont été récemment restaurées, en particulier celles se trouvant au plus près des cheminements autorisés. A noter que, compte tenu de l'histoire géologique du secteur, le bâti est uniquement constitué de blocs basaltiques.

Chaque région donne un nom particulier à ces constructions de pierres sèches dotées de voûtes en encorbellement. Ici, on les nomme cabanes.

   

Junas : le moulin à eau
de Corbières ou tourille

Ce sont les adhérents de l'association Traces et Mémoires de Junas qui travaillent sur ce site unique. Ici, les fouilles mettent en évidence un moulin hydraulique de la fin du 15e siècle, qui était alimenté par les eaux d'un bassin de 3 400 m3. Celui-ci possédait, par le biais d'un canal, une prise d'eau bien en amont, sur le ruisseau Corbières, en permettant le remplissage. L'eau alimentait la machinerie durant les périodes d'étiage. Il s'agissait d'un moulin à roue horizontale autrement appelée tourille.

L'oppidum d'Altimurium à Murviel-les-Montpellier

Avec ses 22 hectares, l'oppidum d'Altimurium, d'origine celte, est sans doute le plus vaste de la région montpelliéraine. Il est en effet ceint d'un rempart de 2 à 4 m d'épaisseur, s'étendant sur environ 2 km.

Au deuxième siècle avant JC, le mur d'enceinte entoure la partie supérieure de la colline. Avec l'arrivée et l'occupation des Romains, l'oppidum va se développer avec agrandissement des remparts vers l'Est, ce qui nous permettra d'apprécier deux modèles de construction.

 

Les Romains amenèrent leur propre architecture urbaine, avec maisons à plusieurs pièces, mortier de chaux et tuiles en terre cuite. Ce sont aussi des cours centrales, des jardins avec bassins, des mosaïques et, surtout, une gestion parfaite de l'eau, élément essentiel de l'urbanisme romain. Le site des fouilles permet d'observer les fondations de ce qui était un temple monumental situé face à la place publique (forum). Sur des panneaux,  on peut en apprécier le dessin d'une reconstitution.

 Le dolmen de Ferrières-les-Verreries    

 

Sur ce plateau de l'Hortus, les champs ont été épierrés durant de nombreux siècles et des mégalithes y ont été érigés, dont certains particulièrement impressionnants, même encore de nos jours : dolmen et menhir de Juoilles, dolmen du Capucin, dolmen de Feuilles, dolmen du Lamalou, ainsi que celui de Ferrières, qui a été étudié par Jean Arnal, devenant le site éponyme de la culture dite de "Ferrières".

 

Ce magnifique monument, non couvert, possède une chambre sépulcrale de 10 m² entièrement ceinturée. Son long couloir de 9 m est constitué de pierres sèches.

 

Une curiosité réside dans une dérivation du couloir construite comme lieu d'inhumation bien plus tard, à l'âge de bronze.

 

  Les Meuses de Cazilhac

Le canal rive droite de l'Hérault possède en fait sa prise d'eau au niveau de la Vis. Cette eau actionnait un nombre important de moulins. Continuant sa course en aval du pont moderne, elle actionnait alors ces fameuses roues à aubes et à godets que l'on nomme ici "meuses" qui permettaient d'élever l'eau du canal pour l'irrigation de terres horticoles  situées en terrasses plus élevées. Ces superbes roues, longtemps laissées à l'abandon, ont été magni-fiquement restaurées il y a peu.

Bessan et l'ancien moulin bladier sur l'Hérault

Le visiteur de ce site restera impressionné par les imposantes ruines du moulin de Bessan, en sachant qu'il est mentionné, dès le douzième siècle et qu'il fut fortifié, comme bien d'autres au Moyen Âge, à partir du treizième. Il s'agit d'un moulin bladier (à bled, c'est-à-dire à blé ou autres grains) qui se composait de deux bâtiments totalisant six paires de meules à roues verticales dont la plus grande atteignait 2,60 m de diamètre.
On sait dans l'histoire qu'il a joué aussi le rôle de moulin à huile. On sait aussi qu'à la Révolution, il faut vendu comme bien national de seconde origine et qu'il fut acquis par Monsieur Crouzillac de Pézenas et qu'après avoir connu d'autres propriétaires, il fut affecté, en 1854, lorsque l'oïdium apparu dans les vignes à la trituration du soufre, alors importé d'Italie.

Il est transformé ensuite, en 1876, par adjonction de deux tours. Recensé en 1891, il est mentionné bien plus tard à l'état de ruine en 1873. Malheureusement, en 1977, une partie du moulin s'écroule.
Ces ruines encore majestueuses sont à respecter.

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