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Alpilles : près d'Eyguières, le château de la Reine Jeanne |
Pour y aller : partir par l'A9 direction Lyon pour, au niveau de Nîmes, prendre la bretelle autoroutière se dirigeant vers Arles. Après le péage, continuez par la 2 x 2 voies, direction Arles et Salon-de-Provence. A partir de St-Martin-de-Crau, et après le péage, vous êtes sur l'A54. Sortez par la bretelle Eyguières que vous atteignez par la D563. Traversez le village pour prendre la D72 direction Sénas. Repérez le balisage rouge et blanc du GR6 qui longe la route et qui part peu après à droite vers Lamanon par un chemin de terre. Vigilance car, 200 m après ce repère, et dans un virage à droite de la D72, il faut se garer sur la gauche au niveau d'un chemin.
La mini-balade : partir par ce chemin et marcher pendant 1,2 km. Vous êtes alors dans une zone ouverte avec, sur votre gauche, les vestiges de l'imposant château qui vous dominent. La piste évolue par une courbe à gauche et entame une montée jusqu'à un plat. A la bifurcation qui suit, montez par la gauche vers les ruines du château en passant devant le mas de Bane doté d'une belle architecture. Montez au château avec précaution pour en visiter les anciennes salles. Attention aux divers risques. Revenez ensuite par le même chemin, sans oublier d'aller voir la chapelle en contrebas sur le Sud.
Le Castellas dit "de la Reine Jeanne" : il s'agit en fait du château de Roquemartine, qui est un véritable nid d'aigle, perché sur sa colline, et dont les ruines visibles de loin impressionnent encore. C'est la famille d'Albe qui en aurait été propriétaire à partir du 13e siècle. Seigneurs du château, ils l'auraient abandonné bien plus tard au profil d'une demeure en plaine bien plus confortable. |
L'Abbaye St-Michel-de-Frigolet sur la Montagnette |
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Pour y aller : de Montpellier, partir par l'A9 direction Nîmes pour sortie à la bretelle Grand Gallargue et prendre la direction Vauvert puis St-Gilles. A l'entrée de cette cité, partir à gauche vers Beaucaire. Traversez cette ville puis le Rhône pour vous retrouver dans Tarascon. Sortez par la D970 direction Graveson et Châteaurenard. Après 8 km, prenez la D81 qui va vous mener au parking de l'abbaye.
La mini-balade : elle vous permettra de jouir pleinement des lointains. Après la visite du site religieux, et juste en sortant de l'abbaye, partez à gauche par la petite route qui monte légèrement le long de l'enclos. Dans le virage à gauche, délaissez le goudron et continuez tout droit pour découvrir un balisage jaune avec panneau mentionnant la direction de Boulbon. Suivez désormais la peinture jaune généralement appliquée au sol sur ce cheminement à peu près rectiligne qui va couper à plusieurs reprises un chemin forestier. De plus, c'est une évolution en "montagnes russes". Sur les points les plus élevés, vous pourrez alors observer des panoramas tous azimuts : vues sur les tours de l'église abbatiale à l'Est, sur les Alpilles vers le Sud et sur la vallée du Rhône au Nord. Au niveau d'une autre large piste, le balisage propose de descendre par une combe jusqu'à Boulbon et son château. C'est ici qu'il vous est proposé de faire demi-tour. Cet aller-retour se fait sans difficulté en 1h15 – 1h30 environ.
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La Calanque de Port-Miou à partir de Cassis |
Pour y aller : en arrivant de Marseille par la N559, il faut pénétrer dans Cassis au rond-point situé près de la Ferme blanche et vous diriger par les extérieurs à droite vers la Pinède, puis vers le Bestouan et, de là, rejoindre vers le port la plage du Bestouan. Se garer sur le parking de droite.
La mini-balade : du parking, suivre le balisage rouge et blanc du GR98 à travers diverses avenues de ce secteur Ouest de Cassis. Le GR va de dissocier. Délaissez le GR98a qui part à droite pour continuer sur le GR98b qui, après une descente, va accéder à la partie Est de la calanque de Port-Miou. Contournez-la et, après une courbe à gauche, vous allez progresser sur un cheminement ombragé par de nombreux pins d'Alep, de taille parfois remarquable. Vous êtes dans la partie portuaire de la calanque et, progressivement, vous allez accéder à sa courbe à gauche lui permettant la jonction avec la mer proprement dite. A ce niveau là, il vous est proposé soit de continuer par la droite et, en suivant le GR, d'aller observer la calanque suivante qui est celle de Port-Pin, soit de faire demi-tour et de revenir en suivant le balisage à votre point de départ.
Curiosité de la calanque de Port-Miou : la calanque de Port-Miou, en dehors du fait qu'elle est la plus longue de toutes les calanques, se caractérise par l'existence d'une exsurgence. Ce terme implique l'existence d'une rivière en amont qui s'est enfoncée sous terre et qui réapparaît, soit sur sol sec, soit sous la mer, ce qui est le cas ici. C'était sans doute, avant la fin de la dernière glaciation, une source qui apparaissait à l'air libre. De cette période à nos jours, il s'est passé 10 000 ans environ et la mer a envahi ce site (ce qui explique aussi la disparition aérienne de la grotte Cosquer dont l'entrée n'est accessible aujourd'hui qu'en plongée sous-marine. Cette source de Port-Miou possède un débit moyen de 7 m3/s pouvant aller de 4 à 150 m3/s selon les évènements météorologiques de l'année. L'eau de cette source, qui est l'exsurgence sous-marine la plus importante d'Europe, proviendrait des massifs de la Sainte-Beaume, de la Sainte-Victoire et autres zones calcaires à l'Est de Marseille. |
A St-Rémy-de-Provence : le sentier Van Gogh |
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Pour y aller à partir d'Arles, suivre tout simplement la direction de St Rémy de Provence et, dans la cité, chercher le panneau mentionnant Glanum et les Antiques. Se garer juste après le site des Antiques à droite sur les zones de parking obligatoires.
La mini-balade : du parking traversez avec prudence la départementale et dirigez-vous vers l'ancien monastère St Paul de Mausole. Vous y trouverez une série de panneaux au niveau des sites qui ont inspiré Van Gogh quant aux tableaux peints durant son séjour à l'asile de St-Paul. C'est d'abord l'allée qui mène au monastère, puis la petite route qui part à droite vers le mas des Pyramides. Vous découvrirez dans un pré le haut monolithe de 20 m à l'emplacement des anciens lieux d'extraction de la pierre calcaire. De là, partez sur la droite pour aboutir à la partie boisée où se situe les anciennes carrières souterraines. On peut y pénétrer avec prudence pour y constater l'immensité des cavités et l'importance de la masse du matériau extrait. En partant sur la gauche juste après, c'est le Mas St-Paul peint par le maître. De là, on reviendra, tout en longeant le site de Glanum au lieu de départ. Bien entendu, visiter Glanum s'impose, ainsi que l'église romane et le cloître de l'ancien monastère.
Van Gogh à Saint-Rémy de Provence : en 1888, Vincent Van Gogh s'installe en Provence à Arles. Durant les 15 mois de son séjour ici, il va réaliser 200 tableaux inspirés par les lieux, la lumière et les couleurs de la région. C'est le début de la période dite "jaune" : les tournesols, la maison jaune, les meules de Provence, les blés en plaine d'Arles, etc.
C'est à la suite d'une violente dispute entre lui et Gauguin de passage en Arles qu'il se tranche de lobe de l'oreille gauche; Jusqu'au début de 1889, il peint de nombreuses toiles, mais son comportement général est tel qu'une pétition venant de son voisinage réclame au maire son internement. Il séjourne en mars 1889 à l'hôpital qui, ne pouvant le garder si longtemps, le fait admettre à l'asile de Saint-Rémy installé dans le monastère St Paul de Mausole. Il y restera un peu plus d'un an. On met à sa disposition une chambre afin qu'il peigne et il sera autorisé, accompagné d'un gardien, à aller peindre dans les environs. Il y réalisera environ 150 toiles. Citons : les carrières de St Rémy, les iris, les oliviers, la cueillette des olives, le mas St Paul, etc.
En mai 1890, il quitte les lieux pour s'installer définitivement à Auvers-sur-Oise pour, en plein désespoir, se suicider le 27 juillet de la même année.
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Le village d’Eygalières au Nord des Alpilles
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Pour s’y rendre : aller jusqu’en Arles par l’A9 puis l’A54 à partir de Nîmes. De là, dirigez-vous vers Saint-Rémy-de-Provence puis vers Eygalières. Se garer en bas du village sur les emplacements prévus près de l’église .
Le village : c’est l’un des plus beaux villages de Provence avec son petit air de crèche provençale. Ici, de nombreuses sources naissent, d’où la toponymie. Les Romains, bien entendu, s’y intéressèrent et construisirent un aqueduc de près de 70 km pour alimenter Arles. Le village était doté d’un château, le tout étant entouré d’un rempart dont il reste quelques vestiges, ainsi qu’une porte nommée Auro. |
Non loin de là, l’église St-Laurent du 12e siècle est couverte d’une toiture de lauzes. Elle fut agrandie au 16e siècle. Juste après, la chapelle des Pénitents blancs, datée du 17e siècle, sert aujourd’hui de dépôt archéologique et lapidaire. Tout en haut, dominant le village actuel, c’est le donjon carré (12e – 16e siècles) qui est ce qui reste de l’ancien château. Il est surmonté d’une vierge du 19e siècle. La tour de l’Horloge, datée de 1673, fut construite avec les pierres du château démantelé. En contrebas, sous les pins, c’est l’ancien puits du 12e siècle approchant les 80 m de profondeur.
La balade : du parking, traversez le village par la rue principale qui vous permet de monter jusqu’à la partie sommitale avec le village primitif. Vous accédez à la porte Auro pour, juste avant, monter à droite et longer les chapelles. De là, rendez-vous près du donjon où la vue d’ensemble sur le village et le massif est remarquable. Revenez ensuite en ligne de crête vers la brèche qui vous permet, par un sentier, d’accéder au vieux moulin à vent.
En revenant au parking, il vous est conseillé de partir par la D24b, direction Orgon, jusqu’à la chapelle St-Sixte située à 1,5 km de là. Garez-vous et approchez-vous de ce bâtiment roman du 12e siècle qui fut construit sur l’emplacement d’un temple païen de l’époque romaine. Vous serez étonné par le vaste porche daté de 1629. Cette chapelle servit ensuite de lazaret pour la mise en quarantaine des personnes malades. Ici, un pèlerinage est organisé chaque année, le mardi de Pâques. |
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| Fontvieille et le moullin de Daudet |
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Pour s'y rendre : en venant d'Arles, pénétrez dans Fontvieille pour prendre la D33 à droite avec panneau mentionnant la direction du moulin de Daudet. Après 600 m, c'est un grand parking sur la gauche dans les anciennes carrières.
Mini balade : un environ vous est proposé. Du parking, dirigez-vous vers les grands panneaux d'information touristique et engagez-vous sur l'escalier de droite qui vous mène sur la colline du Moulin de Daudet. Il s'agit en fait d'un musée consacré l'écrivain qu'il vous est possible de visiter. Ensuite, à l'arrière du moulin, descendez sur une piste à gauche pour rencontrer en sous-bois un chemin doté d'un balisage jaune et de panneaux fléchés mentionnant Château de Montauban. En les suivant, vous rencontrez sur la gauche les vestiges des autres moulins ayant fonctionné jadis sur ce secteur. Et plus, plus bas, c'est un cheminement avec des ornières dues aux roues des charrois qui transportaient des blocs de pierre. En longeant le mur du château, vous accédez à l'entrée du parc municipal dans lequel vous pouvez vous promener. Après quoi, revenez sur la piste aux ornières et vous y verrez une jonction de 2 balisages jaunes. Vous pouvez immédiatement revenir par la droite si vous le souhaitez ou partir à gauche pour contourner la colline dotée d'un réservoir. Pour cela, allez à droite au 1er carrefour, puis encore à droite 500 m après. Au niveau de l'aire de pique-nique qui suit, c'est encore à droite pour retrouver le moulin de Daudet.
A propos d'Alphonse Daudet : il est né en 1840 à Nîmes et obtient, en 1856, un poste de maître d'études à Alès pour se rendre, un an plus tard, à Paris et rencontrer Zola, Flaubert, les frères Goncourt et autres écrivains. Le château de Montauban, que vous approcherez durant la balade, appartenait à des cousins de Daudet qui fut reçu régulièrement chaque été dès 1860. C'est en fait le contexte des 4 moulins proches ainsi que le personnel du château qui inspirèrent Daudet pour les personnages décrits dans ses contes des Lettres de mon Moulin. C'est en 1935 que la société des Amis de Daudet inaugure le musée qui rassemble œuvres, photographies et souvenirs de l'écrivain poète. C'est le Moulin Saint Pierre qui fut choisi car se rapprochant le plus de celui décrit par Daudet, dont le nom fut donné à l'édifice alors qu'il n'y a jamais habité. |
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