Dans le Vaucluse


 


 

 

Vaison-la-Romaine :
cité médiévale
et pont romain sur l'Ouvèze

 

Pour y aller : l'idéal est de se rendre à Carpentras via Avignon. Prendre en suite la D938 direction Malaucène puis Vaison-la-Romaine. Dans le village, suivre la direction Village médiéval et se garer sur le parking prévu au pied des remparts. On peut aussi y aller par l'autoroute direction Lyon, sortir par la bretelle Bollène et prendre de là la D94 direction Nyons. Après le village de Tulette, partir à droite vers Vaison-la-Romaine, d'abord par la D20 puis par la 973.

La balade : récupérez les escaliers montant sur l'éperon rocheux pour, en arrivant au pied des anciens remparts, s'engager plutôt sur la droite à travers les ruelles qu'il faut découvrir en prenant le temps d'observer de nombreux anciens bâtiments. Vous montez ainsi progressivement jusqu'au site de l'ancien château. Vigilance quant aux falaises. Le panorama est ici remarquable. Redescendre par le côté opposé en passant près de l'ancienne cathédrale. Un peu plus bas, suivre les panneaux mentionnant la direction du pont romain enjambant l'Ouvèze. Vous le découvrez à l'aval et, en le traversant, sur l'amont. De là, vous disposez d'une vue superbe sur le rocher supportant le village médiéval.

Un peu d'histoire : c'est à la fin du 12e siècle que la population de Vaison, placée sous l'autorité des comtes de Toulouse, est déplacée vers les défenses naturelles de l'éperon rocheux, ceci suite à de multiples rivalités entre comtes et évêques successifs.

Le château comtal y est construit. En 1274, le Comtat Venaissin devient propriété pontificale. La haute ville, avec plus de 100 maisons, est entourée de remparts au 14e siècle, lors de la guerre de cent ans. La cité basse étant abandonnée, une église est édifiée sur le promontoire en 1464 et devient cathédrale. Elle s'intègre dans les remparts, au plus près du vide. Sa façade, de style jésuite, date de 1776. L'édifice est délaissé en 1897 et le culte continue dans l'ancienne cathédrale romane Notre Dame de Nazareth.

                         Les gorges du Régalon

Pour y aller : il faut aller à Cavaillon pour prendre la D973 direction Mérindol et Pertuis, qui va longer le Petit Luberon par le sud. Bien avant Mérindol, vous allez observer une bretelle à gauche direction La Roquette, puis une autre vers Logis Neuf. 2,5 km après cette deuxième bretelle, vigilance car il faut aller à gauche en suivant l'indication gorges du Régalon. Vous accédez à un parking obligatoire en 2 minutes.

 

La mini-balade : c'est un aller-retour dans les gorges qui peut aller 40 minutes à 1h30 selon votre progression. Du parking, partir par le chemin avec panneau gorges du Régalon. Vous longez une propriété privée avec des oliviers pour vous retrouver face à l'impressionnante entrée des gorges sur la droite. Vous évoluez désormais sur cet unique cheminement doté de nombreuses parties resserrées avec hautes falaises vous dominant. Vous allez être confrontés à des petits ressauts, pour certains faciles, pour d'autres un peu plus délicats. C'est pourquoi il vaut mieux être chaussé correctement afin de ne pas glisser. De plus, éviter ces gorges en cas de présence d'eau. Ce site est déconseillé aux jeunes enfants. A tout moment, il vous est possible de faire demi-tour. Vous en ramènerez un souvenir inoubliable.

 

Gorges en milieu calcaire : il s'agit ici d'une érosion classique en milieu karstique, liée à la dissolution du carbonate de calcium, se développant du fait de l'écoulement d'un cours d'eau. Ici, le creusement très profond et les gorges très resserrées sont le résultat de l'érosion par le ruisseau "le Régalon" qui n'a jamais eu de débit outrancier, ce qui a engendré cette étroiture. Il s'agit d'un défilé extrêmement impressionnant. Vous observerez en ces lieux une flore spécifique car, si le massif du Luberon est globalement sec, on pourra au fond de ces gorges, rencontrer des plantes qui généralement nécessitent un habitat frais et humide, d'autant plus qu'étant donné la profondeur, le soleil n'y pénètre quasiment pas.

L'ancien monastère de Thouzon

 

Pour y aller : à partir d'Avignon, chercher la sortie direction Isle-sur-la-Sorgues (ancienne N100).Vous passez par Châteauneuf-de-Gardagne et 3,5 km après, vous accédez à la commune Le Thor. Sans y pénétrer, prenez alors la D1 qui contourne l'agglomération par le Nord direction Velleron. En 1 km, c'est un rond-point près du stade et des cours de tennis. Laissez votre voiture dans le secteur.

 

La mini-balade : Il s'agit d'un aller-retour de 2,5 km. Dirigez-vous au niveau du rond-point sur la petite route de campagne qui part vers le Nord, à droite de la D98. Dans cette plaine largement cultivée, vous évoluez vers la colline de Thouzon. Après 650 m, c'est un carrefour avec une autre petite route. Il faut continuer en face  et passer devant quelques maisons situées à droite. Le goudron fait place à un chemin de terre et, peu après, c'est le début d'une montée (80 m de dénivelé). Vous évoluez dans un environnement boisé et, en arrivant au sommet de la colline, vous découvrez les vestiges imposants de l'ancien monastère.

 

 

Thouzon : monastère et grottes. C'est un simple prieuré daté du 11ème siècle qui est mentionné ici pour la première fois. En prenant de l'extension, il fut élevé au rang de monastère, puis afin de se protéger des pillards, il fut fortifié au 16ème siècle pour être abandonné un siècle plus tard. Vous constatez que les vestiges ont été en partie restaurés. On peut particulièrement apprécier l'église romane Sainte Marie, mais aussi la petite chapelle Saint Pierre et les diverses tours défensives. De plus, de ce point haut, c'est un vaste panorama qui se présente à vous.

 

Non loin de là, et en période normale d'ouverture, vous avez la possibilité de visiter les grottes de Thouzon (payant) qui permettent d'observer le lit fossile d'un ancien cours d'eau souterrain qui a généré d'imposantes concrétions.

 

  La route de la Lavande
sur le plateau d'Albion

Pour y aller : l'idéal est de se rendre à Carpentras pour prendre la D942 jusqu'à Sault en passant par les impressionnantes gorges de la Nesque. Vous êtes alors sur la route de la Lavande. Prenez la direction de St-Christol. Vous accédez au plateau d'Albion, avec sa succession de magnifiques champs de lavande, parmi lesquels des fermes et des mas aux pierres de belle couleur claire. Vous traversez une suite de zones boisées en chêne blanc avec de la trufficulture ainsi que des secteurs à châtaigniers. A St-Christol, prenez la D34 jusqu'à Revest-de-Bion puis, dans un fabuleux paysage, la D950 direction Banon.

 

Proposition d'une première mini-balade : laissez votre voiture dans la partie basse, sur la place principale ou vers la gendarmerie. Montez par une ruelle jusqu'à la porte d'accès à la cité historique en passant sous une maison et en croisant l'ancienne fontaine du village. Vous accédez à une ruelle pavée et, en partant à gauche, c'est la partie médiévale avec ses andrones (passages sous voûtes) et ses maisons anciennes. Plus loin, montez à droite pour accéder près de l'église. D'autres panoramas se présentent à vous.

Après observation de quelques maisons classées, redescendre à gauche vers la place basse du village où vous pourrez alors vous approvisionner dans le célèbre et ancien petit magasin de produits de terroir. Qualité garantie et, pour certains, produits faits maison.Suite à cette visite pédestre, prendre la D51 direction Simiane-la-Rotonde.

Proposition d'une deuxième mini-balade : la visite pédestre de ce village s'impose. Vous pouvez vous garer sur le haut ou le bas du versant, sur lequel ce sublime village s'étale. De toute façon, il vous faut passer au niveau de la rotonde (tour circulaire) et parcourir les ruelles pavées, les escaliers et les andrones, le tout entouré de maisons de caractère.

De là, le plus sympa est de relier Simiane à St-Christol pour, juste avant ce village, partir à gauche sur la D34 pour passer à Lagarde-d'Apt et ainsi redescendre vers Apt et rentrer soit par Cavaillon, soit par Avignon.

 

Pays de lavande : dans toutes ces zones traversées, on cultive la lavande depuis le 16ème siècle et peut-être même bien avant. Le nom de lavande vient du latin lavare, qui signifie laver. En effet, on en brûlait jadis les fagots dans les rues des cités pour "nettoyer" en cas d'épidémie de peste ou de choléra. L'essence de lavande a des vertus désinfectantes. Son exploitation sous forme de cultures se développe surtout entre 1900 et 1920. A cette époque, on remplace la lavande vraie (lavande officinale) par le lavandin, qui est un hybride de cette lavande vraie avec la variété sauvage appelée Aspic. Ce lavandin, que l'on cultive par boutures, s'avère bien plus productif.

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