Dans le Gard

 



 

La Roque-sur-Cèze

et

les cascades du Sautadet


 

 

Pour y aller : Le plus facile, de Montpellier, est de partir par l'A9, direction Nîmes et Remoulins. Sortir à la bretelle Remoulins et revenir à l'entrée de la cité par la N100. Juste à l'entrée, un rond-point se présente à partir duquel vous partez à droite par la N86, direction Bagnols-sur-Cèze. A la sortie de cette ville, sur la route de Pont-St-Esprit, partir à gauche en direction de Goudargues par la D980. Après 8 km, il faut prendre à gauche la D186 direction La Roque sur Cèze. Traversez la rivière par le pont et garez-vous juste après sur le parking obligatoire.

 

La mini-balade : allez jusqu'au fond du parking pour emprunter la petite route montant jusqu'au village. Il faut absolument parcourir toutes les ruelles et accéder au point panoramique permettant une belle vue sur la vallée de la Cèze. Redescendez ensuite par la petite départementale jusqu'au pont Charles Martel doté de 12 arches pour traverser la rivière. Prenez juste après la petite route sur la rive gauche qui vous fera accéder au site des cascades.

 

 

Un peu d'histoire : pour accéder au village de La Roque-sur-Cèze, il faut, selon le lieu d'où l'on vient, enjamber la Cèze par un pont médiéval étroit. Il s'agit du pont Charles Martel, classé à l'inventaire des Monuments Historiques. Le village lui-même est un site inscrit. Ses ruelles, bordées de superbes bâtisses récemment restaurées, convergent vers la partie sommitale. Le château y est adossé de telle façon qu'il se protège ainsi du Mistral, vent dominant. Sa position idéale lui conférait une fonction de surveillance de la vallée de la Cèze, au même titre que les châteaux de Sabran et de Verfeuil. Il n'est pas visitable, mais on peut le décrire comme étant composé d'une tour avec deux échauguettes et un superbe logis. A proximité, se tient, à l'Est, la chapelle castrale. De là, partaient des remparts, aujourd'hui disparus, jusqu'au village. Ce château fut construit au 11e s. afin de défendre le pont Charles Martel. En 1156, il dépendait de l'Évêque d'Uzès. Puis diverses grandes familles en furent propriétaires dont les Sabran, les Nicolaï ainsi que la famille de La Gorce. Les Huguenots l'incendièrent en 1573 et, compte tenu des dégâts occasionnés, il ne fut plus jamais habité après. Il servit de carrière de pierre à la fin du 19e s. et ce n'est qu'à partir de 1965 qu'un nouveau propriétaire le fit restaurer. En aval du pont du 13e s. à 12 arches, les cascades du Sautadet sont une curiosité inattendue en ces lieux. Bien que la pente du terrain ne soit pas importante, la Cèze a creusé ici des marmites de géant dans cette barrière de calcaire avec, comme conséquence, de multiples cascades. C'est sublime, dangereux, et parfois mortel. De nombreux accidents y sont à déplorer (environ 25 décès en 20 ans). Prudence, donc, lors de la visite.


 

Le château de
St-Bonnet-en-Salindrenque

 

 

Pour y aller : de Montpellier, partir par la D17 direction Quissac. Prendre la D999 jusqu'à Sauve puis St-Hippolyte-du-Fort. En arrivant au rond-point face aux anciennes casernes, partir à droite direction Lasalle. Vous êtes sur la D35 qui va aboutir au col de Rédarès. Descendez et pénétrez dans Lasalle pour aller vous garer sur la place près du Temple.

 

La mini-balade : du parking, redescendez sur la D39 et partez à gauche en suivant le balisage rouge et blanc du GR63 qui va à droite s'engager sur une charmante petite route longeant la rivière jusqu'au pont à la jonction avec la D35. Continuez à droite avec précaution pour, 300 m après, partir à gauche sur la D2. Suivez bien désormais le balisage jaune qui vous fait accéder au château en montant à gauche par un escalier. Après observation de ce château spectaculaire, revenir par le même cheminement.

 

Superbe château : il fait l'objet d'une restauration depuis 35 ans. Sa puissante stature en fait l'un des fleurons de cette vallée de la Salindrenque. Il connaît une longue histoire depuis son origine carolingienne. Ce fut une possession de la puissante famille d'Anduze jusqu'à la croisade des Albigeois. Il en subsiste encore le donjon de style roman. Possession royale puis de la famille de Barre, il devient propriété de la famille de Vignolles qui l'agrandit et l'embellit au 17ème siècle. Il échappe aux exactions liées aux guerres de Religions mais, par contre, lors de la Révolution, il connaît de fortes dégradations avant d'être vendu comme bien national pour être ensuite transformé en domaine agricole.

 

 

L'arboretum de Cazebonne
à Alzon

         


De Montpellier
: partir par la D986 jusqu'à Ganges, puis de là Pont-d'Hérault. À ce niveau, continuez par la D999 jusqu'au Vigan. Poursuivre par cette même départementale direction Bez-et-Esparon, puis Arre pour arriver à Alzon. Après le tunnel, vous êtes dans le village. Passez le pont sur la Vis pour partir juste après à droite sur la petite D231 mentionnant la direction Le Villaret. La route est étroite et, après environ 4,5 km, il faut s'engager à gauche sur la piste forestière carrossable qui, en 1,3 km, vous amène à la maison forestière de Cazebonne. Se garer sans gêner.

 

La mini-balade : à partir du lieu-dit Cazebonne, il y a en fait deux circuits possibles qui vous permettront de découvrir les nombreux arbres de l'arboretum.

- Un premier circuit d'une heure, qui tient compte du temps que vous mettrez à lire les nombreux panneaux pédagogiques. Pour le départ de cette petite boucle, avancez-vous au-delà du lieu-dit jusqu'à la boucle serrée à gauche du chemin forestier. Vous trouverez le descriptif de l'itinéraire sur un panneau.

- La seconde boucle, légèrement en balcon, a son point de départ au niveau de la maison forestière. Le circuit est prévu  pour environ 2 heures de balade.

A noter que ces deux circuits ont un caractère familial.

 

Mise en place de l'arboretum : celui de Cazebonne a commencé à être planté en 1903, alors que d'autres ont vu le jour vers la fin du XIXe siècle. Ici, à Alzon, nous avons à faire à l'arboretum le plus méridional et le plus bas du massif du mont Aigoual. Comme les autres, tels que l'Hort de Dieu, la Foux, Roquedols, St-Sauveur-des-Pourcils, etc., il a pour but de tenter d'acclimater de nombreuses espèces issues de divers continents, de préférence situés plus ou moins aux mêmes latitude et altitude, et de suivre d'année en année le comportement de ces arbres, leur évolution en étudiant l'ensemble des critères et paramètres qui permettront peut-être des plantations nombreuses adaptées au climat, au sous-sol et aux expositions. Nous ne citons pas les espèces présentes, tant elles sont nombreuses, mais vous pourrez mieux les connaître en lisant attentivement les panneaux installés pour le public.

   

De St-Laurent-la-Vernède
à La Bastide-d'Engras


Feuille de route : à partir de Sommières, prendre la direction Uzès par St-Mamert-du-Gard, La Calmette et Dions. Au niveau de l'avenue périphérique d'Uzès, partir par la D5 jusqu'à St-Quentin-la-Poterie, puis par la D23 direction Saint-Laurent-la-Vernède. Dans le village, se garer du côté de la mairie au niveau de la place aux Platanes dotée aussi d'un lavoir.

La balade : il faut bien entendu soit au début, soit en fin de balade,  visiter le fort, les remparts comme l'intérieur. Rejoignez ensuite le lavoir pour prendre, à sa gauche, la petite route qui longe le stade et qui traverse, plus loin,  la rivière la Tave. Le cheminement remonte ensuite en partie boisée. À la bifurcation qui suit, prendre à gauche puis encore à gauche juste avant la route pour passer non loin de la station de pompage. Vous arrivez à La Bastide-d'Engras qu'il faut visiter en montant jusqu'à la place du Château. Revenir ensuite par la rue intermédiaire et descendre à droite par la petite route passant près du mas Clary. Vous enjambez à nouveau la Tave pour partir à gauche au carrefour et atteindre St-Laurent en 20 minutes (parcours d'environ 5,5 km soit 2h30 à 3h avec visite).

St-Laurent-la-Vernède : comme l'indique une inscription à la porte principale d'entrée, ce sont les habitants du village qui ont construit le fort, plus particulièrement les familles importantes qui ont négocié d'ailleurs la possibilité de recevoir en compensation des emplacements à l'intérieur pour y construire des maisons. L'édification s'est faite en 1445 alors que la région était traversée par les compagnies routières liées à la guerre de Cent ans. Ce sont des membres de la maison d'Uzès qui, au début du 13ème siècle, furent les premiers seigneurs de St-Laurent. À voir, lors de votre visite, le lavoir.

 Les moulins de Calvisson  

 

De Montpellier : il faut, par la D610, se rendre à Sommières en passant par Castries. Allez jusqu'au troisième rond-point, au niveau du pont neuf sur le Vidourle. Traversez le fleuve et, juste après, partir à droite pour trouver la route d'Aujargues, Congeniès et Calvisson (D40). Dans cette dernière cité, pénétrez à gauche pour vous rendre au centre-ville et vous garer sur la place principale, tout près de l'église.

 

La mini-balade : de la place du village, dirigez-vous par la rue de l'Hôpital vers la mairie. Juste après, vous découvrez, toujours en montant, la halle pittoresque. Continuez par la rue de la Tranchée pour aboutir à la rue Guillaume de Nogaret. Un panneau indique la direction du Roc de la Gachone. Le goudron se transforme vite en chemin de terre.

Vous aboutissez au pied d'une première colline boisée sur la droite, avec un chemin s'y dirigeant. Vous allez y rencontrer, comme indicateur, une structure curieuse en bois et en métal. Dirigez-vous sur la colline où se situait jadis le château de Calvisson. Il n'en reste quasiment rien. Au sommet, un ancien moulin à vent avec une toiture curieuse sur laquelle poussent de petits pins. Cette colline est boisée de pins d'Alep et de cyprès. Revenir ensuite vers le chemin initial pour continuer à droite vers le pied de la seconde colline, le Roc de Gachone.

Quitter le chemin principal pour emprunter à droite un sentier qui va monter jusqu'à un grand abri doté de bancs situé sous les moulins. Attention : cheminement pierreux, avec parfois quelques marches. De l'abri, montez sur le plat où se situent les moulins dont il ne reste que le corps principal. Celui de droite est doté d'un escalier en fer. On le monte pour dominer la région et découvrir la table d'orientation sur sa terrasse.

 

Au temps des céréales : une grande partie de la plaine de la Vaunage qui se situe au pied du Roc de Gachone est actuellement constituée de vignobles. Il n'en a pas toujours été ainsi. En effet, avant le développement de la culture de la vigne au XIXe siècle, ce vaste territoire d'alluvions allant d'Aujargues à Caveirac était surtout l'objet de cultures céréalières. Le blé notamment représentait une ressource essentielle pour l'alimentation de la population. Peu après les moissons, il fallait moudre rapidement les grains. S'il existait sur le Vidourle ainsi que sur le ruisseau de Corbières des moulins hydrauliques, ceux-ci étaient en nombre insuffisant pour assurer le travail. Il a donc fallu développer des moulins à vent. Il y en eut trois sur le Roc de Gachone et un autre sur la colline qui supportait jadis le château de Guilhaume de Nogaret. On en connait bien d'autres sur les collines environnantes. L'énergie éolienne fut donc en ces temps-là complémentaire de l'énergie hydraulique.

 Rochefort-du-Gard :
le site de ND-de-Grâce

 

 

Pour y aller : partir par l'A9 direction Nîmes - Lyon. Sortir par la bretelle Remoulins pour récupérer l'ancienne N100 direction Avignon. Après 6 km, il faut prendre la D976 se rendant à Rochefort-du-Gard. Se garer à l'entrée sur un vaste parking situé à droite.

 

La mini-balade : du parking, il vous est proposé de vous diriger dans le village par la droite pour, après la découverte des ruelles, vous rendre sur le point le plus élevé où se situe la magnifique église du 11e siècle. Pour cela, suivre tout simplement les panneaux indiquant Le Castellas. Ici, la vue panoramique est exceptionnelle : la vallée du Rhône, les Alpilles, le Luberon, et même le Ventoux. Après pause, redescendre jusqu'à la D976 au pied du village pour repérer deux balisages, l'un jaune et l'autre vert et jaune. Traversez la départementale en les suivant pour monter par le vieux chemin de Notre-Dame. Cette ruelle oblique à droite pour redescendre. En bas de côte, il faut partir à gauche et vous diriger vers ND de Grâce en remontant. Très belles vues là aussi et après vos observations, dirigez-vous jusqu'au grand calvaire.

 

ND-Dame-de-Grâce : il s'agit d'un ancien monastère situé sur un promontoire qui aurait été créé pour commémorer la victoire de Charles Martel sur les Sarrasins en 737. Il y eut ici une première chapelle dont la construction aurait été décidée par Charlemagne à la fin du 8e siècle. Puis ce fut une église à l'époque romane qui remplaça ce premier édifice. Elle fut reconstruite à la fin du 17e siècle, telle que nous la voyons aujourd'hui. Ce très beau site domine de gigantesques panoramas et peut représenter  un agréable lieu de détente. À noter que le chemin de croix fut édifié au 19e siècle. Aujourd'hui, cet ensemble religieux est tenu par les frères Maristes.


   La chartreuse de Valbonne
au nord-est du département du Gard


Pour y aller
: partir par l'autoroute A9, direction Nîmes - Remoulins. Sortir de l'autoroute par la bretelle REMOULINS : il n'y en a qu'une. Au rond-point de sortie, revenez par la D613 jusqu'à l'entrée de REMOULINS. A ce niveau, partir au rond-point à droite direction Bagnols-sur-Cèze (ancienne N86). Traversez Bagnols-sur-Cèze direction Pont-Saint-Esprit. A la sortie de Bagnols et après le pont sur la Cèze, roulez 750 m environ pour partir à gauche sur la D980 direction La Roque-sur-Cèze et Goudargues (c'est aussi la direction de Barjac). Vous allez contourner le village de Saint-Gervais, puis passer près de Saint-Michel-d'Euzet pour, juste après l'embranchement le La Roque-sur-Cèze à gauche, partir à droite par la D166 dans Saint-Laurent-de-Carnols et continuer par la D23 jusqu'à la Chartreuse de Valbonne (panneaux indicateurs). Garez-vous sur le parking prévu à cet effet. 

 

La mini-balade : avant la visite de la Chartreuse, une mini-balade de 2,5 km vous est proposée. Pour cela, du parking, continuez par la D23b en suivant un balisage jaune qui correspond au chemin de petite randonnée (PR) n° 15. Après 650 m, le sentier s'écarte de la route à gauche. Suivez-le pendant 500 m pour rencontrer une bifurcation. Il faut prendre alors à gauche ce qui est nommé sentier botanique. Suivez-le pour contourner par le nord les bâtiments de la Chartreuse et retrouver, après 1 km, le PR15 ainsi que le GR42A balisé en rouge et blanc. Suivez ces balisages qui vous ramènent en 15 minutes à l'entrée de la Chartreuse. À noter qu'à l'accueil, il est possible de vous procurer divers documents, mais aussi d'acheter des vins appellation Côte du Rhône avec étiquettes spécifiques de la Chartreuse de Valbonne. 

 

La chartreuse de Valbonne : C'est l'évêque d'Uzès qui décida, en 1204, d'implanter ici une communauté de Chartreux. Bien que gigantesques, ces bâtiments n'accueillirent qu'une quarantaine de personnes, domestiques compris. Le monastère fut désaffecté en 1901. Il est aujourd'hui possible de le visiter. On notera, outre les cellules des moines, l'existence de deux cloîtres : le petit cloître datant de la fondation de cette chartreuse, et le grand construit à partir de la deuxième partie du 17e siècle. À noter qu'il y eut diverses affectations de ces bâtiments au 20e siècle. Ils devinrent en effet la dernière léproserie du territoire français et, aujourd'hui, un centre pour jeunes en difficulté.

 


 Entre La Capelle et Masmolène
par la mer de rochers
 

 

Pour y aller : de Montpellier, récupérer la D610 direction Alès. Dans Sommières, cherchez la route d'Uzès. Vous allez passer par St-Mamert-du-Gard, La Calmette et Dions. Dans Uzès, prendre la D982, direction Pouzilhac et Connaux. Après 8 km, empruntez à gauche la route menant à La Capelle-et-Masmolène (D219). Vous êtes au bourg en 2,5 km. Garez-vous juste après le château sur une petite place à l'entrée de La Capelle.

 

La mini-balade : à partir de La Capelle, se diriger vers le haut du village. Suivre alors sur la droite un balisage jaune qui va vous mener dans un labyrinthe de gigantesques blocs de grès (mer de rochers). Pénétrez-y, et vous y apercevrez des voies d'escalade. Revenez ensuite en arrière et contournez par la gauche cet ensemble rocheux. Vous allez monter ainsi sur un genre de plateau dominant le village, le château et l'étang de La Capelle. Méfiez-vous des à-pics. Après observation, poursuivre à droite sur le sentier balisé qui vous amène au niveau d'un petit site archéologique doté de panneaux pédagogiques. Vous êtes au niveau de Masmolène, et le sentier balisé aboutit à une petite route avec des villas en face. Partir à gauche pour aller visiter l'ancienne église castrale sur la hauteur au pied des vestiges d'une tour de l'ancien château. Si vous disposez de temps, parcourez les ruelles du village aux couleurs variées.

 

La Capelle  et  Masmolène :  deux  bourgs  méconnus. Ces deux bourgs sont séparés par une masse rocheuse de grès de couleur légèrement rosée, dont le dédale de blocs attise l'imagination. Dès l'approche de la commune, c'est d'abord l'imposant château féodal de La Capelle qui attire l'attention. De plan rectangulaire, il est doté de tours d'angle et d'une enceinte ainsi que d'une tour carré remarquable. A l'intérieur de ce château privé, une importante cour et une chapelle du 13ème siècle. Ces lieux étaient jadis une étape pour les pèlerins de St-Jacques-de-Compostelle qui se rendaient à St-Gilles et qui n'étaient qu'à une journée  de marche de Bagnols-sur-Cèze.

Sur le plan des origines, c'est en 1211 que la bastide de La Capelle et le castrum de Masmolène furent donnés par Philippe Auguste aux évêques d'Uzès. Ils en firent leur résidence d'été, assortie d'un prieuré. Domaine épiscopal jusqu'en 1792, puis vendu à des particuliers, il fut ensuite à l'abandon jusqu'en 1965 pour être alors restauré par de nouveaux propriétaires. Quant au château de Masmolène, mentionné au 12ème siècle, il appartint au Duc de Rohan et, dans le contexte des guerres de religions, il fut démantelé par Richelieu. Il n'en reste aujourd'hui qu'une tour donjon en partie détruite.


 

Découverte de l'oppidum
de Gaujac

 

Pour y aller : le plus facile, de Montpellier, est de partir par l'A9, direction Nîmes et Remoulins. Sortir à la bretelle Remoulins et revenir à l'entrée de la cité par la N100.  Juste à l'entrée, un rond-point se présente à partir duquel vous partez à droite par la N86, direction Bagnols-sur-Cèze. Vous allez passer les villages de Valliguières et Pouzilhac pour, 6 km après, prendre à gauche la direction Gaujac. Se garer dans le village.

 

La mini-balade : il s'agit d'un aller-retour du village jusqu'à l'oppidum pour apprécier le site archéologique, ce qui est déjà une belle balade. Du centre du village, partir par l'Est en direction de l'oppidum qui fait l'objet d'indications sur pancartes. Vous êtes sur le "chemin de l'Oppidum".

Cette petite route mène au hameau de Sagriès, non loin de la chapelle Saint-Saturnin. Elle continue par un chemin rural que l'on quitte rapidement pour monter sur la gauche jusqu'à l'entrée de l'oppidum (pancarte). Vous êtes sur du goudron parfois défoncé, en alternance avec de la terre. La montée est conséquente.

Sur le site de l'oppidum il faut alors prendre son temps pour parcourir les diverses terrasses sur lesquelles se développent les vestiges passionnants qui furent retrouvés suite à d'importantes fouilles. Des panneaux bien détaillés vous apportent toutes les explications nécessaires. Suite à la visite, revenir par le même cheminement.

 

Des Celtes aux Romains : les peuplades celtes, dites gauloises, ont développé pendant plusieurs siècles avant JC sur des hauteurs des agglomérations fortifiées. Aussi, cette civilisation a-t-elle été appelée la civilisation des oppidums (ou des oppida). Ici, comme souvent, les Romains se sont installés et, avec leurs techniques et leurs conceptions de l'urbanisme, sont à l'origine de la culture gallo-romaine. Le visiteur sera surpris, à l'entrée de ce site, par la base d'une tour trapézoïdale en blocs posés à sec datant de la fin du 2ème siècle. avant notre ère. Elle défendait la porte d'entrée. Les vestiges d'une muraille, qui datent du début de notre ère, sont visibles encore. Elle entourait l'agglomération sur un périmètre de 1250 m. Sa construction fut autorisée par l'Empereur Auguste à titre symbolique et non militaire, ce qui donna à cette cité le statut politique de chef-lieu de cité latine.

Sur les terrasses inférieures, on trouve encore les bases d'un temple carré dédié à Apollon, qui fut utilisé jusqu'au 3ème siècle. Un parvis de dalles, situé à proximité, était surmonté d'un autel aux sacrifices.

Plus bas, ce sont les thermes qui furent sans doute détruits par un séisme. On en fit ensuite un temple dédié à la déesse Fortuna. En ces lieux, tous les  ingrédients des thermes romains sont réunis avec la salle des bains froids, le vestiaire, la salle tiède (tepidarium), la salle des bains chauds (caldarium), ainsi que deux piscines, puis plus bas les latrines et deux palestres pour les exercices physiques.

Bernis : le sentier
des capitelles


Pour y aller
: de Montpellier, partir l'A9 et sortir par la bretelle Grand-Galargues afin de récupérer la D613 direction Nîmes. Pénétrez dans Bernis pour récupérer la petite route qui va passer sous l'autoroute avec indication Sentier des capitelles. Vous allez découvrir un parking avec panneau explicatif.

 

La mini-balade : partez sur le chemin balisé pour passer sous une première ligne à haute tension et, 350 m après, sous une seconde. Juste après, il faut partir à gauche en montant. Au niveau du panneau jaune, continuez tout droit sur ce chemin qui s'infléchit à droite. Vous accédez plus loin à une autre fourche avec panneaux jaunes. Partez à droite en direction de la capitelle du Grand Bois. Tout en découvrant divers aspects du patrimoine de pierres sèches, vous suivez un sentier de découverte botanique. Vous arrivez enfin à l'impressionnante capitelle du Grand Bois complètement incluse dans un gigantesque clapas. Après pause et observation, revenir en arrière pour partir à droite et découvrir d'autres capitelles. Suivez pour cela la totalité du balisage jaune avec panneaux régulièrement répartis.

 

 

Pierres sèches à Bernis : il y a quelques années, un groupement de bénévoles de Bernis entreprend de restaurer une série d'édifices de pierres sèches et de créer le sentier des capitelles que vos allez parcourir en grande partie.Ces constructions de pierres sèches ont divers noms selon les régions : capitelles ici, bories dans le Vaucluse et le Périgord, garriottes dans le Quercy,  cabanes dans la Vaunage et sur le plateau d'Auverne, cazelles sur les causses, etc. Le plus souvent, abri temporaire  pour les paysans et bergers, parfois utilisé pour le rangement des outils ou de la récolte, on en trouve de toutes formes et dimensions. C'est ainsi que la plus grande du secteur nommée capitelle du Grand Bois, incluse dans son gigantesque clapas, possède une hauteur de voûte de 3,15 m.

On y verra aussi un aiguier. Les aiguiers sont des bassins de retenue d'eaux de source ou de pluie dotés de systèmes permettant la collecte des eaux : petit impluvium, entailles faites sur une dalle pour canaliser l'eau, versants aménagés, etc. La  multiplication de ces bassins protégés par des voûtes de pierre, dans les zones sèches, permettait, de disposer d'eaux, tant pour l'homme que pour les bêtes.

L'association de Bernis continue son travail en restaurant de très nombreux murs de pierres sèches sans aucun liant. Ces derniers, constitués de 2 murs de parement, sont remplis de petites pierres (caillasses) pour le  bouchage et le calage, avec régulièrement la mise en place d'une boutisse qui est une longue pierre reliant les deux parements afin d'en assurer la solidité. On verra aussi des murs en épis surmontés d'une rangée de pierres arrondies posées verticalement.

GOUDARGUES, la Venise gardoise

Pour y aller : le plus facile, de Montpellier, est de partir par l'A9, direction Nîmes et Remoulins. Sortir à la bretelle Remoulins et revenir à l'entrée de la cité par la N100. Juste à l'entrée, un rond-point se présente à partir duquel vous partez à droite par la N86, direction Bagnols-sur-Cèze. A la sortie de cette ville, sur la route de Pont-St-Esprit, partir à gauche en direction de Goudargues par la D980. Après 13 km, il faut traverser la rivière Cèze (Goudargues étant à gauche) par la D23. Se garer près du canal se dirigeant à gauche vers l'ancien moulin.

La mini-balade : il s'agit en fait d'une promenade vous permettant de découvrir ce gros village. Il faut tout d'abord, le long de ce canal, aller observer le moulin aménagé en partie aujourd'hui en auberge. De là, se rendre au lavoir et observer, juste avant à droite, une petite chapelle romane englobée dans la végétation. Désaffectée, elle devenu habitation privée. Juste après, c'est l'ancienne salle capitulaire de l'abbaye, devenu lieu de réunions. Faites le tour du centre historique en suivant les canaux. C'est l'omniprésence de l'eau qui a donné le surnom de la cité : Venise gardoise. Le long de la départementale, l'un des canaux est bordé de platanes, avec commerces et restaurants. Finissez votre visite  en vous rendant à l'ancienne église abbatiale pour, à l'intérieur, entre autres, y lire sur des panneaux l'histoire de cette ancienne abbaye.

 

Goudargues, petite Venise gardoise : à Goudargues, non loin de la rivière la Cèze qui se jette dans le Rhône à Bagnols-sur-Cèze, une abbaye bénédictine vit le jour au 9ème siècle. C'est Guilhem d'Aquitaine qui la fonda. Le site choisi était alors doté de tous les critères indispensables à l'isolement et au fonctionnement monastiques :

      lieu serein, légèrement à l'écart de l'axe de communication longeant la Cèze,

      grande plaine riche en alluvions de la Cèze permettant aux moines une production agricole,

      et, surtout, l'eau, qui est ici omniprésente. En effet, outre la présence proche de la rivière, plusieurs sources jaillissent non loin de là.

 

Plus tard, lorsqu'une agglomération se développa autour de l'abbaye, la construction de canaux permit  de mieux gérer ces eaux dont la force fut exploitée pour, par le biais de roues à aubes, entraînant moulin à blé et moulin à huile. Il en reste d'ailleurs quelques structures. Par la suite,  un magnifique lavoir à l'eau abondante et claire fut construit pour les habitants.

Ce petit bijou de village peut ainsi, quoique modestement, se faire appeler la petite Venise Gardoise. Il faut longer les canaux ombragés, il faut apprécier la chapelle ND de Caseneuve qui fut une église construite en 1130, sans doute celle de l'abbaye, mais aujourd'hui transformée en logement.

 

Et puis, c'est la visite de la grande église du 12ème siècle transformée aux 17ème et 19ème siècles avec, sur le Sud, l'ancien réfectoire des moines, daté du 12ème, et sa voûte en berceau, qui est devenu aujourd'hui étonnante salle d'activités municipales.

Goudargues vaut vraiment le détour…

Argilliers : le pont de Bornègre
sur le tracé de l'aqueduc Uzès - Nîmes

Pour y aller : prendre la route allant d'Uzès à Remoulins (D981). A partir d'Uzès, vous dépassez la D305 menant à gauche à Saint-Maximin pour continuer tout droit sur la D981 et s'engager, après 2,6 km, à gauche sur la D310, direction Argilliers. Vous y êtes en 1,5 km. Garez-vous aux emplacements prévus.

 

La mini-balade : du parking, observez un panneau jaune puis un balisage jaune qui vont vous orienter vers l'ancien tracé de l'aqueduc. Ils 'agit aujourd'hui d'un sentier de randonnée et de découverte que vous récupérez après 250 m. Partez à gauche direction Bornègre (panneau). En partie boisé, le cheminement vous fait parvenir en 1,3 km, à un large chemin qui mène à droite au mas de Bornègre. Toutefois, continuez tout droit et vous arrivez, après une courbe à gauche, à la petite combe du ruisseau de Bornègre pour découvrir le pont à 3 arches asymétriques sur lequel on peut passer. Après observation, mais avant de revenir, avancez-vous 10 mètres au-delà pour voir, sur votre droite, la suite de l'ancien aqueduc qui, vers l'amont, se développe en tunnel complètement voûté. Pour le retour, il est aussi possible de revenir à Argilliers par la D3bis que l'on retrouve en partant à droite sur le large chemin.

 

À propos de l'aqueduc et du pont  : depuis la source de l'Eure dans le val de l'Alzon au pied d'Uzès, l'ancien aqueduc romain présente divers aspects. Au départ légèrement aérien, puis en tranchée dans la vallée pour accéder à la combe de Bornègre en tunnel. Le pont qui l'enjambe est de petite taille mais particulièrement robuste afin de résister aux déversements d'eau et d'alluvions provenant de la combe supérieure de la Vergue. Après l'abandon de l'aqueduc, l'entretien ne fut plus assuré. Il y a encore peu de temps, ce pont était quasiment totalement recouvert d'alluvions. Grâce au Conseil Général du Gard et de la mise en valeur de l'aqueduc, il est possible aujourd'hui d'apprécier les multiples ouvrages et de s'y promener sur une grande distance.

Euzet : ponts et viaducs


Pour y aller
: de Montpellier, de Nîmes ou Alès, se rendre vers Vézénobres et prendre la D116 direction St-Etienne-de-l'Olm et, par le contournement du village, poursuivre jusqu'à St-Etienne-de-Caton. Toujours par la D116, rejoindre la D981 (Alès – Nîmes). Partez à droite, puis juste après à gauche et, peu après, traverser la D7 direction Euzet. Se garer sur le parking près du foyer.

 

La mini-balade : il s'agit d'un aller-retour de 4,8 km par le tracé d'une ancienne voie ferrée. Pour cela, allez place de la Mairie, prenez la rue du Temple puis la rue des Issards. Au niveau de la bifurcation, montez à droite et, en suivant un balisage bleu foncé, engagez-vous à gauche sur une piste DFCI. Elle rejoint en 5 minutes l'ancien tracé de la ligne de chemin de fer. Vous arrivez au premier viaduc (du Mas Champion) et, en continuant, vous marchez en tranchée avec une enfilade de trois superbes ponts enjambant la voie. Vous aboutissez peu après à un gigantesque viaduc permettant de passer une grande combe. Juste après, c'est un nouveau pont où il vous est proposé de faire demi-tour.

 

Le train du temps du charbon : c'est en 1840 que fut ouverte cette ligne rejoignant Tarascon aux mines du Martinet dans le bassin alésien. C'était alors la plus longue ligne de France. L'objectif était de transporter le charbon de ce secteur des Cévennes dont l'extraction se développa intensément à partir de 1833. A cette époque, on construisit par ailleurs d'autres voies ferrées autour d'Alès qui permettaient, par diverses vallées, de récupérer le charbon sur certains sites de production. Ces petites lignes s'achevaient en cul-de-sac mais furent une aubaine pour le déplacement des populations. C'est ainsi que plusieurs lignes virent le jour dans ce bassin alésien telles que : Alès–Bessèges, Robiac– La Valette, Saint-Julien-les-Fumades – Le Martinet, Chamborigaud – La Vernède.

Le château de Tornac près d'Anduze


Pour y aller
: partir par la D17 vers Quissac, via St-Mathieu-de-Tréviers et Corconne. À Quissac, prendre la D35 direction Anduze en passant par Villesèque. Vous accédez à la D907 au niveau du lieu-dit "La Madeleine". Partez vers Anduze pour, juste après la courbe à gauche, vous garer sur le terre-plein au niveau du pont du chemin de fer.

 

 

La mini-balade : il s'agit en fait d'une montée au château. Passez sous le pont pour, en longeant une combe à droite, accéder à un terre-plein avec chemin balisé en jaune partant sur la droite. ll s'agit d'un chemin de Petite Randonnée. Pour l'accès au château, continuer tout droit jusqu'à une plate-forme dominant l'horizon. Empruntez alors la piste empierrée  montant sur la gauche jusqu'au portail de l'enceinte. En y pénétrant, visitez l'ensemble des superbes vestiges, avec le plus grand respect. Outre les éléments du château, ce sont des vues remarquables sur la quasi-totalité de l'horizon qui s'offrent à vous.

 

Une situation stratégique : le château a été construit par un bourgeois d'Anduze qui devint ainsi Seigneur de Tornac et qui dépendait du Comte d'Alès. Mais avant cette construction, il y avait sur cet éperon rocheux dominant la vallée, une tour maîtresse qui fut édifiée au onzième siècle par Bermond d'Anduze, afin de protéger la ville. C'était aussi une tour à signaux qui faisait partie d'un vaste réseau de communication. L'ensemble, par la suite, défendait Anduze au niveau de l'étroiture du Gardon, qui représentait un site fortement stratégique. Le château fut incendié en 1792 et, saisi par la Révolution, il fut vendu à quatre propriétaires différents. Il est l'objet de restaurations par l'association "Les Amis de Tornac" depuis 1965 et est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.

 
  
                     Dions : le gouffre
des Espélugues

Pour y aller : aller jusqu'à Sommières par Castries. Contourner Sommières et, après passage au-dessus du Vidourle par le nouveau pont, aller à droite vers le centre-ville pour rencontrer, un peu plus loin à gauche, la direction d'Uzès que vous empruntez. Vous allez passer à Souvignargues, puis au pied du Montpezat pour vous diriger ensuite vers Saint-Mamert-du-Gard que vous contournez par la droite. C'est le village de La Calmette que vous allez ensuite traverser après un vaste rond-point. Dans l'agglomération, partir à gauche en direction de Dions. En y arrivant, garez-vous le long de la départementale au pied du village.

 

 

La mini-balade : montez vers le haut du village avec, comme premier repère, la petite place près de l'église. Continuez par la rue de Spélugue qui continue à monter jusqu'aux dernières maisons. En arrivant sur le plateau, prenez immédiatement à gauche une petite route qui part en angle aigu serré. Vous vous retrouvez sur un plat avec, peu après, sur votre droite, un terre-plein et un départ de chemin à droite. En vous y avançant sur 150 mètres, vous découvrez les terrasses dominant l'impressionnant gouffre. On peut en faire le tour pour, notamment à l'opposé, dans la partie boisée, envisager une descente vers le fond par le biais de deux sentiers possibles. Attention : ils sont délicats et à ne pas emprunter lorsque le terrain est humide.

 

Un sacré gouffre : cet impressionnant aven de 160 m sur 115, en forme d'entonnoir, est profond de 72 m. Bien des noms lui ont été donnés : par exemple, la Spélunque, Spelunca, les Espelugues, etc. Mais tous ont la même racine latine, spelunca, qui signifie caverne, antre ou gouffre. L'exploration détaillée fut faite fin 19ème siècle par le célèbre Félix Mazauric et Gustave Cabanes. Le biotope est, dans cet aven, riche de 300 espèces de plantes différentes. Une immense salle de 49 m x 15 m y est remarquable. D'autres salles ainsi que de nombreuses galeries plus ou moins noyées sont en communication avec le Gardon souterrain.

Le dolmen de Rascassol
à St-Hippolyte-du-Fort


Pour y aller
: Partir par la D17 direction St-Mathieu-de-Tréviers, puis Corconne et Quissac. De là, suivre la D999 vers Sauve, puis St-Hippolyte-du-Fort. Dans cette cité, allez "centre-ville" pour rejoindre l'église. Se garer sur la place à gauche du bâtiment.

 

La mini-balade : il s'agit d'un aller-retour de 3,2 km. Du parking, revenez face à l'église et, à sa droite, partir en face sur la D133 direction Monoblet. Vous enjambez le Vidourle juste après le monument aux morts. A la grande bifurcation qui suit, partir à droite le long de l'axe menant au quartier de Labric. Vous allez apercevoir un balisage jaune de chemin de petite randonnée, que vous suivrez jusqu'au dolmen. Après 10 minutes, vous partez à gauche en quittant la route principale pour prendre la ruelle qui va enjamber la tranchée de l'ancienne voie ferrée. Peu après, et à la bifurcation, partir à droite sur un chemin de terre qui, en montant, va vous faire accéder au dolmen.

 

Le dolmen de Rascassol : ici, on le nomme surtout dolmen de la Galaberte car, en fait, le mot rascassol signifie en Occitan pierre plate. Ce dolmen est l'un des plus grands mégalithes du Gard. Restauré en 1990, il est classé monument historique. Si le tumulus a largement disparu, on peut apprécier ses impressionnantes dimensions. Il est doté d'un couloir de 10 mètres de long, d'une chambre sépulcrale quadratique de 2,50 m de côté, avec dalle de chevet de 2,30 m x 2,90 m, d'une épaisseur de 60 cm. Pour plus de renseignements, lire l'ouvrage de Jacques Coulurou La préhistoire des basses Cévennes.

La Mer de rochers à Sauve

 

Pour y aller : prendre la route de Mende (D17), passer à Prades-le-Lez pour traverser St-Mathieu-de-Tréviers. De là, par la même départementale,  dirigez-vous vers Corconne. La D17 devient la D35 en passant dans le Gard. Continuez jusqu'à Quissac que vous contournez pour vous diriger par la D999 vers Sauve. A l'entrée de la cité, allez vous garer à gauche en contrebas sur l'esplanade aux platanes.

 

La mini-balade : du parking,  se diriger vers le pont Vieux qui enjambe le Vidourle. Suivez le balisage jaune en montant juste après par l'escalier passant sous un porche pour partir ensuite sur la droite puis, un peu plus loin, à gauche, juste avant la place centrale. Le balisage vous fait progresser vers les terrasses supérieures du vieux village. Sur la ruelle haute, partez à gauche jusqu'au panneau explicatif. Montez ensuite au-delà sur un sol rocheux. Après la porte en pierre de gauche, continuez tout droit jusqu'à une bifurcation de sentiers à partir de laquelle vous pouvez observer le château de Roquevaire. Toujours en suivant le balisage jaune, continuez à droite pour, juste après, vous engager en contrebas dans le début du circuit traversant la mer de rochers. Attention, soyez vigilants quant au balisage. Il faut, sur ce court itinéraire de 30 minutes environ, monter et descendre sur des blocs calcaires et faire attention aux risques de blessures aux mains du fait de l'aspect parfois coupant des plaques rocheuses. Vous allez accéder à de forts beaux points de vue, aussi bien sur le château de Roquevaire que sur les toitures de Sauve mais aussi sur les impressionnants aspects ruiniformes de ce site. Un chemin caladé (pavé) se présente où il faut partir à droite en délaissant le jaune pour revenir au village.

 

L'univers de la mer de rochers : le site de la mer de rochers de Sauve est caractéristique de ce qui se nomme en géologie le karst. Il s'agit d'un relief constitué  d'un socle calcaire façonné par l'eau. On sait que l'eau acidifiée, en se chargeant de gaz carbonique, va avoir un pouvoir important de dissolution sur le carbonate de calcium, minéral fondamental de la roche calcaire. Toutefois, cette roche est aussi composée d'éléments argileux qui, par contre, ne sont que très peu solubles dans l'eau. L'action des eaux de pluie va donc façonner la roche par dissolution du carbonate, et l'argile n'étant pas emportée va se déposer dans le creux. De plus, le ruissellement de l'eau en surface va créer des sillons caractéristiques avec des arêtes coupantes qui se nomment le lapiaz. Dans les creux à fond d'argile, la chaleur va se concentrer, et l'humidité va subsister bien plus, ce qui facilitera la pousse d'une riche végétation. Les Sauvains ayant observé dans l'histoire cette réalité, ont développé la production de nombreux arbres fruitiers… Mais c'est une autre histoire.

 

 

Le château d'Espeyran près de St-Gilles

 

Pour y aller : partir par l'A9 direction Nîmes et sortir par la bretelle Gallargues pour se diriger vers Aimargues et Vauvert, puis par la D572 vers St-Gilles. Toutefois, au carrefour d'entrée de cette cité, partir à droite par la D14. Cette route passe devant d'anciennes carrières et vous amène à un petit carrefour au niveau du portail d'entrée du château d'Espeyran. Garez votre voiture dans ce secteur.

 

La mini-balade : elle est fort simple. Au-delà de la grille, on peut deviner le château (domaine non visitable). Toutefois, c'est en continuant à pied par la petite rectiligne à gauche du domaine que vous pourrez relativement bien voir les structures du château à travers une autre grille. Continuez par cette route tranquille pour aboutir en moins de 1 km à un pont enjambant le canal du Rhône à Sète. Selon votre choix, vous pouvez vous balader en le longeant, par le chemin de rive, à droite comme à gauche ou, à partir de là, revenir immédiatement à votre voiture sans oublier de contourner le bosquet pour bien distinguer les superbes dépendances.

 

Archives nationales : le château d'Espeyran, une grande demeure meublée ayant appartenu à une grande famille, fut remanié au 19ème siècle. Il ne se visite qu'exceptionnellement. On ne trouve pas non plus une documentation détaillée sur cet édifice qui puisse nous faire connaître les détails de son histoire et de son architecture. Ce château est en fait le siège des Archives nationales et, par conséquent, particulièrement bien protégé.

Les portes du Vidourle près d'Aigues-Mortes        

 

Pour y aller : De Montpellier, partir par la D62, direction La Grande-Motte, et continuez sur cette voie rapide vers Aigues-Mortes. Passez le rond-point d'accès au Grau-du-Roi pour, au rond-point qui suit, partir par la 1ère à droite (D718) direction Aigues-Mortes. Attention car, juste avant le pont sur le canal, il faut aller à gauche sur la petite route le longeant. Après 1 km, se garer au niveau du passage de la voie rapide..

 

La mini-balade : il s'agit d'un aller-retour le long de l'eau, totalement à plat. Partir au-delà de la voie rapide, sur le chemin de halage vers le Nord.

Vous arrivez après être passé devant le Mas Reboul à la jonction avec le canal du Rhône à Sète. Ici, un large plan d'eau se présente, et vous continuez sur le chemin partant vers l'Ouest.

Après 2 km, vous arrivez au lieu-dit Les Portes du Vidourle. C'est ici que le Vidourle et le canal se croisent. Sur la gauche, vous découvrez les maisons du Service Maritime appelé à gérer les énormes vannes qui vont, lors des crues du Vidourle, protéger le niveau d'eau du canal.

Vous pouvez enjamber le fleuve par le pont métallique pour vous approcher de la deuxième "porte" et observer  l'environnement vers l'Ouest. Après pause et appréciation des lieux, revenez ensuite par le même chemin.

 

Les portes du Vidourle : notre balade a comme objectif la découverte d'un lieu essentiel qui est celui où le Vidourle est croisé par le canal du Rhône à Sète. D'imposantes portes métalliques ont été construites pour protéger ce canal mais aussi la cité d'Aigues-Mortes des crues du fleuve. On les appelle Les Portes du Vidourle. Ce système moderne de vannes métalliques a remplacé des demi-écluses à poutrelles qui ont été emportées en 1933 par une inondation.

Dans cette zone d'étang et de plaine alluviale, le Vidourle a, dans son histoire, changé de lit à plusieurs reprises. Il a fait l'objet aussi de divers détournements et canalisations, notamment sous François 1er alors que ce roi avait pour objectif de protéger les marais salants des excès du fleuve. De nombreuses périodes de crues antérieures avaient causé d'importantes pertes de production de cette ressource.

Actuellement, le Vidourle accède à la mer de 2 manières : la plus importante passe par l'étang du Ponant (ancien étang du Repausset) pour aboutir à la mer par le pont des Abimes (limite de l'Hérault et du Gard). Construit en 1955, ce pont a remplacé un pont-digue qui permettait le passage de la route touristique et fut, peu après sa mise en service, largement détruit par les eaux lors d'une tempête.

Quant au 2ème exutoire du fleuve, il s'agit précisément du chenal maritime qui relie Aigues-Mortes au Grau-du-Roi via une portion du canal du Rhône à Sète que vous allez longer.

Aire-de-Côte dans le massif du Mont Aigoual : sentier de découverte


Pour y aller
: de Montpellier, partir par la D986 vers Ganges que vous contournez direction Le Vigan pour aller jusqu'à Pont-d'Hérault. De là, partir à droite par la D986 pour aboutir à Valleraugue. Dans ce village, partir à droite en traversant l'Hérault direction le col du Pas  par la D10. Attention : route étroite. Au niveau du col, allez à gauche (toujours D10) jusqu'au col de l'Espinasse. À son niveau, prendre à gauche la D10d qui, en 4 km environ, vous mène à Aire-de-Côte où vous vous garez sur le parking prévu.

 

La mini-balade : cette fois-ci, c'est un circuit de 7 km environ plutôt familial et très beau. Après avoir observé la maison forestière avec son gîte d'étape et son centre équestre, partir au niveau du parking par la piste de gauche en suivant le tracé rouge
et blanc des GR6, 6A et 7, itinéraires permettant de monter jusqu'au sommet du mont Aigoual. Vous longez des tables de pique-nique à gauche et, à la bifurcation qui suit, délaissez la large piste descendant le long du cours d'eau le Tarnon sur la droite pour passer la barrière de gauche et suivre le balisage. C'est d'abord une légère montée,
puis un plat dans une superbe zone forestière. Marchez ainsi agréablement pendant
2 km pour rencontrer une bifurcation. Délaissez alors les GR qui montent à gauche pour descendre sur la droite en ne suivant que le balisage orangé (équestre). Après 300 m, vous découvrez, dans une courbe, une stèle concernant le maquis de la seconde guerre mondiale. Vous allez ainsi progresser sur un plat relatif ou en côtes légères et, après 2,8 km de deux lacets serrés, arriver à une bifurcation. Vous y rencontrer le rouge et blanc du GR66. Partez à droite sur ce chemin descendant qui accède, en 10 minutes, à la piste principale longeant le Tarnon. En remontant à droite, il vous faut près de
30 minutes pour retrouver Aire-de-Côte.

 

Richesses de la forêt : sur ce parcours, l'altitude moyenne varie de 1 000 à 1 100 m. Elle est idéale sur ce versant pour le développement d'essences diverses d'arbres et d'arbustes. En dehors de l'épicéa omniprésent, vous y trouverez par endroits le mélèze aux aiguilles douces, du fait qu'il s'agit d'un résineux à feuilles caduques.

En certains lieux plus exposés au soleil, c'est le pin sylvestre, épris de lumière, qui dominera. Plus bas, le long du Tarnon, vu les zones d'ombre et l'humidité, c'est le hêtre qui sera largement présent. Parfois dans les parties les plus boisées, vous croiserez quelques châtaigniers, l'alisier blanc, le sorbier des oiseleurs, le sorbier torminal et puis le bel arbuste aux baies rouges qu'est le sureau des montagnes. Les arbres, le schiste, les lointains et les ruisseaux… belles découvertes en perspective.

Montdardier et la forêt de la Tude  

Pour y aller : de Montpellier, partir par la D980 direction Ganges pour, dans le contournement de cette cité, prendre à gauche la D25 direction St-Laurent-le-Minier juste après le pont sur l'Hérault. Par le début des gorges de la Vis, vous allez traverser la rivière pour atteindre St-Laurent-le-Minier. Toutefois, sans y pénétrer, continuez par la D113 jusqu'à Montdardier. Garez-vous tout près du gîte d'étape au niveau d'un petit parking ombragé.

 

La mini-balade : du parking, partez par la petite route face au gîte se dirigeant vers la D48. A son niveau, partez à gauche et, juste après s'engager à droite sur le macadam. Il est indiqué la direction de Caucanas. Vous rencontrez dans un premier temps un balisage jaune. Marchez en montant pendant 200 mètres pour prendre à gauche la piste forestière qui va continuer en côte.

Après 650 m, c'est un lacet serré à droite qu'il prendre en délaissant la grande piste en face redescendant vers Montdardier. C'est une progression dans un magnifique univers végétal. Après 600 m, c'est encore un nouveau lacet où  600 m ensuite vous allez délaisser la large piste continuant en face  pour emprunter à droite un sentier toujours balisé en jaune. Après un lacet à gauche 10 minutes après, marchez 250 m pour aboutir à un large chemin. Il faut alors délaisser le balisage et partir à gauche sur cette importante piste forestière qui, en 2 km, va légèrement descendre rejoindre un autre large chemin pour retrouver le balisage jaune. En partant à gauche, c'est la descente jusqu'à la D113. Ici, il faut légèrement remonter à gauche sur le goudron pour retrouver le village.

 

Le château de Montdardier :  le superbe château de Montdardier domine le village. Datant de 1878 il est l'œuvre de Viollet-le-Duc qui en fit le plans et en dirigea les travaux. La construction de ce château au style unique dans la région fut décidée par son propriétaire d'alors, le comte Fernand de Ginestous.

Il est lui-même construit sur l'emplacement d'un ancien édifice qui fut d'ailleurs agrandi au 14ème siècle.

Si les guerres de Religions ne l'épargnèrent pas, il fut reconstruit pour être à nouveau détruit à la Révolution. L'édifice actuel passa par mariage dans les mains de la famille de Saporta dont les descendants en sont toujours propriétaires.

 

Vestiges du château d'Arque de Baron

 

Pour s'y rendre : de Montpellier, partir vers Sommières par la D610 puis, dans la cité, prendre la direction Uzès. En arrivant à La Calmette, partir à gauche par la route d'Alès et, 9 km après, aller à droite par la D7 vers Brignon en passant par-dessus le Gardon. Suivre ensuite la direction St-Maurice-de-Cazevieille et, de là, par la D161 puis la D114, se rendre à Baron et se garer près de l'église.

 

La mini-balade : repartir en arrière sur la départementale. À la bifurcation, continuer tout droit. Délaissez après 200 m la rue de gauche pour aller jusqu'au virage à gauche. A ce niveau, délaissez le goudron et engagez-vous à droite sur la voie qui devient piste au niveau d'une propriété devant laquelle vous passez dans une courbe. Encore 350 m, et c'est toujours tout droit pour le début d'une côte en sous-bois. Une courbe à gauche et un plat relatif pour délaisser ensuite le sentier descendant à droite, et vous retrouver, après 350 m encore, au niveau d'une fourche. Il faut prendre le chemin de gauche afin d'arriver, en 15 minutes à peine, et après une côté, au pied des belles et imposantes ruines du château d'Arque. On peut en faire le tour et pénétrer dans l'enceinte. Sur cette hauteur, les vues sur les lointains sont grandioses. Le retour se fait par le même cheminement.

 

Quelques pans d'histoire : non loin de Baron,  le village de St-Maurice-de-Cazevieille fut au Moyen Age, une importante place forte aux mains des moines-soldats Hospitaliers devenus ensuite Chevaliers de l'Ordre de Malte.

Ce secteur autour de Baron a bien connu l'épopée protestante. Lors de la révocation de l'Édit de Nantes, de nombreuses assemblées du désert eurent lieu dans toutes ces zones de colline où l'on peut trouver de nombreuses grottes. Bien d'entre elles servirent lors de la guerre des Camisards de repères mais aussi d'arsenal, de magasin, d'infirmerie et de lieu de retraite entre deux expéditions. On sait que, dans ce secteur, le fameux chef camisard Jean Cavalier y eut de nombreux abris. L'histoire détaillée de ces lieux mérite de s'y pencher.

 

Les gorges du Crespénou à Sauve

 

Pour y aller : prendre la route de Prades-le-Lez, Corconne et Quissac. De là, partir par la D999 en direction de Sauve. A l'entrée de la cité, ne pas prendre la déviation mais pénétrer en voiture vers le centre-ville. Après le passage du pont sur le Vidourle et de la place principale située à gauche, vous allez, après 150 m, vous garer sur la placette de droite, qui se trouve juste après les anciennes casernes, au niveau de la sortie de la ville.

 

La mini-balade : de votre lieu  de parking, dirigez-vous au fond de la placette pour trouver, à gauche, la rue de la Glacière. Elle descend progressivement en passant sous le viaduc de la déviation de Sauve. Après quelques courbes, vous arrivez au niveau du lit du Vidourle.

À cet endroit, le fleuve est souvent à sec car son cours est ici largement souterrain du fait du sous-sol calcaire. Toutefois, sur l'autre rive, il est possible d'apercevoir  une petite résurgence qui contribue à alimenter le cours d'eau. Continuez sur la route qui traverse le lit par un pont submersible. Une courbe à gauche puis une à droite, et vous êtes à une bifurcation de chemins.

Délaissez celui de gauche et continuez tout droit. Après la dernière maison, suivez cette piste vers le Nord. Elle va aboutir au talus de l'ancienne voie ferrée qui permettait de relier Nîmes au Vigan.

À cet endroit, il est possible de monter sur le talus qui a été transformé en piste sur laquelle on peut évoluer. Partir à gauche pour, après 500 m de marche, surplomber un val sur la droite.

Descendre par la droite dans cette combe par un petit sentier. Vous allez alors constater sur votre gauche l'existence d'un passage voûté sous l'ancienne voie ferrée. Toutefois, partez en sens inverse, à droite vers le Nord. Le sentier, peu évident, va aboutir une petite zone forestière.

Empruntez le chemin très empierré qui va monter ensuite progressivement en dix minutes jusqu'à un petit col. 

En continuant sur ce cheminement devenu simple sentier, vous allez découvrir des vestiges de murets ainsi que des emplacements d'anciennes charbonnières (charbon de bois). Une descente se présente qui va vous mener au bord du cours d'eau le Crespenou, au niveau d'un gué. Pour le retour, prendre le même cheminement.

 

Un site caché mais remarquable : devant vous, c'est la surprise totale. Vous êtes face à la sortie des gorges du Crespénou. Le paysage y est exceptionnel du fait de son découpage rocheux, des marmites de géant et, en cas de grandes eaux, de spectaculaires cascades. Selon le niveau de l'eau, il est possible de s'avancer plus ou moins dans la gorge. Toutefois, cet itinéraire est déconseillé aux personnes peu habituées à la semi-escalade car le relief y est accentué.

Ces gorges, très accidentées mais courtes, sont l'exemple type de l'érosion du calcaire par les eaux de pluie. On parle ici d'érosion karstique qui est accentuée par la présence d'une importante végétation dégageant du gaz carbonique. Celui-ci, en se dissolvant dans l'eau, la rend acide, ce qui va contribuer à la dissolution du carbonate de calcium. On va aussi trouver, au niveau des plaques rocheuses, un petit relief en arêtes coupantes  que l'on appelle le lapiaz.

Les gorges des Seynes
vers Belvézet

 

Pour s'y rendre : il faut aller jusqu'à Uzès pour prendre la sortie vers Lussan et Barjac (D979). 3,5 km après le domaine de Larnac, partir à gauche par la D218 en passant devant un ancien four à chaux pour arriver au Mas de l'Ancienne Église, commune de Belvézet. Garez-vous dans le secteur sans gêner.

 

La mini-balade : après avoir visité le Mas de l'Ancienne Église, et en vous approchant de l'ancien bâtiment religieux, vous allez, devant la façade occidentale, découvrir un panneau avec les renseignements sur le chemin de petite randonnée passant ici. Vous découvrez aussi un balisage jaune. En regardant la façade de l'église, délaissez le cheminement partant à droite qui se rend à St-Médiers pour partir à pied en suivant le balisage, mais dans l'autre sens, c'est-à-dire en empruntant la petite route se rendant au mas d'Aigues-Vives. Après 1 km, il faut s'engager à gauche sur le chemin de terre qui, en 600 m, va s'approcher du cours d'eau les Seynes pour, juste après un passage submersible, aboutir à une bifurcation. Délaissez alors le balisage jaune partant à droite pour vous enfoncer dans la combe qui, en se resserrant, accède au début des gorges de ce cours d'eau. Avancez-vous avec précaution le plus loin possible en fonction du niveau de l'eau. Ce magnifique lieu encadré de falaises revêt un aspect sauvage incitant à une pause pique-nique. Pour le retour, prendre le même chemin. Si vous disposez de temps, il est recommandé de visiter l'intérieur du village de Belvézet aux superbes maisons.

 

Autour de Belvézet : cette commune, quelque peu isolée dans ce département du Gard, développe un charme certain. A la sérénité des lieux s'ajoutent un magnifique environnement naturel, une colline dominée par les importantes ruines de l'ancien château et une beauté particulière de la pierre qui donne aux maisons leur pittoresque. Qui pourrait croire pourtant qu'ici, durant les guerres de religions, et plus particulièrement, pendant la guerre des Camisards, un drame s'est joué. En effet,  Belvézet était une véritable enclave catholique dans un secteur où régnait le protestantisme. A l'occasion d'une incursion des Camisards, le feu fut mit à de nombreuses maisons ainsi qu'à l'église et, en l'espace de deux heures, seize personnes y furent tuées.

LA PISTE VERTE ENTRE SOMMIERES ET JUNAS


Pour s'y rendre -
Aller à Sommières via Castries (N110). Pénétrez dans la cité par le premier rond-point. Juste après le pont romain, prendre à droite la direction Junas.
A la sortie et au niveau de l'Auberge du Pont Romain, montez à gauche jusqu'au parking de l'ancienne gare.

 

La mini-balade – Du site de l'ancienne gare aujourd'hui hôtel, allez apprécier les aménagements divers dont les bâtiments techniques transformés en école de cirque. A partir des panneaux d'information, partez derrière l'hôtel sur la piste verte uniquement autorisée aux pédestres, cyclistes et rollers. 

Après 700 m de marche, vous contournez un domaine ayant une emprise sur l'ancienne voie. Marchez encore 1200 m.

Vous êtes au niveau de l'embranchement avec l'ancienne ligne de train arrivant de Montpellier. La piste s'infléchit à gauche pour, peu après, passer non loin de la colline de Junas.

Descendez alors du talus pour vous engager sur une piste qui y mène en passant par-dessus le ruisseau des Corbières.

200 m après, partez à gauche au niveau d'un espace de fouilles dégagé pour aller observer les vestiges de l'ancien moulin hydraulique.

Si vous avez le temps, reprenez la piste principale pour monter à gauche et, juste dans un virage à gauche en côte, prendre le sentier caillouteux qui va aboutir cette fois-ci à l'ancien moulin à vent de Junas. Le retour se fera exactement par le même cheminement.

 

Au temps du train – Qui peut s'imaginer que la gare de Sommières, aujourd'hui transformée en hôtel, a été, dès la dernière partie du 19ème siècle, au cœur d'un réseau de 4 branches ferroviaires en direction d'Alès, de Nîmes, de Montpellier et du Vigan, d'où le nom d'Etoile de Sommières qui lui avait été donné.

L'aventure commença en 1863 avec la compagnie PLM : construction d'une ligne jusqu'à Ganges et d'une autre jusqu'à Gallargues afin de rejoindre la ligne Tarascon – Sète. En 1874, la sous-préfecture du Gard – Le Vigan fut atteinte et, en 1882, ce fut la liaison avec Nîmes qui fut ouverte ainsi qu'un tracé direct avec Montpellier qui remplaça le passage par Gallargues. Puis une autre ligne fut mise en service : celle reliant Sommières à Alès via Quissac en empruntant une section du tracé Sommières – Le Vigan. Elle rejoignait Lézan puis Alès. C'est aussi à cette époque que fut développé un prolongement allant de Lézan à Anduze puis à St-Jean-du-Gard.

Fin 19ème – début 20ème, un nombre considérable de trains voyageurs et marchandises passaient par la gare de Sommières.

Et puis, ce furent les fermetures progressives : Nîmes – Le Vigan en 1970 pour les voyageurs et en 1987 pour les marchandises. Pour Sommières – Alès, respectivement 1969 et 1989, et Sommières – Montpellier : 1970 et 1971.

Aujourd'hui, le Conseil Général du Gard a réhabilité la quasi-totalité de la section Sommières – Nîmes en piste macadamée. Cette piste verte,  réservée aux piétons, cyclistes et rollers, est totalement interdite aux véhicules motorisés.

 


   Les tunnels romains de Sernhac

Pour s'y rendre : on peut y aller par Nîmes, direction Remoulins par la N86 jusqu'à St-Bonnet-du-Gard ou par l'A9. Sortir alors par la bretelle Remoulins. Traversez cette cité direction Nîmes et, au-delà, à St-Bonnet-du-Gard, se garer près de la fontaine et du lavoir à côté du bar sur le parking prévu.

La mini-balade : elle fait 6 km. Du parking, traversez la route pour monter dans le vieux village et passer sous l'ancienne porte des remparts. Vous accédez à l'église romane dont il faut apprécier les structures. A son niveau, partez à droite en suivant le balisage rouge et blanc du GR6. Soyez vigilants plus loin car il va falloir quitter le chemin principal pour partir à gauche sur un sentier en sous-bois. Au niveau de la clairière, vous montez sur la gauche jusqu'à un petit col. Au-delà, et en marchant 350 m, délaisser le GR pour s'engager à gauche sur un sentier qu'il faut suivre pour descendre dans le vallon. En y arrivant vous découvrez un balisage jaune. En le suivant par la gauche, il va, en empruntant le tracé de l'ancien aqueduc, passer notamment dans les deux tunnels creusés dans la masse rocheuse. Allez-y en toute sécurité, en étant toutefois vigilant quant à la hauteur du plafond. Le sol par contre est bien plat et, grâce aux divers puits creusés à la verticale, la visibilité sans lampe reste correcte.

Sortez ensuite du deuxième tunnel pour accéder au large chemin partant à droite qui rejoint une rue permettant l'accès aux premières maisons du secteur. En marchant 500 m sur le goudron en montant, vous accédez à un chemin partant à droite doté du balisage rouge et blanc du GR6. Prenez-le, et vous allez monter progressivement au point de jonction avec le cheminement de départ. C'est ainsi qu'en revenant sur vos pas, grâce à ce balisage, vous vous retrouvez à St-Bonnet-du-Gard en 30 minutes.

 

Les tunnels de Sernhac : il y a ici en fait trois tunnels. Les deux premiers, que nous visiterons, sont creusés de part et d'autre du vallon des Escaunes au débouché des garrigues de Sernhac. Il existe toutefois un autre tunnel qui traverse le village sur 400 m et qui a été creusé dans la molasse. Ce tunnel, entièrement voûté, n'est pas visitable. Ceux que vous traverserez ont été rognés en partie par l'exploitation de la carrière médiévale, puis plus tardivement. Vous allez d'abord passer par le tunnel des Cantarels, de 63 m de long, puis par celui de la Perrotte qui en a 80. On va y observer des traces de pic qui ont donné aux archéologues des renseignements sur le travail des mineurs. On y voit aussi, creusées dans les parois, des niches qui ont servi au logement des lampes à huile. Ces deux tunnels furent creusés simultanément à partir de leurs deux extrémités avec parfois des erreurs d'orientation  attestées par des rectifications évidentes à nos yeux. On pense qu'il fallut environ deux mois de travail grâce à divers équipes qui se relayaient.

  

 

Le château de Fressac


La balade :
passez sur le pont enjambant un cours d'eau  au niveau d'un site sublime. Continuez sur la D213 pour arriver, 800 m après, à la D21. En partant à droite, marchez le long de celle-ci pendant environ 400 m pour rencontrer le GR63 balisé en rouge et blanc. Suivez-le en partant à droite sur la petite route de campagne. Après 1 km, au-delà des routes goudronnées de gauche et de droite, c'est le chemin face à vous qu'il faut prendre.

Il aboutit, après une montée pierreuse, au niveau d'une piste venant de droite et d'une route venant de gauche. Juste après celle-ci, délaissez le GR partant en sous-bois à gauche pour vous engager sur un sentier qui monte à droite en ligne de crête. Pendant cette ascension de 130 m de dénivelé  environ, vous serez accompagné par un balisage bleu, puis par un jaune.

En fin de montée, ce sont les ruines du château de Fressac. Pénétrez dans la cour principale afin d'en visiter les structures. Après cette pause, ressortez de l'enceinte pour aller à gauche sur le sentier de descente. Attention, la pente est raide, délicate, avec parfois des escaliers en rondins. Tout en bas, c'est le cimetière à gauche  et une petite route.

Prenez-la par la gauche, et après 600 m, vous aboutissez au petit village de Fressac. 

 

Pour y allerde Monpellier, le plus simple est de prendre la route dite "de Mende" et, par la D17, passez à Prades-le-Lez pour se diriger vers St-Mathieu-de-Tréviers que vous traversez. De là, par la D17,  dirigez-vous vers Corconne. La D17 devient la D35 en passant dans le Gard. Continuez jusqu'à Quissac puis Sauve par la D999. Ici, juste avant le pont sur le Vidourle, prendre à droite la route de Durfort (D17). À la jonction avec la D982, partir à gauche puis plus loin à droite sur la D21. Peu de temps après, partez à gauche sur la D213 jusqu'au petit village de Fressac où il faut vous garer sans gêner.

 

Durfort et Fressac : le village de Durfort, qu'il vous est conseillé de visiter, ancien castrum sur sa butte et qui fut doté de remparts, est dominé par une solide tour rectangulaire à bossages. Il s'agit d'une tour–beffroi. Aucun vestige de château n'y a été découvert. Cette tour fut la propriété de la famille des Durfort jusqu'à la fin du XIIIe siècle et passa ensuite aux mains des évêques de Maguelone pour devenir possession, au début du XVIIIe siècle, de la famille de Limery.

Le superbe site élevé du château de Fressac fut sans doute construit au XIIIe siècle. Le territoire de Fressac était curieusement propriété de l'hôpital du Puy-en-Velay qui le céda à cette époque à l'évêque local. Le château fut ensuite vendu à Jean de Nogarède.

L'édifice (dont il reste les remparts, la tour et deux salles souterraines) ne fut vraisemblablement pas un lieu d'habitation du seigneur, mais plutôt un château-refuge pour les habitants lors des périodes troubles, notamment durant les guerres de religions. En attestent les bâtiments construits à l'intérieur pour accueillir la population. Aujourd'hui, les vestiges sont inscrits  à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques et sont devenus propriété de la commune depuis 1992.

La source de l'Eure


Comment y aller
De Montpellier, prendre à Vendargues la D110 direction Alès. Dans Sommières, cherchez la route d'Uzès. Vous allez passer par St-Mamert-du-Gard, La Calmette et Dions. Dans Uzès, en contournant la cité par la droite, vous passez devant l'ancien évêché pour vous garer juste après à droite, sur le parking de la Place aux Marronniers.

La mini-balade C'est un aller-retour d'environ 4 km. Du parking, descendre par la route partant vers St-Quentin-la-Poterie (D982).

Après 150 m, pénétrez à droite dans le complexe sportif. Contournez à gauche les cours de tennis pour aborder les vieux escaliers permettant la descente dans le Val d'Alzon. Partez à gauche sur le chemin vers les anciennes installations d'un camping.

Vous aboutissez à une petite route et un panneau mentionne la source de l'Eure qui fut la prise d'eau que les Romains aménagèrent pour alimenter le grand aqueduc desservant la cité de Nîmes en passant par le Pont-du-Gard. Faire demi-tour, toujours par la rive droite de l'Alzon, et un sentier va longer le cours d'eau pour monter au niveau d'une grande tour dite Tour sarrasine.

A son niveau,  vous dominez le val et le sentier se développe en corniche. Un balisage jaune vous accompagne. Un peu plus loin, vous ignorez le chemin descendant à la source de Gisfort pour continuer tout droit sur un cheminement de dalles rocheuses. Un angle droit sur la droite, et vous descendez en longeant un important muret pour aboutir au moulin de Carrière.

A cet endroit, on traverse l'Alzon pour continuer tout droit et arriver devant le château Bérard. C'est à partir de là qu'il vous est proposé de revenir au point de départ.

 

De l'eau pour Nîmes grâce à la source de l'Eure La Colonia augusta nemausus est assez vite passée après sa fondation de quelques milliers d'habitants à plus de 20 000, ce qui a nécessité un approvisionnement en eau à la hauteur de la démographie. La cité, de 220 ha, qui était entourée par les 6 km de son enceinte augustéenne, ne bénéficiait initialement que des eaux de la source de la fontaine et, de manière dispersée, de nombreux puits s'alimentant dans la nappe phréatique.

Il fallut alors trouver une source pérenne au débit suffisamment conséquent et à une altitude convenant à la construction d'un aqueduc qui serait doté d'une pente dont le degré permettrait à l'eau une juste vitesse d'écoulement susceptible d'éviter toute agression mécanique à l'ouvrage. Ce fut le long de la vallée de l'Alzon, au pied même d'Uzès, que l'on trouva l'alimentation en eau nécessaire. La source de l'Eure coule effectivement au pied d'un plateau calcaire. Une prise d'eau fut construite, point de départ de l'aqueduc de 50 km qui allait alimenter la Nîmes romaine. Cette longueur importante est justifiée par la topographie des lieux. Pour ce qui est de la quantité d'eau disponible, on situe la moyenne du débit à 35 000 m3/j, ceci pour la période optimale de son fonctionnement. Par contre, pour de multiples raisons, notamment les prises d'eau sauvages, les fuites et les dépôts de tuf calcaire amenuisant la section du canal, on pense que ce débit tombait sous la barre des 24 000 m3/j en phase finale d'exploitation.

Les bords de l'Arre
entre Avèze et Le Vigan


Pour y aller
: par la D986, aller à Ganges puis à Pont-d'Hérault. De là, continuez jusqu'au Vigan que vous traversez direction le Mont Aigoual. Toutefois, 3 km après la sortie, partir à gauche en direction du village d'Avèze. Juste avant le pont sur la rivière Arre, prendre à droite la petite route se dirigeant  vers le camping. Garez-vous à son niveau près de l'aire de jeux.

 

La mini-balade : il est proposé de faire un aller-retour à partir du parking jusqu'au Vigan sur environ 3,5 km en longeant le cours d'eau. Celui-ci arrive des versants Sud du mont Aigoual, passe par les villages de Bez et d'Alzon puis, au plus près d'Avèze, avant d'arriver dans Le Vigan pour ensuite aller se jeter dans l'Hérault à Pont-d'Hérault.

Cette promenade est très agréable et familiale. Observez d'abord le vieux pont permettant d'aller à Avèze et, sans le passer, revenez en arrière par la petite route. Traversez la départementale pour continuez  en face sur le sentier rive gauche. Vous y verrez deux balisages : un jaune (PR) et un rouge et blanc (GR). Ici le lit est large et bordé de superbes arbres. Sur la gauche, ce sont des anciennes cultures abandonnées, dont des vergers de pommes. C'est ensuite un petit ressaut du sentier au niveau du barrage.

Le site rocheux est superbe. Sur la rive opposée, on aperçoit une prise d'eau et un canal qui alimentent un ancien moulin visible en aval. Et puis c'est Le Vigan avec un autre ancien moulin. Le balisage s'engage à gauche. Avancez-vous sur 100 mètres pour partir à droite sur un passage doté d'une rigole aboutissant à une petite jetée en bordure de rivière. Le site est splendide au pied du magnifique pont vieux du Vigan avec sa silhouette en dos-d'âne.


A voir dans Avèze
 : pour aller au centre d'Avèze, il faut reprendre sa voiture et y découvrir le château Teissier (dit "lou castelet"). Construit en 1891 par Edmond de Joly pour Edmond Teissier, ce château resta, pendant plusieurs décennies, la résidence de la famille Teissier. Mis en vente en 1960, il fut acquis par le comité d'entreprise de la Société Marseillaise de Crédit et transformé peu après en maison pour enfants. Construit en pierre de Beaucaire, son style est plutôt Louis XIII. Ses toitures sont en ardoise avec fenêtres en mansarde coiffées de frontons triangulaires. De plus, une aile vers l'Est est couverte d'une terrasse à balustrade.
Ne pas manquer non plus d'observer le superbe parc qui l'entoure.

 Les fosses de Fournès :  carrières d'argile  

Pour y aller
: partir par l'autoroute A9 direction Nîmes. Sortir par la bretelle Remoulins. C'est un rond-point juste après dont il faut faire le tour pour prendre la D192 direction
Fournès. A son niveau, ne pas monter dans le centre du village mais se garer près de la cave coopérative proche.

La mini-balade : il s'agit d'un aller-retour d'environ 5 km qui vous permet d'observer l'aspect quelque peu fantasmagorique des anciennes carrières dont l'exploitation est  aujourd'hui terminée. Pour cela, partir à gauche de la cave coopérative sur une petite route qui va traverser une zone de villas. Un panneau mentionnant circuit des Fosses et un balisage jaune sont immédiatement visibles. Vous allez sortir de la zone habitée pour continuer sur le goudron pendant environ 15 minutes.
Vous arrivez à la fontaine de Naquet. Délaissez le goudron pour partir alors sur un chemin qui va passer près des vignes et commencer à monter dans l'univers des anciennes carrières d'argile. Ce cheminement pierreux et raviné vous amène à un plat au niveau d'autres vignes et de quelques cyprès.
En partant le long de la vigne à droite, vous marchez sur de nombreux galets roulés pour accéder à une partie sommitale qui sera le but de cette balade. A cet endroit, et en vous approchant avec prudence du bord à droite, c'est un univers étonnant.
Retour par le même cheminement.

Quand une tuile nous arrive…
Les fosses de Fournès offrent un spectacle assez fantastique de formes et de couleurs. Il y a longtemps qu'ici le banc épais d'argile est exploité. En effet, ce matériau a fait l'objet d'une exploitation industrielle. Il en reste aujourd'hui une fabrique de tuiles.

Aux origines de la tuile.
L'origine de la tuile est moins précise que celle de la brique du fait, lors de l'abandon de bâtiments, de la dispersion plus rapide des éléments de toiture que de ceux des murs. Elle pourrait pourtant être contemporaine de la brique cuite sous la forme au départ d'un simple carreau.
Les Chinois utilisaient déjà une tuile ronde il y a 4500 ans. Les Grecs en fabriquaient de très minces, légèrement incurvées. Mais c'est surtout avec la civilisation romaine que la tuile va se développer pour se généraliser en Europe méditerranéenne. Les Romains sont à l'origine de deux types de tuile : la fameuse tegula, plate et trapézoïdale, et la tuile canal (en latin imbrex), proche du type chinois et qui sert le plus souvent de gouttière.  Dans nos provinces du Sud, c'est surtout la tuile canal qui va dominer. Elle convient aux toits peu pentus, dans des zones à faible pluviométrie. La tuile plate est, quant à elle, dotée d'un talon d'arrêt pour l'accrochage aux voliges. Elle est plus traditionnellement utilisée dans les régions du centre et du Nord pour des toits à forte pente. Elle s'est surtout développée à partir du 11ème siècle en remplacement de tuiles en bois, essentiellement sur des bâtiments publics et sacrés. C'est en 1841 que les frères Gilardoni inventent la tuile mécanique, plate à emboîtement et à recouvrement moindre, permettant ainsi de diminuer le poids de la couverture et d'avoir une meilleure résistance au vent. Elle autorise aussi une fabrication à la machine, ce qui en fait un produit moins cher.

Le village de Castillon-du-Gard


Pour y aller -
Parmi les diverses possibilités, en voici une : on peut arriver par l'autoroute A9. Sortir à la bretelle Remoulins pour se diriger par la N100 vers cette ville. A son entrée, partir à droite par la N86 direction Bagnols-sur-Cèze. Après 2 km, partir à gauche par la D19 direction Vers-Pont-du-Gard et, 400 m après, à droite par la D892 vers Castillon-du-Gard. Roulez 1,2 km et, à la patte d'oie, garez-vous dans le secteur pour une première visite, celle du site de la chapelle ruinée St-Christophe. Après cela, reprenez la voiture pour monter à l'entrée du village et vous garer.

La mini-baladeAvant de monter au village en voiture, vous avez pu vous rendre sur le site de la chapelle St Christophe en marchant 200 m sur la petite route. On peut, avec respect, s'approcher du bâtiment ruiné mais riche d'histoire. Pour le village, magnifiquement restauré avec ses remparts, il faut parcourir la totalité des ruelles dotées de magnifiques bâtisses. Prenez votre temps avant de vous déplacer à pied vers l'autre chapelle extérieure, celle de St Caprais. Pour cela, descendre au carrefour avec la D192 et partir à gauche direction Vers-Pont-du-Gard. Après 500 m, empruntez la petite route qui part à droite en diagonale pour atteindre la chapelle en 400 m. Très beau site à découvrir.

Un peu d'histoire -La chapelle St Christophe a été construite au 12ème siècle sur l'emplacement d'une autre chapelle romane du haut Moyen Âge. C'était un prieuré qui a connu son apogée au début du 13ème siècle. Durant les périodes d'insécurité qui suivirent, l'édifice fut fortifié. Il fut rehaussé, coiffé d'un cordon de mâchicoulis, d'une tour, et entouré d'un mur d'enceinte. C'est au 16ème siècle que ce prieuré perd de son influence au profit de l'église du village. Durant les guerres de Religions, elle fut en 1567 saccagée, et une partie de sa structure démolie, ce qui entraîna le départ des moines.
La chapelle St Caprais a sont origine au 8ème siècle. Elle a été construite en reconnaissance de la victoire de Charles Martel sur les Sarrasins. Par la suite, de nombreux travaux transformèrent sa structure, notamment au 12ème siècle, ce qui lui conféra une architecture romane, celle qu'on lui connaît aujourd'hui. Elle était tellement délabrée au 20ème siècle que la commune de Castillon décida de la faire restaurer, ce qui fut fait par l'intermédiaire d'un régiment de l'Armée française stationné ici.
Le village de Castillon, tout comme la chapelle St Caprais, est construit avec la superbe pierre de taille dite "de Castillon", dont les deux carrières connues sont proches.

 
 Entre Camprieu et Meyrueis : 
l'arboretum de la Foux

Pour y aller : il faut prendre la route de l'Aigoual en passant par Ganges. Direction Le Vigan, on part à droite par la D986 au niveau de Pont-d'Hérault en direction de Valleraugue que l'on traverse pour continuer vers l'Espérou. Au niveau du petit rond-point du village, partir à droite au col de la Serreyrède et de là vers Camprieu, toujours par la D986. En contournant Camprieu, direction Meyrueis, vous passez devant le parking de l'accueil de l'abîme de Bramabiau. Roulez pendant 4,5 km et, juste après l'embranchement de la petite D252 descendant vers Villemagne, garez-vous à gauche sur l'emplacement de parking de l'arboretum de la Foux au niveau de panneaux explicatifs.

La visite : au niveau des panneaux explicatifs, vous allez découvrir, juste derrière sur la droite, un sentier pénétrant directement dans l'arboretum. En l'empruntant, vous êtes sur un versant descendant sur lequel les arbres acclimatés ont été plantés. Il vous est proposé, pour visiter ce site dans son intégralité,  de partir à droite à la première bifurcation, et vous allez immédiatement découvrir de multiples espèces au pied desquelles des panneaux explicatifs ont été positionnés.

Vous descendez en oblique avec un premier lacet à gauche puis, plus bas, un second à droite qui va, après être passé devant les superbes séquoias, aboutir à un chemin forestier. Pour remonter ensuite vers le parking, partez à gauche sur ce chemin, et vous allez découvrir, quelques dizaines de mètres après, le sentier de retour qui, tout en vous présentant d'autres espèces, vous fera aboutir à la première bifurcation et aux panneaux.

Cette visite peut vous prendre de 20 à 45 minutes,  selon l'attention que vous porterez aux nombreux spécimens d'arbres.

L'arboretum  de  la  Foux :il existe, dans le vaste massif du Mont Aigoual, un ensemble d'arboretums développé par le célèbre Fabre qui, à partir de 1884, entama la création de la forêt de l'Aigoual. Avec la collaboration de Charles Flahault, ce sont divers conservatoires des espèces qui virent ainsi le jour : la Foux, St-Sauveur-des-Pourcils, Molière-de-Trévezel, Canayères, L'Hort-de-Dieu, Puechagut et Cazabonne.

L'arboretum de la Foux s'étend sur 10 ha, entre 900 et 1050 m d'altitude. Le sol schisteux profond du secteur, la bonne exposition et la pluviométrie de 1 300 mm/an confèrent à ces lieux les conditions idéales pour voir se développer des arbres remarquables. Plantés entre 1900 et 1910, certains dépassent les 50 m, ce qui est un record d'Europe.

De 1929 à 1963, les observations scientifiques et les contrôles techniques furent effectués par la station de recherche et d'expériences forestières de Nancy. Aujourd'hui, géré par l'ONF, cet arboretum a un but conservatoire et pédagogique. On y trouve une trentaine d'espèces de résineux et de feuillus dont : le séquoia géant, le sapin de Céphalonie, l'épicéa d'Orient, le douglas vert, le pin laricio de Corse, le chêne rouge d'Amérique, l'érable sycomore, l'orme des montagnes, le sorbier des oiseleurs, etc.

A noter que pour vous y rendre, vous allez passer devant le bâtiment d'accueil de l'abîme de Bramabiau que nous vous conseillons vivement de visiter.

Le château  de Castelnau

Du parking, dirigez-vous vers le château. Après observation du château qui est une propriété privée, contournez-le par la droite.Cette petite route, qui passe dans le hameau, descend en longeant quelques coquettes maisons.

En bas de descente au niveau d'une courbe à droite et d'un arbre remarquable, délaissez le goudron pour partir à gauche sur la piste de terre, puis à droite à la bifurcation située 150 m plus loin. Après 250 m, c'est encore à droite qu'il faut aller, et ce chemin aboutit à une petite route.

Il faut l'emprunter par la droite en direction du domaine Le Clastre. Toutefois, juste avant les bâtiments, s'engager à gauche sur la route qui vous mène en 300 m à la D203, où il faut partir à droite.

En marchant sur le goudron pendant 150 m, vous allez découvrir à gauche, au début d'un chemin, le monument consacré aux Camisards et au célèbre Pierre Laporte, dit Rolland (voir thème).

De là, il vous est proposé de revenir par le même cheminement.

De Montpellier, prendre à Vendargues la D110 direction Alès. Dans Sommières, cherchez la route d'Uzès. Vous allez passer par St-Mamert-du-Gard et vous diriger vers La Calmette. Juste avant ce village, partir à gauche sur la N106 en direction d'Alès. En roulant environ 7 km, vous accédez à la D725 qui part à droite vers Moussac. Après le pont sur le Gardon, partir à gauche et juste après à droite sur la D186, direction Valence. Toutefois, au niveau du château de Castelnau situé sur la gauche, garez-vous sur la route d'accès sans gêner.

Le château de Castelnau

Le stupéfiant château de Castelnau, autrefois appelé château de Châteauneuf de la Garde, est de nos jours une possession de la famille des Valfons. Restauré au 19e s., il constitue un magnifique exemple des châteaux forts des 12e t 13e s. Quelques unes de ses parties remonteraient même au 9e s. Le bâtiment est un superbe quadrilatère à 4 tours : 2 rondes et 2 carrées qui ont par ailleurs été surélevées et crénelées avec l'ensemble des défenses au 19e s. puis à nouveau aux alentours de 1910. On peut voir en s'en approchant un peu la porte d'entrée (attention : propriété privée) qui se situe dans une ancienne poterne donnant sur la cour intérieure et l'accès aux logis. La cour est dotée d'une galerie couverte à 2 rangées de colonnes. La chapelle castrale, de type roman, y est très bien conservée.

Le château fut au départ une possession de la maison d'Uzès, puis de la seigneurie de Montpezat pour passer ensuite, durant une longue période, aux mains de la famille Boileau par le biais du trésorier royal Antoine de Boileau en l'an 1500.

Les Camisards

Sur le circuit proposé, nous croisons un mémorial du protestantisme. On l'appelle ici la Pierre de Rolland. C'est en effet en ces lieux que le fameux Chef Camisard Pierre Laporte, dit Rolland, ayant donné secrètement rendez-vous à son épouse, fut surpris par la soldatesque suite à une dénonciation de l'un de ses compagnons. C'est en tentant de fuir avec 5 de ses frères de combat qu'il fut tué sur le chemin de Brignon. Ce monument fut érigé en 1927. 

 
Vieux moulins 
sur le Vidourle
 

Pour y aller

De Montpellier, il faut, par la N110, se rendre à Sommières que vous contourner par la route d'Alès. Juste avant le pont sur le Vidourle, partir par la D35 vers Salinelles. Au rond-point, prendre Salinelles centre et, juste après aller à droite sur la petite route mentionnant le moulin de Pattes. En enjambant le Vidourle, garez-vous 200 m après à la limite de la partie boisée.

 

La balade

Au niveau de la courbe à gauche de la route, partez sur celle-ci direction La Clotte. Vous suivez un balisage jaune qui vous fait passer devant l'ancienne petite gare. Juste après, il faut délaisser le goudron pour partir à gauche. Vous allez alors passer au pied des gigantesques bâtiments restaurés de l'ancien domaine de Bru. Vigilance car, à ce niveau, il faut partir à gauche en suivant bien le jaune. Le chemin va obliquer à droite et, quelque temps après, à gauche pour aboutir sur le tracé de l'ancienne voie ferrée. Vous allez arriver au bord du Vidourle au niveau du moulin  de la Clotte, de l'ancienne maison du Meunier et du pont-radier. Après pause et observation des lieux, il est proposé de revenir par le même itinéraire.

 

Du beau patrimoine

Sur notre parcours, 4 moulins  sur le Vidourle vont attirer notre curiosité. Tout d'abord près du pont de Salinelles sur la rive droite, le moulin de Pattes aurait été créé par Guillaume de Nogaret. Ce fut un important moulin seigneurial fortifié qui changea maintes fois de propriétaires. Au début du 20ème s., on y installa des turbines modernes qui servirent à broyer le grain, mais aussi la terre de Salinelles nommée à tort terre de Sommières. Ce moulin s'arrêta de fonctionner en 1945. Actuellement, le bâtiment a été transformé, et le site revit totalement.

Il faut passer le pont de Salinelles, de forme plongeante, pour, sur la gauche, s'approcher du moulin de Coumoulet qui est maintenant  une ruine. Il est cité fin 18ème siècle. Possession du seigneur du domaine de Bru, dépendance du château de Pondres, il fonctionna uniquement jusqu'en 1780. Quant au pont, qui fait partie des ponts submersibles, il fut construit, comme ceux de Lecques et de Sardan, au 19ème siècle dans le but de relier les villages à la gare. D'où son premier nom de pont de la Gare.

Vous pourrez observer celle-ci à la fin de notre parcours. En retrouvant au-delà du domaine de la Clotte la rive gauche du fleuve,  on découvrira un premier moulin doté de pierres à bossage, preuve de son ancienneté. Il appartenait au seigneur du domaine. La maison du meunier quant à elle est située en hauteur pour prévenir les crues. Ce moulin eut lui aussi divers propriétaires et il fut tantôt bladier, tantôt foulon. Il a été abandonné en1900.

Face à lui, c'est le moulin de Runel dont il ne reste que des vestiges et qui dépendait, à sa création, de l'ancienne baronnie de Montredon. Il appartint pendant de nombreuses générations à la famille Runel. C'était des meuniers qui par ailleurs possédaient sur le Vidourle maints autres moulins. Celui-ci fut bladier mais servit aussi au broyage de la terre de Salinelles.

Après de nombreuses vicissitudes, il fonctionna jusqu'à la seconde guerre mondiale.

   De Villevieille à Pondres :
entre deux châteaux

Pour y aller, il faut se rendre à Sommières que vous contourner par la route d'Alès. Passer le pont sur le Vidourle et c'est un rond-point juste après. Délaissez la N110 pour pénétrer à droite vers le centre-ville. Toutefois, ne pas rater à gauche la route d'Uzès passant devant la cave coopérative. Trois minutes après, il faut vous engager à droite sur la route d'accès à Villevieille. Garez-vous sur le parking près du château.

 

La balade (5 km en aller-retour) : à partir du château de Villevieille, il est conseillé de circuler le long des anciens remparts du village et dans ses ruelles pour revenir au parking. Prendre alors la route qui descend près du château et, tout de suite dans le virage, descendez à droite par l'escalier nommé sentier de l'Arc qui va rejoindre la D440. Traversez-la et, avec un léger décalage à gauche, engagez-vous en face sur une route et tout de suite après, partez à droite sur le chemin du Lavoir. Il vous est conseillé d'aller admirer ce bâtiment un peu plus loin sur votre gauche. Vous accédez à la D22.

A ce niveau, c'est un rond-point avec, sur la gauche, un départ de petite route avec un balisage vert et jaune. Empruntez-la et, après 1 km et un virage à gauche, prenez le chemin partant à droite  qui aboutit, en 250 m, à la N110.

Traversez-la avec prudence. Vous êtes sur le site Moulin à vent. Le chemin balisé part en face pour immédiatement aller à droite en sous-bois et, après 450 m, vous amener au niveau du château de Pondres. Après observation des lieux, il vous est proposé de revenir par le même cheminement.

 .

D'un château à l'autre  : le village de Villevieille a la particularité de posséder sur son territoire 2 châteaux de 1ère importance. Celui de Pondres est une ancienne forteresse construite à partir de la tour de Bonnegarde datée du 12e s. Propriété de Bernard d'Anduze à la fin du 12e s., puis à ses descendants ensuite, le château passe ultérieurement entre les mains d'autres grandes familles : Bertrand de Ganges, puis les Crouzet qui le transformèrent en demeure de style Renaissance à l'Italienne. Lors de la Révolution, le château fut pillé et incendié pour être, plus tard, propriété des Villardi Montlaur qui le vendirent à M. Pecou en 1920.

En ce qui concerne le siège de la seigneurie initiale de Villevieille, ce fut la bordure du plateau qui surplombe Sommières et la vallée du Vidourle qui l'accueillit. Ce sont les Bermond d'Anduze qui firent construire ici, au 12e s.,  une grosse tour rectangulaire Ce premier "château" fut saccagé et confisqué pour tomber dans le domaine royal suite à la guerre contre les Cathares. Ce n'est que vers 1365 qu'un certain Pierre Scattisse, trésorier du domaine royal et des États du Languedoc, obtint la seigneurie. Il fit alors agrandir le château et y ajouta 3 nouvelles tours. Après plusieurs passations de propriété, c'est Bernard Pavée qui fit fortifier le château vers 1527, y ajoutant un corps de logis.

Autres événements importants : le site devint en 1573 le quartier général du Maréchal de Damville dans le cadre du siège de Sommières et Louis XIII en fit son état-major pour le deuxième siège de la cité en 1622. Lors de la Révolution, par bonheur, les bâtiments furent épargnés. Alors qu'ils furent inhabités de 1913 à 1960, ils souffrirent de l'occupation allemande. Depuis, c'est la famille Beauregard, toujours présente, qui en entreprit la restauration.

Aubais : le moulinde la Carrière
et la Roque d'Aubais
 

 

À partir de Montpellier , prendre l'A9 direction Nimes pour sortir à la bretelle Lunel. Dans cette direction, vous allez trouver sur la gauche la D110E1 se rendant vers Villetelle. Traversez le village en prenant la direction Aubais (D412). Toutefois, juste après le pont submersible sur le Vidourle, garez-vous sur un terre-plein situé à gauche .

La balade : dans un premier temps, il vous est proposé de faire le tour du moulin pour en apprécier l'architecture. Remontez ensuite vers la voiture pour partir vers le chemin de gauche (au-delà de la maison abandonnée). Continuez sur cet axe à travers champs pour accéder au niveau de villas à une petite route goudronnée. Suivez-la pour aboutir à une autre route. Partez à gauche vers le val du Vidourle. A son niveau, c'est une inflexion à droite et, au-delà d'une maison à droite, juste avant des falaises où l'on pratique l'escalade, le goudron fait place à de la terre. En continuant quelque peu, vous pouvez observer à gauche, sur la rive opposée, le site de la Roque d'Aubais.

LA ROQUE D'AUBAIS : le Vidourle, qui prend sa source au pied de St. Roman de Codières, se développe jusqu'à la mer sur un parcours de 85 kilomètres. Après avoir traversé Sommières et Boisseron , il dessine une courbe à proximité de St. Sériès pour trouver une issue par le défilé de la Roque d'Aubais. Etonnante faille entre deux rochers dont les falaises atteignent 75 mètres de haut. Cette situation géologique curieuse a développé chez certains historiens la légende de gigantesques travaux entrepris par les Romains et engagés par Gallus (qui a donné son nom à Gallargues) lieutenant de César, ceci afin de dégager des terres cultivables. Mais cet effondrement géologique est sans conteste bien plus ancien et totalement naturel.

LE MOULIN d'AUBAIS : à hauteur du pont submersible sur le Vidourle situé à la sortie de Villetelle, se dresse un magnifique bâtiment sur la rive droite du fleuve, au niveau d'un barrage. Il s'agit d'un moulin hydraulique nommé moulin de Carrière ou moulin d'Aubais. Cet ouvrage qui appartient à la commune d'Aubais et qui ne fonctionne plus depuis la mort du dernier meunier (dénommé Clément Peyrière) en 1913, vient d'être restauré et est ouvert certains après-midi à la visite.
Sur le plan de son histoire, on pense qu'il a été construit en trois fois. Une partie ancienne du 13e siècle en pierres à bossages, puis un bâtiment en angulation pour le protéger des crues et enfin un étage. Des vestiges d'un dispositif de défense nous confirment qu'il s'agissait d'un moulin fortifié. L'intérieur a malheureusement été pillé après l'arrêt de son fonctionnement. Seuls restent visibles deux jeux de meules, trémie, appareil de levage et une roue à aubes extérieure qui était actionné par la force de l'eau. Au 17e siècle ce moulin appartenait entre autres au marquis d'Aubais, Louis de Baschi, et il avait vocation de moulin bladier et de moulin foulon. Au 19e siècle il traitait jusqu'à 30 quintaux de blé. En début de siècle, des aménagements électriques furent inaugurés par Gaston Doumergue alors député et Ministre.

 

Chapelle St-Julien à Salinelles
et château de Montredon

Pour y aller, à partir de Montpellier, partir par la N110 direction Castries puis Sommières. Contournez cette cité direction Alès pour, juste avant le pont sur le Vidourle, prendre la D35 vers Salinelles. Attention car, entre Sommières et Salinelles, il faut prendre à gauche la petite route se dirigeant vers la chapelle double St-Julien avec son petit cimetière. Se garer face à lui.

 

La balade : après la visite indispensable des extérieurs des deux chapelles, partir à pied sur la route du côté opposé à Salinelles pour, à la bifurcation, continuer tout droit entre les prés. Au niveau de la courbe à droite de la route, délaissez le goudron, passez au-dessus du ruisseau et engagez-vous à gauche sur la piste pierreuse montante.  Peu après, allez observer à droite une superbe capitelle. En continuant ensuite, c'est une descente, et le goudron apparaît. A la croisée qui suit, allez à droite, et vous observez sur la colline de gauche le site de l'ancien château de Montredon. Pour l'atteindre, marchez 500 m et prenez à gauche un chemin de terre qui, en s'infléchissant à gauche, va monter jusqu'aux ruines du site qu'il faut visiter avec prudence.

Au retour par le même cheminement, on peut pénétrer respectueusement dans le cimetière pour apprécier l'architecture romane caractéristique du chevet des chapelles.

 

Un peu d'histoire : au sommet d'une colline dominant le Vidourle, à peu de distance de Sommières, on peut encore apercevoir dans la végétation les ruines de quelques maisons ainsi que d'un château. Ici se trouvait le village médiéval de Montredon, aujourd'hui disparu. Il était dominé par une puissante forteresse ayant appartenu à la grande famille des Seigneurs de Montredon. Elle se trouvait aux limites du Comté de Melgueil et des possessions des Bermond d'Anduze, Sauve et Sommières.

Ces seigneurs connurent une prospérité aux 11e et 12e siècles. Mais, à partir du siècle suivant, le déclin s'amorce suite au soutien apporté par cette famille à Raymond VII de Toulouse, en révolte alors contre la couronne. La conséquence en fut le désarmement du château. Ce fut ensuite la guerre de Cent ans qui eut de lourdes répercussions en Languedoc.

En janvier 1360, le Roi Jean-le-Bon, passant dans la région, ordonna, s'il en était encore possible, la réparation du château de Montredon ou sa destruction en cas de trop forte dégradation. Il est probable que c'est le démantèlement qui survint et, par crainte des Anglais, les habitants du village furent transférés à Sommières pour leur sécurité.

 

La chapelle St-Julien-de-Montredon :son existence est attestée dès le début du 9e siècle. Ce sont sans doute les seigneurs de Montredon qui l'ont fait construire comme église de la paroisse. Lors de l'abandon du village, elle devint église paroissiale de Salinelles. Elle a été construite sur des sanctuaires plus anciens, d'origine gallo-romaine. Nous sommes ici en présence du 1er art roman, avec, sur l'extérieur, de magnifiques arcatures lombardes caractéristiques. Le plus étonnant est sans nul doute, accolée au 1er édifice, une petite chapelle, construite fin 12e – début 13e siècle, qui communique avec le bâtiment principal.

L'église, qualifiée de "caritat" au 13e siècle, permet de dire qu'elle était donc un prieuré et qu'ainsi, les pèlerins de St-Jacques-de-Compostelle pouvaient s'y arrêter. Victime du temps et de l'oubli, St-Julien-de-Montredon a été sauvé de la ruine totale, dès 1969, par une dynamique association.

  Lirac et la Sainte-Baume    

Pour s’y rendre : prendre l’A9 direction Nîmes et Lyon. Sortir par la bretelle  Tavel (n° 22) et prendre la direction de ce village par la D177. A l’intérieur, sur la droite, prenez la D26 allant à Lirac. Se garer à l’entrée de l’agglomération près du beau lavoir.

Une sainte Baume parmi d’autres : une baume est une grotte ou un simple abri sous roche, comme on peut en trouver beaucoup dans nos régions calcaires. Bien entendu, la notoriété de ce site est loin d’atteindre celle du Massif de la Ste Baume entre Var et Bouches-du-Rhône. Toutefois,   ce site gardois vaut largement le détour. Ici, au départ,  c’était une simple grotte qui accueillait les réfugiés de tout poil, notamment les habitants de Lirac lorsque les guerres de Religions sévirent, en particulier au 16e siècle. La grotte était alors appelée la grande baume. C’est toutefois bien plus tard, en 1647, que la Vierge apparu en ces lieux à un paysan. Comme c’est généralement le cas, le site devint un lieu de pèlerinage et un oratoire fut construit en contrebas avec la statue de la Vierge. C’est par la suite un ermitage qui fut érigé à l’entrée de la grotte, et le nom de Notre-Dame de la Consolation lui fut donné. Aujourd’hui, la chapelle barre l’entrée de la grotte qui s’étend conséquemment derrière elle. Malgré l’impossibilité d’accès à cet ensemble, le lieu situé dans une zone calcaire relativement étriquée mérite votre intérêt.

La balade  : face au lavoir, c’est une petite route dotée d’un balisage jaune avec des bornes mentionnant la Sainte B aume.  Suivez-les, et vous allez plus loin quitter le goudron en pleine campagne. Au niveau d’une première bifurcation, continuez tout droit pour, 250 m, s’engager sur le chemin de droite qui vous mène en 5 mn à une aire dégagée de pique-nique. Remarquez la barrière (endommagée) que vous franchissez. Toutefois,  en tant que piéton, il vous est possible de monter vers la chapelle de la Sainte Baume. Après l’oratoire et la statue de la Vierge, c’est un mur imposant de soutènement, un lacet à gauche, des marches, et c’est la surprise.

  
  Souvignargues
et la chapelle Saint Andr
é

Au Nord de Sommières, un petit village de type circulade et les ruines encore impressionnantes de l'ancienne église Saint André.

Pour s'y rendre  : Souvignargues se situe sur la D22 (route de Sommières à Uzès) à moins de 4 km au Nord de Sommières. Pour garer sa voiture, il est préférable de le faire sur le récent parking aménagé à la sortie de Souvignargues, direction Montpezat, juste avant le lavoir à droite.

La mini-balade  : il s'agit d'un petit circuit sympa de 40 minutes environ. A droite du parking, prendre immédiatement la petite route avec mention sur un panneau "église Saint André" . Vous évoluez pendant 800 m sur du goudron pour arriver à un carrefour de chemins. Il faudra alors partir à droite en passant près des ruines de l'église qu'il ne faut pas manquer de bien observer. Marchez sur cette piste pendant 650 m pour aboutir à un carrefour. En partant tout de suite à droite sur la petite route, vous retrouvez Souvignargues après 1 km.

Un peu d'histoire : Souvignargues est mentionnée en 1121 dans le Cartulaire de l'Abbaye de Psalmodi. Un château a sans doute existé à cette époque, qui fut ensuite déplacé à la périphérie de l'agglomération puis ensuite largement transformé. Le village est classé parmi lesCirculades de l'An 1000. Il faut y pénétrer  pour bien se rendre compte de l'aspect concentrique des parcelles, témoin de la structure circulaire ancienne. Le nom dechemin de ronde est d'ailleurs donné à l'une des voies. La partie ancienne possède une surface restreinte qui a été dotée d'une enceinte aux rares vestiges.

Quant à la chapelle romane St André, située sur le chemin de St-Etienne-d'Escattes, C'était le lieu d'un prieuré dépendant de Psalmodi. Il semblerait que les moines l'ont abandonné lors des Guerres de Religions, les offices étant alors célébrés dans la nouvelle église située à l'intérieur du village.

La décoration fort riche, tant intérieure qu'extérieure de St-André-de-Souvignargues, est malheureusement laissée à tous vents, bien que le bâtiment soit inscrit à l'Inventaire des Monuments Historiques depuis 1949. De ce fait, les pilleurs de pierres sculptées se sont livrés à de véritables saccages.

      

 La chapelle St-Amand   près de Théziers

Il s'agit là, non pas d'un lieu de balade, mais d'un site superbe sur le plan de l'histoire et de l'architecture, avec possibilité de s'y détendre ou d'y pique-niquer.

Pour s'y rendre : en arrivant par l'autoroute A9, sortir par la bretelle Remoulins pour, au niveau du rond-point, récupérer la D19 direction Fournès. Traversez ce village pour, toujours par la même départementale, rejoindre Théziers. Sans entrer dans l'agglomération, partez à gauche (D19) vers Aramon. Toutefois, 500 m après, et juste avant un virage à gauche, c'est un chemin de terre sur la gauche qui vous permet de monter
en voiture jusqu'à la frondaison de cyprès derrière laquelle on aperçoit la chapelle Saint-Amand.

Un peu d'histoire :la chapelle que vous découvrez se situe au pied d'une blanche falaise au sommet de laquelle ont été découverts les vestiges de l'oppidum de la Roque. Bien avant la construction actuelle, il existait très probablement une église wisigothique du fait de l'existence attestée par des fouilles d'un cimetière où l'on a trouvé des sarcophages paléochrétiens. Au 11ème siècle,  une première chapelle romane fut construite, qui a été remplacée par celle que nous voyons vers la fin du 12ème siècle. La construction est due aux moines de l'abbaye St-Victor-de-Marseille dont le rayonnement était particulièrement important.

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