Dans l'Aveyron

 

 

 

Le site naturel
de Roquesaltes
sur le Causse noir

 


Pour s'y rendre – Partir par l'A75 direction Lodève – Millau. Sortir par la bretelle Le Caylar pour partir direction La Couvertoirade que vous contournez par la D55 direction Nant. Traversez cette cité par la route des gorges de la Dourbie (D991). En admirant au passage, Cantobre et St-Véran sur les promontoires rocheux à droite, rejoignez La-Roque-Sainte-Marguerite. Toutefois, avant de pénétrer dans la village, engagez-vous à droite sur la D41 direction St-André-de-Vézines que vous atteignez plus loin par la D124. Dans le village, prenez à gauche entre les maisons et juste après l'église une petite route avec panneaux Roquesaltes. Roulez 2 km en délaissant les deux routes en impasse. Vous arrivez en fin de goudron à une croisée de chemins. Garez-vous à cet endroit.

La mini-balade – Un panneau avec schéma vous indique le cheminement à prendre, cette fois-ci à pied. Ce sont 4 km aller-retour qu'il vous faudra faire. C'est facile malgré une descente, puis une remontée vers les rochers colossaux visibles de très loin. Au niveau de la barrière, suivez bien le balisage et lisez les panneaux pédagogiques. Respectez le hameau en ruine (sauf une maison habitée) et évitez de marcher en dehors du sentier. Bien lire des consignes.


Roquesaltes : rochers et hameau – Ce site "Natura 2000" est classé car très fragile et rare. Ces rochers dolomitiques de taille impressionnante en haut de colline peuvent être aperçus de très loin, d'où le nom du site. Ils sont le fruit de l'érosion qui a touché entre autres cette région depuis la période de l'élévation des causses à l'ère tertiaire. Au printemps, la flore y est exceptionnelle, d'où l'obligation de ne pas s'écarter des sentiers balisés. Roquesaltes est aussi un ancien lieu de vie. En effet, pendant très longtemps, notamment au 18e siècle, les causses ont connu une forte croissance démographique du fait du développement des cultures céréalières (blé, seigle, orge ou avoine) ainsi que de l'élevage ovin avec production de viande, de lait, de fumier pour les cultures ou de laine pour les manufactures ou le tissage à domicile. Au 19e siècle, c'est une reconversion économique complète privilégiant le lait des brebis du fait de la création en 1842 à Roquefort de la Société des caves et producteurs réunis. Aujourd'hui, comme sur ce site, de nombreuses fermes isolées, des bergeries (jasses) et autres bâtiments agricoles sont en ruine ou ont disparu.

   L'abbaye de Sylvanès

 

Pour s'y rendre – Partir par l'A75 direction Lodève – Millau. Sortir par la bretelle Le Caylar pour partir vers La Pezade vers l'ancienne N9. A partir de ce hameau, soyez attentif car, environ 1 km après, prenez la D7 direction Cornus puis Fondamente et, au-delà, allez jusqu'à St-Félix-de-Sorgues. Vers l'entrée de ce village, prendre à gauche la D540 qui, en 7 km, vous permet d'atteindre Sylvanès.

 

La mini-balade vers Sylvanès-les-Bains – Elle est simple et se développe en aller-retour sur la petite départementale (D540). Dirigez-vous direction Sylvanès-les-Bains. Vous traversez une vallée particulièrement belle et boisée. Après 1,5 km, vous découvrez à gauche, au pied du versant et au fond d'un grand parc, les bâtiments des anciens bains. Ce site et ses eaux issues de quatre sources, étaient déjà appréciés au 12e siècle et surtout, par la suite, sous l'ancien régime. Les bains furent vendus à la Révolution mais l'exploitation connut une reprise au début du 19e siècle. On sait que l'impératrice Eugénie devait venir se soigner ici, mais que malheureusement pour ce site, il lui fut plutôt conseillé de se rendre à Vichy, ce qui rendit cette ville d'eaux célèbre. La station de Sylvanès ferma en 1936. Le département de l'Aveyron en devint propriétaire en 1999 avec un projet de redonner vie aux thermes.

 

Une abbaye au riche passé mais aussi au présent – Cette abbaye, fondée en 1132 par Pons de Léras, fut dans ce pays du Rouergue l'une des premières fondations cisterciennes. Elle connut un grand essor grâce à l'aide et à la protection des nobles, et sa communauté rassembla jusqu'à 100 personnes. Après la Révolution, ses biens furent vendus et l'abbaye fut démantelée pour être en partie transformée en exploitation agricole. C'est un dominicain nommé André Gouze qui, en 1975, décida, avec l'aide d'une équipe de passionnés puis du Département de l'Aveyron, de redonner vie à cet ensemble. Une association fut créée, qui initia entre autres le festival international de musique sacrée. Aujourd'hui, ce sont des dizaines de milliers de visiteurs chaque année, et une renommée dépassant largement notre pays. Outre les extérieurs de l'église abbatiale, notamment le superbe chevet aux trois fenêtres axiales, il faut visiter l'intérieur et son immense nef. Attention : renseignez-vous bien quant aux périodes et heures d'ouverture.

 

La Bastide-des-Fonts :
chapelle de  Bouviala

 

Pour s'y rendre – De Montpellier, rejoindre l'A75 direction Lodève et Millau. Sortie au niveau de la bretelle du Caylar pour prendre la direction La Pézade puis Les Rives. Continuez cette traversée du Larzac direction Roqueredonde. Toutefois, vous allez, quelque temps après, partir à droite sur la D493 direction La Bastide des Fonts. A son approche, il va falloir, 400 m avant, prendre une petite route avec comme indication Mas Higonenq. Roulez 800 m pour, juste avant le début de la descente, vous garer sans gêner.

 

La mini-balade – Elle est fort belle mais implique 200 m de dénivelé pour 4 km en aller-retour. Pour cela, prendre la petite route qui va descendre en vous procurant de superbes points de vue sur la plaine et les lointains. En vous retournant, ce sont les impressionnantes falaises Sud du plateau de Guilhaumard qui fait partie du Larzac. Une courbe vers la droite au pied des falaises, puis plus loin une large courbe à gauche. Enfin, 300 m après, dans un lacet à droite, il faut délaisser le macadam pour partir à gauche sur un chemin de terre. Après 10 minutes de marche, allez sur un chemin à droite pour découvrir les ruines de l'ancien hameau et surtout la magnifique chapelle bien entretenue.

 

 

Le Bouviala et son église Notre-Dame – C'était sous l'ancien régime une petite paroisse rurale. Les ruines des habitations en sont encore visibles. Toutefois, la population s'étendait aux alentours. L'église de style roman a été restaurée et parfaitement entretenue. Le cimetière est toujours utilisé par les familles des domaines proches, notamment du mas Higonenq. La croix date du XVIIe siècle.

ND du Cayla à St-Félix-de-Sorgues

Pour s'y rendre – De Montpellier, rejoindre l'A75 direction Lodève et Millau. Sortie au niveau de la bretelle du Caylar pour rejoindre La Pézade. Dépassez le hameau et, 500 m après,  juste avant d'arriver au lieu-dit La Baraque des Infruts, partir à gauche sur la D7, direction Cornus puis Fondamente pour, direction St-Affrique, accéder à St-Félix-de-Sorgues. Garez-vous sur la gauche, à l'entrée du village : un grand parking vous attend.

 

La mini-balade – Elle est fort simple. Partir avec prudence le long de la D7 direction St-Affrique et marcher ainsi 500 m. Vous découvrez alors un chemin carrossable à droite qui va  monter dans une clairière. À la limite de celle-ci avec la zone boisée, partir sur la gauche en direction de la chapelle. La pente est assez raide. Vous arrivez à un lacet serré à droite. À cet endroit, en allant tout droit, vous êtes sur le site religieux.

 

Notre-Dame du Cayla – Ce superbe site dominant de grands espaces est aujourd'hui un lieu de pèlerinage de la Pentecôte. La chapelle ND du Cayla doit son nom au latin castellare qui est devenu castel, ce qui est un château. On pense en effet, qu'il y eut ici une forteresse tenue par des peuplades celtes, qui étaient peut-être des Ruthènes ou des Volques. Certains spécialistes pensent que le site aurait pu être au 9ème siècle une viguerie carolingienne.

Le beau village de Combret

 

Pour s'y rendre – À partir Saint-Affrique, partez par la D999 direction Vabres-l'Abbaye. C'est la route d'Albi. 12 km après Vabres, délaissez la départementale pour partir à gauche sur la D32 vers Belmont-sur-Rance. Après 3 km, prendre à droite la D117 pour rejoindre la vallée de la Rance puis Combret. A l'entrée du village, prendre la route montant à droite vers le centre. Garez-vous sur  la place située en haut, près de la fontaine

 

La mini-balade – Elle est fort simple. À partir de cette place, montez dans un premier temps vers l'église, et même jusqu'à la tour de l'ancien château. Pour cela, s'engager dans la ruelle au-dessus de la fontaine. Vous allez entre autres y découvrir de superbes maisons. Revenez ensuite près de la fontaine pour aller visiter en contrebas l'essentiel de la cité. Parcourez les magnifiques ruelles aux maisons romanes et gothiques, dotées souvent de panneaux explicatifs.

 

Combret, village en grès rouge – C'est en effet la couleur dominante étant donné la nature du sous-sol de ce secteur. Le village, en versant, est dominé sur la crête par la tour du 13e siècle qui est le seul vestige d'une ancienne forteresse. A noter que ce village compta trois châteaux qui, successivement, protégèrent la vallée de la Rance. De nombreux maisons romanes et d'autres gothiques sont à observer, avec leurs magnifiques portes et fenêtres, à découvrir. Les anciennes halles, avec mesure à grains, furent aussi un lieu de justice au Moyen Âge. En repartant, allez jusqu'au pont sur la rivière. Le site et la vue sur le village sont fort beaux.

Nant : source du Durzon

 

Pour s'y rendre : partir par l'A750 puis l'A75 direction Millau. Sur le plateau du Larzac, sortez par la bretelle Le Caylar. Rejoindre Nant par la D55 via le contournement de La Couvertoirade. Dans Nant, garez-vous au plus près du centre (divers parkings sur la droite).

La balade – Dans Nant, récupérer le GR71D (tour du Larzac). Vous longez le camping Les Vernèdes pour accéder à la D178 et, en partant à gauche, c'est une bifurcation.

Il est proposé de faire un aller-retour à gauche vers la chapelle St-Martin-du-Vican. Après observation, revenez pour repasser le pont sur le Durzon et partir à gauche. Sans tenir compte des balisages, marchez sur cette petite route tranquille qui va progresser sur 3,5 km en longeant souvent la rivière. Dans un paysage diversifié, vous arrivez au Mas de Pommier. Descendre alors par le chemin de terre accédant à la source tout en respectant ces lieux qui sont privés.

Étonnante résurgence dans ce site unique qu'il faut respecter. Avant de revenir, il est suggéré, si vous êtes bien chaussé, de partir par le sentier situé derrière la source pour atteindre, après 160 m de dénivelé, la maison forestière des Canalettes avec la grotte du même nom. Ce site est idéal pour une pause repas. Redescendre par le même cheminement et revenir à Nant.

Le causse du Larzac représente, du fait de ses 1000 km², un énorme réservoir d'eau étant donné le calcaire dont il est constitué. Au pied des versants de ce causse, et au contact de roches imperméables (argiles, marnes, grès), l'eau souterraine va jaillir sous forme de sources que l'on nomme généralement ici des exsurgences. C'est le cas de la source du Durzon, cours d'eau qui va se jeter, quelques kilomètres après, dans la Dourbies à l'amont de Nant. D'une façon générale, et même en période de sécheresses prolongée, cette source présente un débit relativement conséquent, avec une eau dont les couleurs liées à l'environnement sont particulièrement belles, parfois vert émeraude au niveau de la source elle-même. La fraîcheur et l'oxygénation de l'eau font que ce milieu est riche en truites.

Hospitalet-du-Larzac : l'ancienne voie de chemin
de fer du Larzac

Pour y aller : de Montpellier, partir par la N109 vers Gignac et, de là, rejoignez l'A75. Passez Lodève puis le tunnel du Pas de l'Escalette pour sortir plus loin par la bretelle L'Hospitalet-du-Larzac. Dirigez-vous vers ce village par la N9. Après près de 3 km, juste avant le camping, partir à droite sur une petite route qui va passer sous l'A75. Continuez tout droit pendant 500 m et garez-vous au lieu-dit La Jasse (bâtiments et petit carrefour). Il est toutefois possible de suivre en voiture le prolongement de cette petite route qui devient chemin de terre carrossable et de vous garer un peu plus loin.

 

La mini-balade : il s'agit en fait d'une idée fort simple de cheminement en aller-retour sur cette ancienne voie ferrée. C'est d'autant plus facile qu'il n'y a plus de rail ni de ballast. Vous pourrez ainsi découvrir quelques éléments techniques attestant du passage des trains jadis : ponts avec rambarde métallique caractéristique, tranchées dans la roche, et passages construits en pierre taillée d'anciens chemins enjambant la voie. Vous y découvrirez aussi un ou deux panneaux à caractère patrimonial traitant de l'histoire de cette voie. Ce sera à vous de juger  la distance qui vous conviendra. Par ailleurs, de part et d'autre, vous pourrez apprécier ce paysage typiquement caussenard.

 

Quand le train traversait le Larzac : il aura fallu 17 ans pour construire cette voie ferrée dont l'inauguration date de 1886. L'une des raisons de cette durée est l'importance du chantier à l'époque : 16 tunnels, 17 viaducs, 2 gares, 5 stations et d'imposants talus en alternance avec de gigantesques tranchées.

Avant l'avènement d'un réseau routier moderne, cette ligne permit le transport de bois de chauffage et de bois de châtaignier (tuteurs de vigne et bois d'œuvre) en provenance des Cévennes qu'elle desservait.

Il fallut aussi transporter divers minerais (zinc, plomb et fer) des mines du secteur. Divers autres produits étaient aussi expédiés tels que : fruits, pommes de terre, gibier ainsi que fourrage et le fameux migou, fumier de brebis servant d'engrais pour les vignes du Midi. La ligne fut fermée en 1952.

Le village de Compeyre

Pour y aller : à partir de Millau, partir par la direction Gorges du Tarn. Délaissez cette route au niveau de la cité d'Aguessac pour continuer tout droit direction Séverac-le-Château. Après 1 km, partir à droite par la D547 jusqu'à Compeyre. A l'entrée du village, se garer à gauche de la mairie, sur le parking prévu.

La mini-balade : il s'agit en fait de la visite de ce superbe village. À partir du beau bâtiment de la mairie, vous découvrez, par le biais d'un panneau, le départ d'un circuit fléché qui vous fera parcourir, de bas en haut, les diverses ruelles du village. En suivant ce circuit, vous trouverez, à chaque point d'intérêt patrimonial, un panneau explicatif très instructif.

 

Un beau village en versant : ce village, étagé avec de nombreuses rues et ruelles en partie entrecoupées d'escaliers parfois étonnants, se remarque particulièrement en arrivant de Millau vers Aguessac. Il fut toujours doté d'une importante tradition viticole, à tel point qu'on le nomma "Banque des vins des gorges du Tarn". En effet,  tout le négoce de ces vins était centralisé ici. Aussi, de nombreux propriétaires de bâtiments y louaient leurs caves qui, parfois, se dressaient sur trois niveaux. Compeyre connut un début de déclin à partir de 1582 suite à sa mise à sac par les troupes protestantes mais aussi du fait qu'à cette époque, c'est le village proche de Rivière-sur-Tarn qui bénéficia du transfert du négoce des vins avec développement de nombreuses caves.


Saint-Jean-d'Alcas, cité médiévale

Pour y aller : partir par l'A75, direction  Millau. Sortir par la bretelle Hospitalet-du-Larzac et pénétrez dans ce village pour partir direction Roquefort par la D23. Après le passage au Viala-du-Pas-de-Jaux, vous descendez vers Tournemire. A l'entrée de ce bourg, partez à gauche d'abord par la D559, puis par la D93 vers la Saint-Jean-d'Alcas que l'on rejoint ensuite par la D516. Garez-vous auprès des remparts sur les parkings prévus.

 

La mini-balade : la balade est très simple puisqu'elle consiste à visiter ce pittoresque village. Pénétrez d'abord par la porte principale et faite le tour de cette vieille agglomération qui est ceinte d'une muraille de forme rectangulaire. Au passage, appréciez la qualité architecturale et sortez ensuite de l'enceinte pour en faire le tour afin d'observer l'importance des remparts.

 

Saint-Jean-d'Alcas : le Larzac a dû son développement économique aux Templiers et aux Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. De nombreuses agglomérations en sont issues : Le Viala-du-Pas-de-Jaux, La Cavalerie, La Couvertoirade, L'Hospitalet-du-Larzac, et bien entendu, Sainte-Eulalie-de-Cernon qui fut une ancienne commanderie. Toutefois, il n'en est rien pour Saint-Jean-d'Alcas. Malgré ses magnifiques remparts toujours en place, ce village n'a rien de templier. Par contre, il s'agit d'une agglomération rurale qui fut fortifiée à l'époque où les compagnies routières dans le cadre de la guerre de 100 ans pillaient les villages (14 et 15e siècles). Ici, l'intérêt réside dans l'architecture générale, le pittoresque des maisons traditionnelles et l'enceinte, le tout ayant conservé un aspect profondément médiéval.

Ce village fut relativement préservé, puis restauré avant d'être mis en valeur pour l'accueil des visiteurs.

Les buissières de Potensac sur le Larzac

Pour y aller : partir par l'A75, direction  Millau. Sortir par la bretelle La Cavalerie pour récupérer la départementale se rendant  à Millau (ancienne N9). Vous allez passer devant l'accès de la maison du Larzac qui est à gauche. A partir de là, roulez 1,7 km pour prendre à droite la petite route se rendant à Potensac (panneau). Roulez 850 m et, au niveau du hameau qui est à gauche, vous trouverez à droite un petit parking sur lequel vous vous garez. 

La mini-balade : tout en observant le charmant hameau-ferme de Potensac, vous allez repérer à droite, au niveau de son chemin goudronné d'accès, un panneau pédagogique à lire et un chemin s'enfonçant dans un tunnel de buis. Il s'agit d'une buissière. Empruntez ce cheminement, balisé en rouge et blanc (GR76D et tour du Larzac). Il se rend entre autres vers St-Martin-du-Larzac, mais nous vous proposons de faire simplement un aller-retour de 3 km en vous rendant à la jonction avec la petite route. Vous pourrez ainsi, sur ce parcours, évoluer dans 1,6 km de buissières.

 

Causses et buissières : sur les causses majeurs (Larzac, Noir, Méjean et Sauveterre), il n'est pas toujours évident de trouver sur de grandes surfaces une végétation permettant de protéger les drailles du chaud soleil d'été. Depuis des siècles, l'homme a pu constater l'omniprésence du buis (Buxus sempervirens), l'un des rares végétaux à supporter les excès de chaleur, de froid et de sécheresse sur ces terrains calcaires perméables). Cette plante va développer des réseaux de puissantes racines capables de rechercher la moindre trace d'eau dans les fissures de la roche et les zones souterraines d'argile. Comme pour les platanes le long de nos routes, le Caussenard planta des buis le long des cheminements et les tailla régulièrement de telle façon qu'ils formèrent parfois des tunnels protecteurs. Ces buis jouent aussi le rôle essentiel de coupe-vent. Les produits de la taille servaient de litière aux moutons et les feuilles du buis jouaient le rôle de bons additifs aux fumures.

Le trou de Bozouls
et l'église Saint Faust

 

Pour s'y rendre : de Montpellier rejoindre l'A75 direction Millau, passer le viaduc pour sortir par la bretelle Séverac-le-Château. Dirigez-vous ensuite vers Rodez par la D888 pour, au niveau de Laissac, partir à droite par la D28 direction Espalion. C'est à Gabriac qu'il faut partir à gauche jusqu'à Bozouls par la D988. Dans cette cité, suivez la direction site du Trou de Bozouls pour, après le pont sur la rivière Dourdou, remonter sur l'éperon rocheux qui se nomme Le Château. Garez-vous sur le parking situé à gauche de l'aire de pique-nique.

 

La mini-balade : du parking, partir en bout d'éperon rocheux vers l'église St Faust. Au passage, approchez-vous des bordures du fameux "trou" au niveau des barrières de sécurité pour apprécier ce superbe paysage. Continuez ensuite vers l'église romane afin de la visiter (voir thème). Suite à cela, continuez à droite pour entamer la descente sur un chemin en lacets qui accède au fond du canyon, au niveau d'une piste sur la rive gauche du Dourdou. Partez à gauche vers l'aval pour, au pied des superbes falaises, passer un gué (passerelle si trop d'eau). Avancez-vous ensuite jusqu'au gué suivant. Il vous est alors proposé de continuer si vous le souhaitez ou de faire demi-tour et revenir jusqu'au chemin de descente. Délaissez-le pour continuer tout droit jusqu'au pont que vous franchissez  pour marcher ensuite sur du goudron. A votre droite, c'est la cascade d'un ruisseau annexe dont une partie des eaux actionnait la roue à aube d'un moulin. Vous accédez aux anciennes tours. Partez à droite sur la route  été passez l'autre pont sur la rivière. Vigilance car, après 100 m à peine,  engagez-vous à droite sur un sentier herbeux qui va, en divers lacets, vous permettre de rejoindre l'aire de pique-nique et le parking.

                       

Trou de Bozouls et église St Faust : ce fameux trou est en fait un canyon toujours en évolution, creusé par le Dourdou. Il s'agit d'un cirque d'environ 400 m de diamètre, bordé par des falaises dont la hauteur varie de 35 à 100 m environ. La partie la plus profonde se nomme le Gourg d'Enfer. Une résurgence vient enrichir le cours d'eau : elle se nomme la source des Fées. A noter, au départ de la balade, l'église romane du 12e siècle avec ses murs de grès rose. Ce sont surtout ses colonnes intérieures qui attirent l'attention. En effet, elles sont fortement inclinées du fait d'un fléchissement de la charpente dû au poids très important des lauzes de couverture. L'édifice a été sauvé de l'écroulement par l'adjonction de contreforts extérieurs.

 
Sur le Larzac, l'étonnant site troglodytique des Baumes

 

Pour y aller : aller rechercher l'A75 direction Millau pour sortir par la bretelle La Cavalerie. Rejoindre la N9 direction Millau. Vous allez passer près de la maison du Larzac située à gauche pour, 1,5 km après et en fin de courbe à droite, partir à droite  par la petite route direction Potensac et St-Martin-du-Larzac que vous atteignez 5,5 km après. Il est proposé de se garer dans le village ou sur le parking en direction de Millau (à côté de deux conteneurs).

 

La mini-balade : il faut revenir à pied à la croix située à la bifurcation avec la départemantale et partir à gauche de la route. Il y a trois chicanes en bois à l'entrée de la boussière. Le cheminement est balisé en rouge et blanc (GR71D). Après 10 minutes, vous allez voir au loin une falaise avec des bâtiments. En vous approchant, vous serez surpris par les cavités (baumes) qui ont été utilisées comme habitat. Les fermiers de St-Martin-du-Larzac et des Baumes nous précisent que l'abri troglodytique est parfaitement accessible aux visiteurs à conditions de contourner la maison en la laissant à sa gauche (ne pas passer derrière la maison).

 

Suite à cela,  délaissez le GR pour prendre la route d'accès qui part à droite jusqu'à la route initiale. Au carrefour, en allant à droite avec prudence, vous êtes en vingt minutes à votre voiture. Bien entendu, la visite de l'église de St-Martin-du-Larzac s'impose.

 

Habitats troglodytiques : depuis le Paléolithique, les hommes ont toujours su utiliser les cavités de toute nature pour leur sécurité et comme abri vis-à-vis des conditions climatiques. Dans nos régions calcaires, ces cavités sont soit des grottes, des avens, ou des abris sous roche (baumes). Ces derniers se trouvent généralement au pied de falaises, plus particulièrement sur les versants des cours d'eau ayant érodé la roche au fil des périodes.

 

C'est ainsi qu'à toutes les époques de l'évolution de l'homme, et même jusqu'à nos jours, celui-ci s'est emparé de ces abris naturels pour en faire des habitats en se contentant de les boucher par des murs constitués de matériaux rencontrés au plus près. Ce sont généralement les populations les plus miséreuses ou celles fuyant les autorités qui se regroupaient ainsi. Sur les causses, ces baumes servaient parfois de bergerie. On connaît aussi des abris sous roche, en Vaucluse par exemple, transformés en moulin à huile. Enfin, et ce n'est pas le moindre des avantages, dans les régions quelque peu arides, on trouve des cavités sur les murs desquelles suinte de l'eau. L'homme alors a su la récupérer dans des réservoirs en creusant dans la roche des sillons pour diriger ce précieux élément. On parle alors de grotte citerne.

 
               Cantobre et les gorges  de la Dourbie  


Pour y aller
: partir par l'A75 direction Millau et sortir par la bretelle La Cavalerie. Aller jusqu'à la cité pour partir sur la D999 direction Nant. Dirigez-vous vers le centre-ville pour vous garer près de la place à la Halle sur la gauche au bord du parc.


La mini-balade
: du parking, s'avancez sur la D999 direction St Jean du Bruel et, dans le virage à droite de la route, aller à gauche vers le pont de la Prade. Traversez la Dourbie. Un balisage jaune, très espacé, vous accompagne. Juste après le pont, engagez-vous à gauche sur un large chemin qui va traverser une zone ouverte. Après 1 km, il longe la Dourbie. En délaissant alors la large piste montant à droite,  continuez en face sur le sentier qui va évoluer désormais, pendant 1,5 km, dans une riche végétation le long de la rivière. Vous arrivez dans une plaine et près d'un camping. Contournez-le par la gauche pour, en enjambant la Dourbie, accéder à la D991. Au loin, c'est une vue étonnante sur Cantobre et son rocher. Partez à droite sur le goudron et, après 1 m, vous arrivez à la jonction avec la D145. Empruntez-la pour aller vers Cantobre. C'est d'abord une descente, à nouveau la Dourbie, et une montée tranquille jusqu'au village. En passant par la porte fortifiée, il faut parcourir l'agglomération par ses petites ruelles et ses escaliers qui vous permettent d'accéder sur la partie sommitale à la petite église mais aussi, de vous rendre sur l'éperon rocheux dominant le confluent de la Dourbie et du Trévezel.

 

Cantobre : ce superbe village est situé dans les gorges de la Dourbie sur un éperon rocheux qui domine le  confluent avec le Trévezel. Il ne reste quasiment rien du château primitif, forteresse rasée en 1677. Son enceinte englobait la totalité du village. Il en reste la porte fortifiée par laquelle on y pénètre. Des ruelles étroites le parcourent et divers escaliers permettent d'en apprécier les recoins. Sur le haut, l'ancienne école avec son linteau gravé et la petite église du 12ème siècle, remaniée au 17ème. Elle est dotée d'une nef unique avec voûte en berceau. Seul le chœur reste roman.
Pour ceux qui veulent aussi découvrir Nant, c'est d'abord la halle qui attire l'attention avec ses 5 arcades du 14ème siècle. Juste derrière, l'église abbatiale St-Pierre qui ressemble à une forteresse avec son clocher-donjon. Il faut aussi parcourir les rues tortueuses pour découvrir quelques maisons-porches, diverses tours, et de nombreuses vielles portes.A voir aussi en passant  le pont de la Prade du 14ème siècle.

L'Aven du Mas-Raynal

 

Balade-découverte, très facile, se développant sur 4 km. Son environnement minéral dolomitique et l'ambiance fantastique du site en font un bon objectif de découverte.
Du hameau Le Mas-Raynal, continuez à pied sur la pittoresque petite route qui se dirige vers les communes de Le Clapier et La Bastide-des-Fonts. De chaque côté de la route, des terrains dolomitiques dressent leurs formes étonnantes.
Après 1 km, une étroiture nommée à juste titre le pas de l'Estretch, présente ses parois de part et d'autre de la route. 150 m environ après, il faut partir à gauche sur la large piste menant à l'abîme. Une pancarte d'ailleurs le précise.  Dans un univers féerique, vous allez marcher pendant 700 m.
Le chemin aboutit à une bifurcation. Il faut faire alors un aller-et-retour jusqu'au site de l'abîme. Pour cela, continuez sur la grande piste partant à gauche qui présente une montée, puis une descente.
Dans un dédale de rochers et une végétation touffue, l'abîme se situe sur la gauche. Ce n'est pas qu'un simple trou, mais une gigantesque anfractuosité très irrégulière. À ce niveau : prudence extrême car les lieux peuvent être dangereux en cas d'inattention. Il faut s'approcher, sans trop, de l'aven et on peut entendre, montant du fond, le bruit du flot de la rivière souterraine qui y coule. Toutefois, il est impossible d'apercevoir le fond qui est situé à 103 m de profondeur. Revenir au chemin initial, et partir à gauche pour, 100 m après, continuez encore à gauche vers une ruine.
Continuez sur ce chemin qui se dirige vers le Nord et, après 1,2 km, vous retrouvez la route de départ. Vous apercevez le Mas-Raynal à droite que vous atteignez en 10 minutes. Il est aussi possible de revenir par le même itinéraire.

Pour y aller  : de Montpellier, partir par la N109 puis l'A75 en direction de Lodève et Millau. Sortie au niveau de la bretelle du Caylar pour emprunter la N9, direction La Pézade. Dans ce hameau, partir à gauche direction Canals par la D140. Traversez ce village. 400 m après la sortie, vous trouvez une bifurcation. Partir à gauche vers Le Mas-Raynal. On y arrive en 2,5 km. Garez-vous au mieux dans l'agglomération en évitant de gêner.

 

L'aven du Mas-Raynal  et la source de la Sorgue : le Larzac constitue un véritable château d'eau. Cette eau s'accumule dans le calcaire du fait des pluies et s'écoule dans des réseaux complexes de fissures à différents niveaux d'altitude, formant parfois de gigantesques poches-réservoirs. En descendant, elle heurte aux couches imperméables de marnes de la période géologique nommée Lias et ressort sous la forme de résurgences. La Sorgue à Cornus ainsi que le Dourzon sont les plus les importantes émanations d'eau du plateau qui en comptabilise environ 75.

Au pied du hameau Le Mas-Raynal, situé à 750 m d'altitude, l'eau de la Sorgue jaillit hors de la roche à 578 m. Elle vient en fait de l'un des plus importants gouffres connus chez nous. La rivière souterraine coulant au fond de l'abîme du Mas-Raynal est elle-même alimentée en eau par divers affluents que l'on a découverts au fond de multiples autres grottes et avens existant aux alentours. Cet abîme a été visité pour la 1ère fois bien entendu par le célèbre Édouard Alfred Martel dès 1885, puis exploré en 1889 en compagnie de Gaupillat, Armand et Foulquier. Ils descendirent alors jusqu'à 103 m de profondeur.

En 1920, c'est un particulier nommé Crémieu qui devint propriétaire de l'abîme. Son but était de s'adonner à des recherches en vue de l'utilisation de la force hydraulique souterraine. Un monte-charge à moteur y fut même installé. En 1923, Martel y revint pour y compléter ses observations. Quant aux travaux de M. Crémieu, ils ne furent jamais suivis d'effets.

 Dans le parc régional des Grands Causses,
St-Martin-du-Larzac et La Blaqu
ière


 

Pour y aller (à partir de Montpellier),  il faut, par l'A75 direction Millau, sortie à la bretelle La Cavalerie. De là, prendre la N9 direction Millau et ne pas rater, 10 km après, la petite route de droite qui va se diriger vers Potensac, St-Martin-du-Larzac, La Blaquière. Attention car, 6 km après, il faut s'arrêter aux abords de St-Martin-du-Larzac sans gêner.

 

La balade : dans un premier temps, allez visiter la superbe petite église de St-Martin pour revenir ensuite sur la route au niveau de la croix et partir à gauche. En marchant 450 m, engagez-vous à droite en direction du hameau de Cambebren situé à 1,2 km de là. En respectant les lieux, partir ensuite sur la piste de droite se dirigeant vers l'Ouest qui, en 2,5 km, vous mène à La Blaquière dont la beauté de l'architecture traditionnelle est à découvrir. Revenir ensuite par le même chemin ou alors par la route qui est très peu fréquentée. Pour ceux qui ne souhaitent pas marcher, on peut, de St-Martin-du-Larzac, revenir en voiture et tourner à gauche vers La Blaquière.

A découvrir : St-Martin-du-Larzac possède une petite chapelle du 16ème siècle dont deux vitraux classiques ont été restaurés en 1996 alors que les autres sont des créations contemporaines de Claude Baillon. La Blaquière, aux bâtiments typiquement caussenards, a vécu, dans les années 70 les mouvements d'opposition au projet d'extension du camp militaire de La Cavalerie. C'est ainsi qu'en guise de protestation, une bergerie y fut construite de manière illégale en 1973.

 

Maisons du Causse : le Caussenard construit les bâtiments, murets, fours à pain avec le calcaire sous-jacent omniprésent. Les dalles extraites permettent aussi le tapissage des lavognes. Les fermes sont ici plutôt basses pour offrir le moins de prise au vent et tournent généralement le dos au nord. Leurs plans sont en U ou en L. Le logement comporte généralement deux niveaux : une cuisine avec cheminée, des chambres et un grenier situé au-dessus. Quant aux bergeries, elles sont presque toujours dotées de véritables voûtes en pierre, telles une église romane.

 

 

La source de la Sorgue
           
non loin de Cornus
 

¤ On peut gagner Cornus par l'A75 en sortant par la bretelle Le Caylar. Prendre alors N9 vers La Pezade et se diriger vers La Baraque des Infruts. Toutefois, un peu avant, partir à gauche sur la D7 direction Cornus. Traversez le village vers Fontamente et 1,2 km après, prendre une petite route à gauche se dirigeant vers les hameaux de Fenial, La Mouline et Sorgues.

¤ La mini-balade : l'idéal, pour une balade de 4,5 km aller-retour, est de laisser la voiture au carrefour de Fenial et La Mouline. Toutefois, si vous souhaitez marcher moins longtemps, vous pouvez vous avancer comme vous l'entendez sur cette petite route. Vous allez donc longer la Sorgue dans un cadre de toute beauté pour arriver au niveau des piscicultures puis du hameau de Sorgues avec son château transformé en gîte. Le goudron s'arrête, et il faut vous avancer vers les vieilles bâtisses, dont certaines ruinées, pour aboutir, dans une combe qui se resserre, au pied d'une falaise avec la résurgence de la rivière.

¤ Le Larzac constitue un véritable château d'eau. Cette eau s'accumule dans le calcaire du fait des pluies et s'écoule dans des réseaux complexes de fissures à différents niveaux d'altitude, formant parfois de gigantesques poches-réservoirs. En descendant, elle heurte aux couches imperméables de marnes de la période géologique nommée Lias et ressort sous la forme de résurgences. La Sorgue à Cornus ainsi que le Dourzon sont les plus les importantes émanations d'eau du plateau qui en comptabilise environ 75.

Au pied du hameau Le Mas-Raynal, situé à 750 m d'altitude, l'eau de la Sorgue jaillit hors de la roche à 578 m. Elle vient en fait de l'un des plus importants gouffres connus chez nous. La rivière souterraine coulant au fond de l'abîme du Mas-Raynal est elle-même alimentée en eau par divers affluents que l'on a découverts au fond de multiples autres grottes et avens existant aux alentours. Cet abîme a été visité pour la première fois bien entendu par le célèbre Édouard Alfred Martel dès 1885, puis exploré en 1889 en compagnie de Gaupillat, Armand et Foulquier. Ils descendirent alors jusqu'à 103 m de profondeur.
En 1920, c'est un particulier nommé Crémieu qui devint propriétaire de l'abîme. Son but était de s'adonner à des recherches en vue de l'utilisation de la force hydraulique souterraine. Un monte-charge à moteur y fut même installé. En 1923, Martel y revint pour y compléter ses observations. Quant aux travaux de M. Crémieu, ils ne furent jamais suivis d'effets.

Retour
à la page "Accueil"

Retour à la page
"Idée découverte"

Retour en
haut
de page

   

Bienvenue
Fonctionnement
Balades et randonnées
Randos testées pour vous
Plan d'accès
Autres activités
Idées découverte
Le patrimoine au fil des journées
Nous joindre
Les contes et histoires
Les recettes des adhérents